‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 84 sur 816 · DE LANGRES A GRAY · texte numérisé non relu

DE LANGRES A GRAY

56 kil. Chemin de fer. 7 fr. 30 c.; 4 fr. 70 C.; 35 fr. 45 c.

15kil. A Chalindreÿ (R. 34) , on laisse à g. la ligne de Paris à Mulhouse.

24 kil. Maatz, v. de 251 h.

36 kil. Champlltte, V. de 2855 h. , où l’on remarque le château de M. de Toulongeon, devenu l’hôtel de ville.

Le chemin de fer traverse le Saulon, et, nu delà, du village

46 k il. Oyrières, franchit la rivière des Ecoulottes, une première fois à Chargey, et une seconde fois à Arcsous-Grav (pont de huit arches).

56 kil. Gray, voir R. 44.

Chemin de fer, embarcadère à Paris, boulevard Mazas. — 507 kil. (Vaise) et 512 kil. (Perracbe). 6 convois par jour, trajet en îo b. par trains express, en 15 b. 45 m. par trains omnibus. — !'• cl. 56 fr. 80 c. 'et 57 fr. 35 c., 2' cl. 42 fr. 60 c. et 43 fr,, 3* cl. 30 fr. 25 c. et 3i fr. 55 o.

Au sortir de la gare , on traverse :

Bercy (14 863 h.), commune considérable, située sur la rive dr. de la Seine : entrepôt de vins , d’eaux-devie, d’huiles, de vinaigres. — On laisse ensuite à g. le château du Grand-Bercy, dont le parc fut planté par Le Nôtre : à droite Conflans, dont le château, bâti en 1G93, a été dévasté en 1832.

5 kil. Cluirenton, comm. de 4258 h. , divisée en deux parties, Charenton-le- Pont. sur la Marne, et Charenton- Saint-Maurice. Sur la colline on aperçoit le bel hospice des aliénés qui renferme 400 malades. On franchit la Marne en quittant la station.

7 kil. Maisons- Alforl , v. de 3254 h.

15 kil. Vüleneure-Saint-Georges , v.

de 1200 h., situé au confluent de la Seine et de l’Yères et dominé par le château de Beauregard.

18 kil. Montgeron, v. de 1100 h. A g., on aperçoit Crosne, la patrie de Boileau, et le joli village d’Yeres.

22 kil. Brunoy , v. ancien de 1200 h.

On y remarque la maison de campagne «le Talraa. — En quittant la station, on franchit l’Yères sur un beau viaduc dé 375 mèt.

26 kil. Combs-la-Ville , v. de 500 h.

31 kil. I.ieusaint , v. de 600 h.

38 kil. Cesson„\. de 400 h. On traverse la Seine en arrivant à

45 kil. melon, Mebdunum (hôt. :

du Grand-Monarque . de France, et des Princes). V. ancienne de 10312 h. forteresse gauloise , puis romaine ; prise par Clovis en 494; résidence des rois de France , où moururent Robert'' et Philippe V; aujourd’hui chef- lieu du dép. de Seine-et- Marne ; divisée

Sar la Seine en trois parties ; patrie ’Amyot et de Voisenon. — L’église Saint-Aspais, du xv' ou xvi* siècle, possède des vitraux remarquables; l’église Notre-Dame, du Xe siècle, vient d’être restaurée par M. Millet; l’hôtel de ville date de 1818; la maison centrale de détention est établie dans un ancien couvent; la préfecture, entourée d’un beau jardin, domine sur la colline le quartier nord de la ville. Du côté opposé s’élève le château «lu Vaux-Penil, qu’il ne faut pas confondre avec celui de Vaux-Praslin, bâti par Fouquet et situé à 6 kil.

51 kil. Bois-le-Roi, v. de 1000 h.

59 kil. Fontainebleau (hôt. : de France, du Lion d’or, de la Ville de Lyon, de l’Aigle noir, du Cadran bleu). V. de 10 669 h. — Patrie d’Henri III, de François II, de Louis XIII, de Louis XV, de Gaston d’Orléans, de Philippe IV, du peintre Lantara, du général Damesme.

Fondé par Louis VII, probablement sur l’emplacement d’un ancien rendez-vous de chasse, le château royal de Fontainebleau fut augmenté par Philippe Auguste et par saint Louis, et surtout par François I", qui peut en être regardé comme le véritable fondateur, et qui appela d’Italie pour le décorer un certain nombre d’artistes plus ou moins célèbres, Léonard de Vinci, Raphaël, Andrea de! Sarto (ces trois maîtres n’y exécutèrent aucune peinture) ; le Rosso , le Primatice, Nicolo dell’ Abate, Benvenuto Cellini, Vignole, Serlio. Henri III, Catherine ae Médicis et Charles IX, continuèrent les travaux commencés par François T". Mais Henri IV, le second créateur de ce château, doubla la superficie des bâtiments et des jardins. Si Louis XV agrandit encore certaines parties, il en détruisit d’autres. Louis XVI ne modifia que des dispositions intérieures. Dépouillé de

HO

• FRANCE

son riche mobilier pendant la Révolution, le château servit quelque temps de caserne. Napoléon le répara et le remeubla; Louis-Philippe y entreprit d’importantes restaurations. Enfin des travaux considérables s’y exécutent depuis quelques années.

Le château de Fontainebleau a été le théâtre d’un grand nombre d’événements historiques. Cliarles-Ouint y reçut en 1539 l’hospitalité de François 1". François t" y mourut en 1547. Catherine de Médicis y donna, en 1564. des fêtes célèbres; Louis XIII y naquit; Biron y fut arrêté; Christine de Suède y fit assassiner Monaldeschi, son grand écuyer (1657); le prince de Condé y mourut (1686); le Devin du village y fut représenté ;>our la première fois, en 1752; le 25 janvier 1813, le pape Pie VII , que Napoléon y avait interné, y signa le concordat ; Napoléon y abdiqua le 30 mars 1 8 1 4; enfin le 30 mai 1837. le roi Louis- Philippe y célébra le mariage du duc a’Orléans avec la princesse Hélène.

Ce château ou palais se compose de cinq Corps de bâtiments, divisés par autant de cours ou galeries. On y entre par la cour du Cheval blanc, théâtre des adieux de Napoléon à la vieille garde en 1814. On peut y visiter l’appartement des reines mères, la chapelle de la Trinité, la salle du Trône, la galerie de Diane, la galerie des Cerfs, qui fut le théâtre de la mort de Monaldeschi, la galerie d’Henri 11; la chapelle Saint-Saturnin, fondée par Louis VII, restaurée par François 1" et par Louis-Philippe. Les bibliothèques , renfermant ensemble 30000 vol., ne sont pas publiques.

Le château est entouré de trois jardins. le parterre, le jardin du Roi, anciennement jardin de l’Orangerie, et le jardin Anglais. Le parc de 84hect. s’étend à l’E. du parterre et de Fontainebleau. On descend par deux rampes au canal que fit creuser Henri IV (1200 mèt. de long, sur 39- de large). Près de ce canal se trouve la longue treille du roi, qui produit annuellement de3 à 4000 kilog.

d; excellent chasselas.

La forêt de Fontainebleau mérite une visite. Sa contenance est de 16900 hect.,

son pourtour de 80 kil. ; elle compte 2000 kil. de routes et sentiers; les rochers qui y forment de longues chaînes ou collines s’élèvent jusqu’à 140 mèt. au-dessus du niveau de la Seine. La quantité de pavés qu’on enlevait de la forêt avant 1848, se montait annuellement à 4 millions dont le poids excédait 100 millions de kilogr.

64 kil. Tlinmrry, v. de 928 h., produit des raisins connus sous le nom de chasselas de Fontainebleau.

Au delà de l’embranchement de Nevers on franchit le Loing sur le viaduc courbe de Moret, composé de 30 arches dont chacune a 10 mèt d’ouverture. Le canal du Loing qui débouche dans la Seine à Saint-Mammès, commencé en 1720. fut achevé en 1724.

aux frais du duc d'Orléans concessionnaire; sa longueur est de 57 854 mèt. ; sa pente de 30", 19 est rachetée par 22 écluses.

69 kil. Vforet-Malat-viaiHmèH

(omnibus de la station à Moret, pour 15 cent.; hôt. : de l’£cu de France, du Commerce), V. anc. de 1870 h., située sur la rive g. du Loing. Son château , achevé vers 1128, par Louis le Gros, fut souvent habité par les rois et les reines de France. Henri IV" en fit don à l’une de ses mattresses, Jacqueline de Beuil. Sur l’emplacement de ce château, a été bâtie une maison moderne dominée par les ruines du vieux donjon. 11 ne reste des fortifications de Moret que les deux portes principales, celles de Paris et ne Bourgogne. On visitera avec intérêt l’église (monument historique), fondée en 1166 par Louis le Jeune , consacrée par Thomas Becket. L’hospice , en face de l’église, possède une remarquable porte ogivale du xii" ou du xm* siècle. La ville renferme plusieurs maisons de l’époque de la Renaissance. Saint-Mammès est un v. de 1098 h., situé à la jonction du canal du Loing et de la Seine, et possédant un petit port. On côtoie la Seine avant

79 kil. .itoatrrraii-raiilt-ïemic

(buffet à la gare, on s’arrête à Montereau de 5 à 20 min.; hôt. du Grand- Monarque). V. de 6063 h., située sur la rive g. rie la Seine à l’embouchure de l’Yonne; de nombreuses routes y

aboutissent et le chemin de fer de Troyes s’y embranche sur celui de Lyon. Son commerce en grains, vins, bestiaux , bois et charbons, est considérable; elle possède des fabriques de porcelaine opaque, de faïence, de pipes, etc. Ce fut sur le pont de 1 Yonne, reconstruit depuis, qu’en 1419. eut lieu l’assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne. En 1814, Napoléon battit à Montereau les armées alliées.

L’église , construite à diverses époques, renferme, suspendue à la hauteur de la frise , une épée qui a appartenu . diton, à Jean sans Peur. On jouit d’une belle vue du haut de la colline que domine le château de Surville.

De Montereau à Troyes, B. 35.

On laisse à g. l’embranchement de Troyes. pour remonter la vaHée de l’Yonne.

90 kil. Yilleneuve-la-Gugard (hôt. de la Poste), V. de 1795 h.

102 kil. Pont-sur-Yonne , V. de 1838 h., située sur la rive g. de l’Yonne. Elle était autrefois fortifiée.

L’église est du xin' et du xivc siècle.

On commence à apercevoir Sens, lorsqu’on laisse «4 dr. Saint-Martin du Tertre, v. de 67 5 h., dent l’église domine un escarpement de craie; on remarque au S. de cette église et près du chemin de fer deux buttes dont la formation est attribuée aux Gaulois.

113 kil. Sen*, capitale des Senones, Ayendicum ou Agenticum (omnib. I pour 30 et 50 cent, à domicile; hôt. : de l’Êcu, près de la cathédrale, de Paris), V. anc. de 10488 h., qui résista longtemps à César et qui devint la métropole île la quatrième Lyonnaise. Plusieurs conciles y furent tenus au moyen âge. En 1140, saint Bernard et Abailard s’y trouvèrent en présence. Elle se défendit vaillamment contre Henri IV en 1590, et contre les troupes alliées en 1814. Elle est aujourd'hui un des chefs-lieux d'arroud.

du dép. de l’Yonne.

La cathédrale ou église Saint-Étienne occupe l'emplacement d'une église fondée par saint Savinien, sur les ruines u’un temple païen. Elle fut bâtie en 841 , Réparée en 947 et incendiée en 959. L'édifice actuel, fondé en

972 par saint Anastase, fut rebâti en partie par Philippe Auguste. La tour méridionale, ou tour de pierre, qui s’était écroulée en 1267 , n’a été achevée qu’en 1535; elle a 73 met. de hauteur.

336 marches montent à sa plate-forme , d’où l’on jouit d’une belle vue sur les environs; elle contenait au moyen âge des cloches renommées, dont il ne reste plus que deux, fondues en 1560, Savinienne (31 170 livres), et Potentienne (27 730 livres). La tour septentrionale date du règne de Philippe Auguste. La façade , divisée en trois parties par un grand portail central et deux portails latéraux . a 47 mèt. de largeur; ces trois portails étaient décorés de belles sculptures malheureusement mutilées. Le portail latéral du transsept méridional, terminé en 1497, exécuté par maître Martin Çhambiges, est orné d’une grande verrière de 1502; le portail du nord , du môme artiste , est un des plus admirables chefs-d’œuvre de l’art gothique. On remarque dans l’intérieur de cette basilique, oû Louis IX se maria avec Marguerite de Provence, et déposa en 1239 la couronne d’épines:

les serrureries de la porte du chœur, un magnifique retable en pierre tendre sculptée, les belles roses des transsepts; la chapelle Saint-Eu trope , qui renferme des vitraux attribués à Jean Cousin; le tombeau du Dauphin, fils de Louis XV, et de sa femme, un des chefs-d’œuvre de G. Coustou; les bas-reliefs du mausolée du cardinal Duprat; dans la salle du Trésor : un peigne de saint Loup (tv® siècle), de belles tapisseries, le manteau du sacre de Charles X , un fragment de la vraie croix, un beau Christ sculpté en ivoire par Girardon, et les vêtements sacerdotaux de Thomas Becket , archevêque de Cantorbéry.

Les autres églises do Sens sont :

l'église paroissiale Sa int-Hilaire; Saint- Jean qui dépend de l’hôpital (abside du xiv*siècle) ; Saint-Maurice , xnpsiècle (nef du xvie siècle) ; Saint- Pierre-le- Rond, des xni* et xiv" siècles; Saint - Savinien , située à l’extrémité du faubourg de ce nom, fondée au m* siècle , par le saint de ce nom, reconstruite au v' siècle , puis au xic siècle.

FRANCE

UOfficialilé , vaste construction attenant à la cathédrale et à l'archevêché, est un des plus curieux édifices de ce genre; bâti en 1231 , réédifié depuis, il vient d’être restauré entièrement par M. Viollet-le-Duc. Les cachots méritent une mention particulière.

Au premier étage de la mairie on peut visiter la bibliothèque , ÎOUOO vol. , I50manuscr. (missel de la fête des fous et de l’âne). — Sens possède quelques vieilles maisons; celle de Jean Cousin forme l’angle des rues Dauphine et Jean Cousin. M. Chaulay, ancien notaire, possède un tableau remarquable de Jean Cousin, Eva prima Pandora.

La Motte-du-Ciar , voisine de Sens, est une masse informe de ruines et de décombres, qui fut, dit-on, une forteresse au moyen âge. Fleurigny, v.

de 557 ht, situé à 12 kil. de Sens, possède un remarquable château de la Renaissance.

127 kil. Villeneuve-sur-Yoïme (omnibus pour la ville; hôt. du Dauphin), V. de 5025 h., située sur la rive dr. de l’Yonne. On peut y visiter; le pont qui traverse la rivière; l'église Notre- Dame, bâtie à diverses époques; les deux portes qui restent des cinq que possédait autrefois la ville, et la tour de Louis le Gros, maintenant en rui-ne.

135 kil. Saint-J ulien-du-Sault , V.

de 2250 h., située sur l’Yonne, renferme une église classée parmi les monuments historiques . et plusieurs maisons du xv' siècle. Une petite chapelle , reste d’un ancien château fort , surmonte une des collines environnantes.

146 kil. Jolgny, Joviniacum (hôt.

du duc de Bourgogne), V. de 6800 h. , chef-lieu d’arrond. du uép. de l’Yonne, fabrique des draps, des toiles, des tuiles, des feuillettes, des armes de chasse; il s’y tient deux fois par semaine des marchés de grains considérables; elle fait un commerce important en bois, charbons et vins estimés. — Le château, commencé de 1570 à 1606, ne fut jamais achevé; il est aujourd’hui en ruines. Joigny possède trois églises de style gothique. Saint-Jean, Saint-André, et Saint-Thibault, et une bibliothèque de 4000 vol. La chambre

du conseil (une des salles du tribunal) est une ancienne chambre sépulcrale du style de la Renaissance.

155 kil. In Hoche, station où s’arrêtent même les trains express, doit son importance à l’embouchure du canal de Bourgogne dans l’Yonne, voisine de celle de l'Armançon, et â l’embranchem. d’Auxerre, voir R. 40.

Le canal de Bourgogne, destiné à réunir la Seine et le Rhône par la Saône , a son embouchure d'une part à la Roche dans l’Yonne, et d’autre part à Saint-Jean-de-Losne dans la Saône.

Commencésen 1775, les travaux furent terminés en 1832. La longueur de ce canal est de 242 044 mèt.

En quittant la Roche, on laisse à dr.

l’embranchement d’Auxerre.

■ 164 kil. Briennn ou Brienon l’Archevêque, V. de 2561 hab., située à lieu de distance de la rive dr. de l’Armançon, souvent détruite par des incendies, possède une église de la Renaissance et un château. Son faubourg, bâti près du port sur le canal de Bourgogne, longe le chemin de fer. On traverse l’Armançon sur un pont de neufarchesde 10 met. chacune.

173 kil. Saint-Florentin, Castrodu num ou Castrum Florentini (hôt.

de la Poste), jolie V. de 2305 h., située au pied d’une colline où se réunissent l’Armance et l’Armançon. Cette petite ville qui posséda un* château fort et ensuite une abbaye, remplacée plus tard par un prieuré dont il ne reste plus que quelques ruines, porta sous la Révolution le nomde Mont-Armance.

Sôn église, commencée au xv' siècle, est remarquable par ses portails, mais elle n’a jamais été achevée; on voit à l’intérieur un beau saint-sépulcre. — L’Hôtel-Dieu est situé eu face de l’escalier de Péglise.

A 10 kil. se trouve Pontlgny, v.-de 829 h. , dont l’église, jadis abbatiale, aujourd’hui paroissiale, est classée parmi les monuments historiques.

184 kil. Flogng , v. de 422 h., fort ancien, situé sur le canal de Bourgogne et sur l’Armançon. Son château moderne est entouré d’un beau parc ; son église a un portail du xn* siècle

197 kil. Tonnerre, Tomodurum (buffet àlastation, 10 ou 25 min. d’ar

rêt; hôt. : du Lion d’or, fies Postes), V. de 4692 h., détruite en 1359, en 1414 et en 1556; chef-lieu d’arrond.

du dép. de l’Yonne, fait un commerce considérable de grains et de vins, et exploite avec profit des carrières de marbre et de pierres. Elle a vu naître le célèbre chevalier d’Ëon (1728), dont la maison, bâtie dans le style du xvn' siècle, s’élève à l’angle formé par le chemin de fer et la rue de l’Hôpital. (Le chevalier d’Eon, chargé de missions secrètes par Louis XV en Russie , s’amusa à se faire passer pour une femme; il servit ensuite avec distinction pendant la guerre de Sept ans.)

— L’église Saint-Pierre, que domine la ville, couronne un rocher escarpé, entouré de trois côtés par une muraille formant terrasse et parapet.

Incendiée en 1556, elle fut reconstruite en 1562; on y remarque un portail roman du xii' siècle. — {.'église Notre-Dame possède un escalier de 198 marches qui conduit <4 la plateforme et qui est remarquable par la )>elle exécution de la spirale centrale. On peut du sommet laisser tomber une pièce de monnaie , sans qu’elle touche aux parois de celte étroite spirale. — L’hôpital renferme une grande salle, dite salle des malades, fondée et bâtie vers l’année 1293 par Marguerite de Bourgogne, belle-sœur de saint Louis, reine de Jérusalem, de Naples et de Sicile. Cette salle, de style ogival, aujourd’hui la chapelle de l’hôpital , a une longueur de 100 mèt. L’auside contient le tombeau île Marguerite do Bourgogne, restauré ou plutôt complètement rebâti en 1826. et celui de François Michel-Letellier, marquis de Louvois, sculpté par Girardon et Desjardins. On voit ilans le même hôpital les débris d’un gnomon établi en 1786.

— L’hôtel d’Uzès, curieux à l’intérieur, mérite une mentipn. — La fontaine de la Fosse Dionne est une magnifique source qui sort de la base d’une haute colline; elle jaillit dans un bassin de 15 mèt. de diamètre, au sortir duquel elle forme une petite rivière qui se jette dans l’Armançon.

A 47 kil. de Tonnerre est Châtillonsur-Seine, voir R. 36.

205 kil. Tanlay. b. de 783 h., situé

sur la rive dr. de I’Armançon à 1 kil.

environ de la voie gallo-romaine d’Auxerre â Langres, possède un magnifique château, dont le parc, dessiné à la française, renferme une belle pièce d’eau, et qui a été rebâti aux xvi* et xvn' siècles.

211 kil. Lezinnes, v. de 650 h., sur la rive g. de l’Armançon , exploite de belles carrières de pierre. On traverse ensuite l’Armançon sur un beau pont de 5 arches de 12 mètres d’ouverture, puis deux fois le canal et une seconde fois l’Armançon.

219 kil. Ancy- le - Franc (hôt. de la Poste), chef-lieu de canton, V; de 1840 h., située sur la rive dr. de l’Armançon , possède un port animé sur le canal de Bourgogne et exploite de belles carrières à ciel ouvert. Le château , commencé par le Primatice en 1545, et continué par Serlio, fut bâti pour le comte de Clermont. On y visite : la galerie de Pbarsale (peintures de Nicolo del l’Abate); la chapelle, qui renferme de curieuses inscriptions; la grande salle des gardes; la galerie des sacrifices et le beau cabinet du Pastor Fido.

225 kil. Nuits-sous-Ravières , v. de 464 h., que l’Armancon et le canal séparent de Ravières, dont la population est de 1267 h.

233 kil. Aisy-sous-Rougemont , v. de 441 h., coupé en deux par le chemin de fer. — Quand on est entré dans le département de la Côte-d’Or au delà de Rougemont, ou laisse à g. Buffon (353 h.), dont la terre fut érigée en comté en 1774, pour Georges Louis Leclerc qui en a immortalisé le nom.

243 kil. xiontbard . Lions Barrns, (hôt. de l’Êcu), V. pittoresque de 2570 h., située près du canal de Bourgogne: patrie de Buffon et de Daubenton. Une statue doit être élevée à Buffon, dont la maison peut être encore visitée. Le donjon , seul débris de l’ancien château des ducs de Bourgogne , a été classé parmi les monuments historiques.

Correspondance pour : Châtillon-sur- Seine, voir R. 36; etSemur (18kil.de Montbard), Sinem urum,\.dü 3785 h. , située sur un rocher granitique baigné par l’Armançon, autrefois fortifiée, et

FRANCE

divisée en trois parties : le bourg, le donjon et le château; elle est un des chefs-lieux d’arrond. de, la Côte-d’Or.

L’église paroissiale, hâtie dans le style gothique en 1065 par Robert I", (lue de Bourgogne, est classée parmi les monuments historiques.

257 kil. Les Laumes (les larmes), ham. insignifiant, mais où les touristes ne manqueront pas de s’arrêter pour aller visiter Alise-Sainte-Reine, Flavigny et Bussy; on y trouve d’ailleurs des voitures de correspond, pour Flavigny (10 kil.), Semur et Vitteaux.

AIInc Mainte -Reine . village de 734 h. , est situé sur les pentes du mont Auxois, au sommet duquel s’élevait,

’ dit-on, cette Alise, où Vercingétorix essaya vainement de sauver la Gaule, vaincue par Jules César. Après la bataille sanglante livrée dans la vallée des Laumes, Vercingétorix se retira dans Alise , y appela à son secours les peuplades gauloises, qui lui envoyèrent 240 000 fantassins gaulois, et 8000 cavaliers; mais la fortune trahit son courage, et Çésar, qui l’avait réservé pour son triomphe , le fit tuer six ans après. Le village actuel d’Alise-Sainte- Reine doit la seconde partie de son nom à une vierge qui y souffrit le martyre , l’an 252 de notre ère , et en l’honneur de laquelle une procession curieuse, qui attire de 5 à 6000 personnes, a lieu tous les ans. le 7 septembre, d’Alise-Sainte-Reine à Flavigny, où sont déposées les reliques delasainte. Alise-Sainte-Reine possède Un hôpital fondé au xvu* siècle, à l'instigation de saint Vincent de Paul, et dont la terrasse offre un bean point de vue. Un établissement de bains est alimenté par une source minérale qui jaillit du mont Auxois, et qu’on nomme la fontaine des Dartreux; plus haut jaillit la fontaine miraculeuse de Sainte-Reine , dont l’eau est depuis longtemps un objet de commerce. On a trouvé de nombreuses antiquités romaines sur le mont Auxois.

riavlgny (1 heure d’Alise-Sainte- Reine), V. anc. de 1110 h., bâtie sur le haut d’un escarpement, présente un aspect pittoresque. On y fabrique des anis renommés en Bourgogne. L’église renferme des stalles en bois d’un beau

travail. — Flavigny possède deux couvents, l’un des Dominicains, où résidait autrefois le P. Lacorilaire, et l’autre des Carmélites. On y voit aussi plusieurs maisons particulières des xve et xvt* siècles.

Le château de BiiKsyiiabntln,

situé à une heure environ des Laumes, non loin du v. de Bussy-le-Grand , patrie de Junot, duc d’Abrantès, fut habité par Bussy- Rabutin pendant les 17 années de son exil. On y visite :

la salle des devises , le salon dès grands hommes de guerre, la chambre de Mme de Sévigné, la petite chambre de Mme de Sévigné, qui renferme plusieurs bons tableaux, la tour dorée, la galerie et la chapelle, le parc qui contient de beaux arbres et de curieux rochers.

On remarque à g. , au delà des Laumes, les ruines d’un château féodal, et les maisons de Salmaise, v. de 554 h., situé à plus de 100 mèt. audessus du chemin de fer.

265 kil. Darcey , v. près duquel on peut visiter de belles grottes.

279 kil. Verrey-sousSalmaise , v. de 738 h., où s’arrêtent quelquefois les trains express, possède un château rebâti , en 1769, par Guillaume de Thésut, seigneur de Verrey.

288 kil. RlalMy-nàM (536 b ), et Blaisy-ljaut (320 h.) , sont situés l’un, à l’entrée, l’autre, au-dessus du souterrain de ce nom. Voit, de corresp. pour Malnt-Melne-r Abbaye, v,de785 h., qui possédait jadis, comme son nom l’indique, une riche et puissante abbaye de Bénédictins. Son église est classée parmi les monuments historiques. Un établissement hydrothéra-

Ea été fondé en 1846 dans les ients abbatiaux. On peut aller visiter les sources de la Seine, 10 kil.

environ , et les sources de l’Ignon , affluent de la Saône.

A peu de distance de Blaisy-Bas, on traverse le souterrain de Blaisy , qui , long de 4100 mèt., large de 8 met., commencé en 1846, terminé en 1849, a coûté plus de 10 millions. 21 puits, dont deux de 200 mèt., ont été creusés pour permettre d’entreprendre les travaux sur plusieurs points à la fois. Le point culminant de toute la ligne de

Paris à Lyon se trouve à l’entrée du souterrain, 405,*,49 au-dessus du niveau de la mer; c’est le point de partage des eaux qui coulent, d’un côté, à l’Océan, de l’autre, à la Méditerranée.

On descend jusqu’à Dijon par une pente rapide dans la belle vallée de l’Ouche , que dominent les plus hautes montagnes de la Côte-d’Or. ApTès avoir laissé à dr. le château ruiné de Mâlain , et à g. le petit v. de Baulme-la-Roche, on passe sur le beau viaduc de Màlair).

2% kil. Mâlain, v. de 1097 h., qui fut jadis , dit-on , la capitale des Insubriens. On passe ensuite sur les viaducs : de Lée, long de 160 mèt. , de la Comhe de Fain, à 2 rangs d’arcades, long de 220 mèt. , puis , au delà de la station de Velars (1075 h.), de la Combe- Fouchères, de la Combe-Bouchard, «lé Matove, de la Combe-Neuvon.

310 kil. Plombières, v. de 1695 h., situé sur l’Ouche et le canal de Bourgogne.

315 kil. Dijon , Divio (omnibus pour la ville, 30 cent, par place avec

10 kil. de bagages, 50 cent, avec

11 à 30 kil.; hôt. : du Parc, rue Chabot-Chamy ; de la Cloche, rue de Condé; du Chapeau-Rouge, rue du Chapeau-Rouge; de la Galère, rue Condé : Restaurants Dastier, place Saint-Etienne, Ripard, Cour de l’ancien Evêché; au Marais, rue Musette.

Buffet à la gare; les trains express s’arrêtent pour dîner. La poste aux lettres est dans le palais de l’hôtel de ville, place des ducs de Bourgogne), V. de 33 193 h. .située au confluent des rivières d’Ouche et de Suzon , au pied du mont AfTrique; jadis capitale du puissant duché de Bourgogne, aujourd’hui chef-lieu du départ, de la Côte-d’Or, siège d’un évêché, d’une école de droit, d’une école spéciale des beaux-arts, d’une école préparatoire de médecine et de chirurgie, d’une académie, d’une succursale de la bancrue de France; patrie de saint Bernard, Bossuet, sainte Chantal, Hugues Aubriot, prévôt des finances sous Charles V; et de Hugues Maret, duc de Bassano; Guiton de Morveau, Saumaise, La Monnoye, Piron, Crébillon, De Brosses, Legoux de Gerland, Cazotte , Jacotot , Rameau,

Lallemand, Quantin, Gagnereaux, Dubois, Ramey, Rude, Diébolt, Jouffroy, Gaspard de Saulx Tavannes, l’amiral Roussin, etc. Elle fait, surtout depuis l'établissement du chemin de fer, un commerce considérable de rains. Parmi les produits de son inustrie, le pain d’épices, la moutarde et les confitures d’épines-vinettes, méritent une mention spéciale.

Avant la Révolution , Dijon possédait 34 églises ou chapelles. — L’église cathédrale actuelle Saint-Benigne , fondée sur le tombeau du saint, dont elle porte le nom, fut rebâtie par saint Grégoire, au vr siècle, et reconstruite en 1280. On remarque : à l’extérieur, la flèche en charpente de 1742, courbée par l’orage de 1805; à l’intérieur ; des statues par Bouchardon, Dubois et Attiret. Wladislas, roi de Pologne (mort en 1388), est enterré dans la grande nef, ainsi qu’un poète bourguignon, Etienne Tanourot (mort en 1590). Des lames de marbre noir, à inscriptions en lettres d’or, indiquent les places où reposent actuellement Jean sans Peur et Philippe le Hardi, L ’évéché de Dijon , reconstruit au xvm" siècle, est attenant à la cathédrale. -Notre-Dame était en 1178 la première paroisse de la ville; l’église actuelle, consacrée en 1331 , est classée parmi les monuments historique*.

L’horloge qui domine la façade est, dit-on, l’œuvre d’Un mécanicien flamand , Jacques Mard; elle a été enlevée en 1383 à la ville de Courtray par Philippe le Hardi. L’intérieur de Notre- Dame, d’une grande pureté de style, renferme un beau groupe en pierre, l’assomption de la Vierge, par Dubois; et une statue de la Vierge Noire, qui fut célèbre au moyen âge. — L’église Saint-Michel, reconstruite au xvr siècle, a eu pour architecte Hugues Sarabin, Dijonnais, ami et élève de Michel-Ange ; classée parmi les monuments historiques, elle présente à l’extérieur l’aspect d’une église gothique, bien que tous ses détails soient du style grec. Minerve, Apollon, Vénus, Salomon et Judith, sont représentés sur le portail. L’intérieur appartient au gothique pur. — L’église Saint-Étienne , qui passe pour la plus

FRANCE

HG

ancienne de Dijon, car elle fut con- la Renaissance ; la maison aux Caria struite au x' siècle, a été rebâtie en tides , rue Chaudronnerie, 28; l'hôtel 1721 ; elle est transformée en halle aux Mineure, rueVauban, méritent la viblés. — L’église Sainte-Anne , qui dé- site des étrangers, pend de l’hospice de ce nom, con- V Ara demie des sciences, arts et

struite en 1690, renferme deux statues belles-lettres de Dijon, fondée en 1725, en marbre blanc, de Dubois, et plu- a couronné en 1750 le mémoire de sieurs beaux tableaux. — L’église des Jean-Jacques Rousseau, alors inconnu , Carmélites , transformée en prison mi- sur la question de savoir si le progrès litaire, a un élégant portail de 1630.— des sciences et des arts avait contribué L’église Saint-Philibert , mélange de à corrompre ou à épurer les mœurs, plusieurs styles, est aujourd’hui un L’hôpital général, vis-à-vis de la magasin à fourrages. — L’église Saint- porte d’Ûuche, fondé en 1206, ren- Jean , ancienne basilique hors des ferme 600 lits: il est si riche qu’il ne murs, qui renferme les tombeaux de dépense pas les trois quarts de son resaint L'rbain et saint Grégoire, et où venu. Le portail de la salle principale Bossuet fut baptisé, sert actuellement est orné d’un beau groupe par Dude marché. bois. — L’hospice Sainte-Anne a été

Le palais des ducs de Bourgogne, fondé en 1633. — L’asile des aliénés. Palais des Etats ou Logis du Roi, au- bâti sur l’emplacement qu’occupait le jourd'hui l’hôtel de ville, reconstruit couvent des Chartreux, intéressera les vers la fin du xvn* siècle, s’élève au archéologues qui pourront y visiter, oucentre de la ville sur une place bâtie tre le portail de l’église et une tour ocen hémicycle. De l’ancien palais des togonale , le puits de Moise, construit ducs de Bourgogne, il ne reste que de 1396 à 1399, et dont il ne reste que la tour, dite (le la terrasse, la tour de le piédestal, orné de statues des pro- Brancion , et les cuisines (dans la tour pilotes, d’un merveilleux travail , par de dr.). — Le château , commencé en Claux Sluter.

1478, par Louis XI, achevé en 1512, Le musée de Dijon, ouvert le dimanpar Louis XII, a compté parmi ses elle au public de midi à2 heures, tous les prisonniers la duchesse du Maine, Mi- jours aux étrangers, un des plus riches rabeau et le chevalier d’Eon, le géné- des départements, doit sa création à ral autrichien Mack , et Toussaint Lou- François Devosge , le fondateur de verture. C’est aujourd’hui une caserne l’école des Beaux-Arts; il a été inaude gendarmerie. — L’hôtel de la Prêtée- guré en 1799. Les principaux tableaux turc a été bâti en 1750, d’après les des- qu’il renferme, en suivant l’ordre du sins deLenoir. — Le palais de Justice, catalogue sont : 13. Chardin, un poroù siégeait l’ancien parlementde Bour- traitdeJean-Philippe Rameau; 22. Coygogne, commencé sous le règne de pel, le sacrifice de Jephté; de beaux Louis XI (la façade semble être du dessins de Devosge père et Da:osge fils, xv' siècle), renferme une immense et, dans la curieuse collection que ce salle voûtée, dont la charpente est dernier a léguée à la ville, des es-

soulenue par de longues poutres quisses de Prudhon et de Cagncreaux ;

sculptées. — La salle de spectacle, 42. Gagnereaux, Soranus ‘et Sercommencée en 1810, fut inaugurée vilie; 43, 44, 45, 46,47. Du même, en 1828; l’intérieur a été refait de- bataille de Senef, passage du Rhin par puis quelques années. — L’école de l’armée française, une bacchanale, droit, fondée en 1722, rétablie en chocs de cavalerie; de 70 à 77, ta-

1808, occupe une partie de l’ancien bleaux de Lallemand, paysages et.

collège des jésuites; le bâtiment ren- marines; 107. Natlier, portrait de Maferme la bibliothèque de la ville. — Plu- rie Leczinska; 213. Philippe de Chamsieurs maisons de Dijon, entre autres paigne , présentation de Jésus au la maison Richard, rue des Forges, 34 temple; 316. Jacopo da Ponte, les diset 36 (entrer dans la cour); la maison ciplesd’Emmaüs; 324. Le Dominiquin , Milsand, môme rue, 38; Y hôtel Vogué, un saint Jérôme: 385. D’un inconnu, derrière Notre-Dame, chef-d’œuvre de le portrait de Charles le Téméraire.

Dans la salle des sculptures, on remarque, outre le plafond peint par Prudhon, unestatue, la Désillusion, par Jouffroy, et des statues de Rude. La salle des gardes, ornée d’une magnifique cheminée monumentale, contient trois beaux retables d’autel, dont deux sont l’œuvre de Jacques de Baërze, et les admirables tombeaux des ducs de Bourgogne, Philippe le Hardi, par Claux Sluter, Jean sans Peur et Marguerite de Bourgogne ( xv' siècle).

Nous signalerons seulement parmi les antiquités : (7 1 7) la crosse de saint Ito- i bert et (719) la coupe de saint Bernard. Le cabinet des estampes compte plus de 40 000 pièces.

Le musée d'histoire naturelle possède l’enveloppe supérieure d’un glyptodôn , animal gigantesque trouvée aux environs de Montevideo; cette pièce est unique dans les collections d’Europe.

La bibliothèque , fondée en 1632, compte 50 000 vol. et 500 manuscrits.

Elle est ouverte tous les jours, les fêtes exceptées.

Le Parc , la plus belle de toutes les promenades des départements, fut commencé en 1610 par le grand Coudé, sur les dessins de Le Nôtre. — L’Arquebuse est une promenade voisine de la gare du chemin de fer, à l’extrémité (le laquelle s’élève un peuplier de Bourgogne de 15 mèt. de circonférence au niveau du sol, et Agé de plus de 400 ans. — Le jardin des plantes, séparé de l’Arquebuse par une haie vive et un petit ruisseau , a été fondé en 1760; la collection des vignes en compte 300 variétés; le musée de botanique possède un magnifique herbier.

De Dijon à Troyes, R. 36; — à Langres, R. 37 ; — à Besançon , R. 43 ; — à Genève, R. 53, 54, 55 et 56.

En quittant Dijon , on côtoie l’Ouche u’on franchit; on laisse à g. l’emranchement d’Auxonne, Gray, Dôle, Salins, Besançon, Belfort, les Verrières et Jougne; puis, après avoir traversé le canal de Bourgogne, on longe le pied oriental de la Côte-d’Or. A Fixin, MM. Noisot, officier de l’Empire, et Rude, le célèbre statuaire, ont élevé un monument de bronze à la

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