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DE VALLADOLID A SALAMANCA

On suit le chemin de fer jusqu’à (45 kil.) Médina del Campo (V.

p. 1022), d’où un embranchement sera dirigé sur Salamanca. En attendant cet embranchement , on prend à l’E.

de Médina un chemin qui conduit à El Campillo (8 kil.), v. de 190 hab., et plus loin à El Garpio (8 kil.), bourg de 660 hab. Dans le bourg s’élève une tour carrée qui provient, dit-on, de l’époque arabe; elle est fort ancienne et entourée de ruines.

3 kil. (66 kil.) Presno el Viejo, petite V. de 1016 hab.

11 kil. (77 kil.) La Muera- Carolina, hameau de 5 maisons, situé sur une petite hauteur, et à peu de distance duquel est la petite V. de Cantalapiedra, autrefois fortifiée et dans laquelle sont quelques fabriques de toiles.

17 kil. (94 kil.) Piliegua, v. de 209 hab.

11 kil. (105 kil.) Moriscos, v. de 40 maisons.

5 kil. (110 kil.) ünlamanca (Mauvaises hôtelleries; diligences pour Madrid, pour Valladolid; galeras pour Madrid, Ciudad Rodrigo, Valladolid, Plasencia et Zamora ; voiture spéciale , pendant la saison des eaux, pour les hains de Ledesma), V. de 13 800 hab.

Elle doit à ses richesses monuméiitales le surnom de Petite-Rome , et à son université celui moins vulgaire encore de Mère des vertus, des sciences et des arts. La ville, située sur la rive droite du Tormès, est encore entourée d’anciennes murailles percées de neuf portes. Le pont jeté sur fe Tormès, au S. de la ville, est une des antiquités les plus remarquables de Salamanque. Il se compose de 27 arches, et mesure plus de 400 met. de long. Le style en est le même que celui de l’aqueduc de Ségovie et des ponts de Miranda, d’Alcantara, et autres de l’épo-

ESPAGNE

que romaine. La date de sa construction est inconnue, mais il est établi qu’il a été réédifié sous Tkajan, et plus tard sous Adrien. — hes maisons ne la ville sont généralement anciennes : presque toutes ont appartenu aux plus grandes familles du royaume. — Parmi les rues, celle qui a le caractère le plus local est la Rua, avec ses boutiques d’orfévres et de libraires. — La plasa Mayor, justement renommée en Espagne, est un vaste espace carré entouré de portiques de 90 arcades, sous quelques-unes desquelles débouchent les rues de la ville. Elle présente un magnifique aspect lors des courses de taureaux, car elle peut recevoir de 16 à 20 000 spectateurs. — On remarque parmi les chefs-d’œuvre de l’art à Salamanqued’édifice nommé l’Arsobispg; il fait partie du grand collège de ce nom et est occupé par le collège des nobles Irlandais.

La cathédrale est une œuvre majestueuse dont la construction a été commencée en 1513 et continuée jusqu’en 1734 dans le style gothique moderne.

Le portail, d’un magnifique travail, forme trois entrées. Les proportions intérieures sont remarquables, les piliers d’une grande solidité , les voûtes élancées et hardies. L’ornementation se compose d'un grand nombre de statues, de bas-reliefs, de fleurons, d’une grande délicatesse. — On remarque parmi les richesses du trésor une custodia, œuvre d’orfèvrerie d’un grand mérite.

Le Colegio Viejo date de 1410 ; il a été reconstruit en 1760, sur les dessins d’Hermosilla , et compte au nombre des beaux monumeuts de Salamanque. Les galeries de ce monument sont occupées aujourd’hui par le musée provincial. L’église possède d’anciennes peintures de Fernando Gallegos , surnommé le Van-Eyck espagnol, né à Salamanque. — Le collège des ordres militaires de Calalrava a été fondé ar Charles-Quint; la façade estgraniose, et ôn remarque dans l’intérieur pn magnifique escalier.— L'Université se fait gloire d’une très-ancienne origine. Elle atteignit au xvp siècle le plus haut période de sa célébrité.

Elle compta jusqu’il 10000 éludiànts.

II en est.sorti des travaux d’une grande importance. L’enseignement de l’tiniversité de Salamanque, bien déchu de ce qu’il était autrefois, comprend aujourd’hui des chaires de philosophie, de littérature générale , de chimie générale, de physique appliquée , d’économie politique, de droit public et administratif, de langue grecque et d’histoire naturelle.

d’avila a plasencia et a cacerès.

On sort d’Avila à l’E. , après avoit traversé l’Adaja. La route longe à droite les montagnes de la Sierra d’Avila.

17 kil. Slufwgalindo , v. de 316 hab.

17 kil. (34 kil.) Villatoro, v. de 323 hab.; de hautes montagnes le dominent, et la route contourne les pentes de l’une d’elles pour s’engager dans un port de difficile accès, qui porte le nom de Villatoro. Au haut du port, on rencontre un autre y. Casas del Puerto (300 hab.).

22 kil. 1/2 (56 kil. 1/2) Piedrahita, bourg de 850 hab. , dans une position très-pittoresque, sur le versant N. de la montagne de ce nom. On y voit les ruines d’un très-ancien palais dont on a conservé les jardins, entourés de murs en granit construits avec un soin remarquable. Piedrahita était autrefois fortifié.

5 kil. 1/2 (62 kil.) San Bartolomc" , v. de 16 maisons.

11 kil. (73 kil.) Puenledel Congosto, v. de 494 hab.

On rencontre au delà Santibnnes de Bejar (168 hab.), Sorihuela , Vallegera (176 hab.), au milieu du port pratiqué sur les hautes montagnes de la Sierra de Bejar. De l’autre côté de ce port, qui est dominé par des cimes neigeuses s’élevant à 1245 mèt. au-dessus du niveau de la met, on descend par un chemin dangereux et presque impraticable, et on rencontre au bas de la montagne

23 kil. (96 kil.) Bejar, petite Y. fofrt ancienne, entourée de murs en ruine, ayant longtemps appartenu à l’une des plus illustres familles d’Espagne,

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