DE LUGO A LA COROGNE
La route traverse une multitude de hameaux à de courtes distances les uns des autres : la venta de Bamil ; Otefo
de Rey (184 hab.); Rabade (196 hab.) ; Carrai (109 hab.); Baldomar (100 hab.); Baamonde ; Roca et
34 kil. Gui tir iz, hameau de 30 maisons, avec hôtellerie et maison de poste, où se trouve une source minérale hydrosulfureuse nommée la fontaine de San Juan. La route franchit, en quittant ce hameau, une ligne de hauteurs. Ellè passe ensuite à Fontelo, à Coiros, agglomération de 1487 hab., et arrive à
28 kil. (62 kil.) Belanxos , V. de 4210 hab., située sur- une colline au pied de laquelle passent les rivières Mandeo et Mepdo. On remarque sur la place principale, qui sert decljamp de foire, et où a été plantée une promenade très-fréquentée , un beau et vaste bâtiment, construit vers 1760 pour recevoir les archives de l’ancienne rovince de Galice, Le bâtiment est evenu une caserne.
Entre Betanzos et la Corogne se succèdent de petites localités qui donnent au chemin l’aspect d’un long village : Angustia, Cor t Hum, Guisamo , Burgo, où, après avoir traversé le rio Mero , on se trouve à gauche de l’embouchure formée par cette petite rivière, au fond de la vaste baie de la Corogne. ,
20 kil. (82 kil.) i,a t’oroarne (Cohusa) , chef-lieu de la capitainerie générale de Galice, V. de 19415 hab.
(Hôt. : Fonda del Comercio. — Voitures publiques : Silla correo, allant à Madrid en 3 jours 1/2 ; diligences, en 5 jours ; galeras, en 14 jours. — Bateaux a vapeur : Plusieurs lignes de beaux bateaux à hélice font le service des principaux ports de la Péninsule , allant de Marseille à Londres, ou à Liverpool, ou à Hambourg, et relâchant tous à Vigo j à la Corogne et à Santander. Ce service n’est pas régulier; mais le passage des bateaux, qui sc succèdent à peu près do semaine en semaine, est annoncé par des affiches dans tous les lieux publics. 11 y a aussi de fréquents départs pour l’Amérique.)
Le port et les fortifications de la Corogne font toute son importance. Le palacio, sur la place de la Constitution, sert' à la fois pour tous les services publics.
Les édifices militaires sont nombreux ; l’attention lie peut guère s’arrêter que sur la Maestranza de artilleria, ou arsenal, où se fabrique une assez grande quantité de matériel.
Les églises ne sont nullement remarquables.
L’une des promenades suit le bord de la mer, et conduit à la tour d’Hercule, qui s’élève à l’extrémité de la presqu’île où est bâtie la Corogne.
Elle existait, dit-on, avant que les Romains s'emparassent de l’Espagne ; on la considère comme l’oeuvre des Phéniçiens ou des Carthaginois. Au sommet de la tour on entretenait un feu ; aujourd’hui on y voit deux petites tourelles, dont l’une porte un appareil du système Fresnel.
Il faut encore signaler, parmi les établissements de la ville, h fabrique de tabacs, comprenant deux vastes bâtiments dâns lesquels est employé un personnel de 2300 femmes. Cette fabrique manutentionne, annêê moyenne, 898000 livres de tabac.
Le port est vaste et Sûr. La baie,' très-ètëndue , et dans laquelle les navires peuvent entrer par tous les temps, a un fond excellent.
Un bateau à vapeur va deux fois par jour de la Corogne au Ferrol, et vice versa ; Ja distance est courte. Les deux rades ne sont séparées que par la baie ou ensenada de Sada.
l.e Ferrol IFosada de San Felipe), V. de 16,650 hab. Le port du Ferrol, presque uniquement militaire, ët où ne sont pas admis les navires du grand commerce étranger , est un des plus considérables et des plus sûrs de l’Espagne. Sa position naturelle est déjà des plus fortes, et l’art y a ajouté des travaux qui peuvept le rendre inexpugnable. On remarque Ses immenses bassins, ses magasins considérables, son arsenal, ses ateliers, ses fonderies , ses douze cales de construction en pierre de taille, et ses chantiers qui occupent un espace de près de 100000 mèt. carrés. Parmi les monuments nous signalerons l’église paroissiale (San Julian), d’une belle architecture, l'ancien couvent de San Francisco, l’hôpital militaire, etc.