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ROUTE 28 : DE STRASBOURG A BALE

l’Alsace à la France. Dominée par une montagne que couronnent les ruines de trois châteaux : le Rappolstein , le (’.irsberg et le Saint-Ulrich , elle est située £ 1 h. env. du chemin de fer.

A g. de la station est la pet. V. de (icmar , 1574 h. On laisse ensuite à dr. Zellenberg , entre Ribeauvillé et

58 kil. Ostheim, v. de 2000 h., sur la Fecht.

62 kil. Bennwihr, v. de 1 100 h. , nu N. O. duquel on aperçoit Kientiheim, à l’entrée de la vallée du Kaiserberg.

61 kil. Colmar (hôt. : desdeux Clefs, bon , de l’Ange), V. de 21 284 h., située sur la Laucn et la Fecht, à peu de distance des Vosges, dans la plaine.

Ville libre impériale en 1226, fortifiée en 1552, elle fait partie de la France depuis 1679, et elle est aujourd’hui le chef -lieu du département du Haut- Rhin; elle a vu naître Pfeffel le fabuliste (1809) et le général Rapp, auquel elle a élevé une statue , inaugurée en

L’ancienne église cathédrale de 1360, dont la flèche a été reconstruite après l’incendie de 1572, contient un beau tableau de Martin Schœn {la Vierge et l’enfant Jésus). L’ancien Courent de Dominicains (belle église) a été transformé en halle. Le Musée (dans la bibliothèque publique) possède cinq grands tableaux à division, représentant la vie de Jésus-Christ et attribués à Martin Schœn, né, dit-on, à Colmar; des tableaux attribués à Albert Dilrer et à Grunewald ; des sculptures sur bois; la tête de Pierre de Hagenbach, momifiée et conservée yus verre ; des instruments de torture ; des armures. La bibliothèque possède la première bible imprimée en allemand, à Strasbourg, par Eggenstein , en 1466, et un Math, de Cracovia, Tractatus rationis et conscientise , que l’on croit imprimé par Gutenberg lui même.

De Colmar on peut aller à Freiburg en Brisgau, par (îs kil,), Neuf-Brisach,\. de 3268 h., sur la rive g. du Rhin , bâtie et fortifiée par Vauban, et à 30 m. de laquelle s’élève le fort Mortier, qui menace le Vieux- Brisach; 6 kil., plus loin est Freiburg, voir. Allemagne. Dilig. tous les jours de

Colmar à Freiburg , en 6 h. — De Colmar à Épinal, voir R. 33.

Presque en face de la station de Colmar est la ville de Turckeim, (2930 h.), où Turenne vainquit les Impériaux en 1675. On aperçoit le château de Plixbourg, que domine le H oh Landsberg (belle enceinte fortifiée).

72 kil. Eguisheim , pet. V. de 2200 h. A l’O., sur la montagne, se dressent les tours de ses trois autres châteaux : Wahlenbourg , Weckmund et Dagsbourg.

75 kil. Herrlisheim, r. de 1400 h., sur la Lauch. On y remarque un beau château , bâti au xvnr siècle. Un peu au delà , on laisse à dr. Uattstadt , v. de 1200 h., dominé par les ruines du château de Barbenstein ; puis Geberswihr, 1550 h.; puis enfin Pfaffenheim, 8100 h. , au pied des Vosges, au milieu de vignobles estimés.

81 kil. KouITttcta ( Rubeacum ), V.

de 4017 h. env.; patrie de Lefebvre, duc de Dantzick, dont l’hêtel de ville possède un beau buste par David d’Angers. Son église date du xn* siècle ; on y remarque le chœur, la partie la plus ancienne, deux cages d’escaliers et la pierre des fonts baptismaux.

86 kil. Merxheim, 900 h. , station au delà de laquelle on laisse à dr. , au pied des Vosges, les v. de Guebwillei et de Soultz, que domine le Ballon de Guebwlllcr ou de Moultz, la plus haute sommité des Vosges (1466 mèt.) , d’où l’on découvre un magnifique panorama.

93 kil. Bollwiller, v. de 1500 h.

Son vieux château a été transformé en manufacture. On traverse la Thurr.

98 kil. Wittelsheim, v. de 1600 h.

105 kil. Lulterbach, v. de 1600 h., station où le chemin de fer se bifur que; la ligne de droite se dirige sur Thann, voir R. 33. On traverse ensuite la Doller et on s’éloigne des Vosges.

107 kü. Dornach, bourg de 300 h.

On y traverse l’Ill, puis le canal.

111 kil. Mulhouse, en ail. Mühlhaussen (hôt. : de la Ville de Paris, du Lion Rouge, de la Cigogne), V. de 45 981 h., située, à 240 mèt., dans

FRANCE

une tle de 1*111 , sur le canal du Rliûne au Rhin. Elle a été longtemps une ville impériale. En 1466 et en 1607, elle s’allia avec les cantons suisses; dès lors elle fut indépendante. Elle formait avant la Révolution une petite république. Samuel Krechlin, Smaltzer et J. H. Dolffus y établirent la première fabrique de toiles peintes (1746). Ville française depuis 1791 , elle est aujourd’hui un chef-lieu d’arr. du dôp. du Haut-Rhin. Ses fabriques de toiles peintes et de mousselines sont importantes et intéressantes à. visiter. Elle se divise en trois villes. On remarque : dans la première , l’ancienne cité, l’hôtel de ville de 1553, qui renferme des armures et des drapeaux; V église Saint - Étienne , consacrée au culte protestant, et derrière laquelle la ville de Mulhouse a érigé, sur une petite place, un monument au mathématicien Lambert, qu’elle a vu, naitre; — dans la deuxième , la ville commerçante, la rue d’Altkirch, le grand triangle de maisons à colonnades ÿt à arcades, bâti en 1828 (quartier neuf), où se trouve le musée industriel d’étoffes imprimées; le bassin, port commercial sur le canal du Rhône au Rhin. La troisième ville, ville industrielle, entoure les deux autres.

116 kil. Bixheim, v. de 3000 h., au delà duquel on laisse à g. la forêt de la Hart, qui a 15 372 hect., et qu’on traverse en partie au delà de

117 kil. Habsheim, v. de 1700 h.

127 kil. Sierentz, v. de 1500 h.

130 kil. Barthenheim , v. de 2000 h.

138 kil. Sulnt-i.ouif* (buffet), v.

de 1605 h. , où l’on vise les passeports et où l’on visite les bagages des voyageurs venant de Suisse (10 min., d’arrêt).

A 20 min. (2 kil.) de Saint-Louis, sur la rive g. du Rhin , est la V. d’Munlnguc (1500 h.), qui fut. en 1815, le théâtre d’une brillante défense. Sur une petite place entourée d’arbres, qui la précède, un obélisque a été élevé à la mémoire du général Abbatucci , mort en 1796, à 26 ans, en défendant la tête du pont d’Huningue.

Les fortifications d’Huningue ont été rasées par suite du traité de 1815.

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