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DE PARIS A BESANÇON

407 kil. Chemin de fer de Lyon. 3 eonv. par jour, trajet en 7 h. 15 m. et 13 h. 15 m., pour 45 fr. 60 c.;,34 fr. 20 c. et 25 fr. 5 c.

315 kil. de Paris à Dijon , voir R. 39.

A Dijon, le chemin de fer se bifurque : on laisse à dr. la ligne princiale de Paris à Lyon, pour se diriger

l’E. , entre l’Ouche et le canal de Bourgogne.

329 kil. Magny -sur- Tille , v. de 350 h. , à l’embouchure de la Tille et de la N orges.

334 kil. Genlis, v. de 952 h. sur la Tille.

338 kil. Collonges, ham. de 200 h. A Villers-les-Pots, le chemin de fer se bifurque , on laisse à g. l’embranchement de Gray, voir R. 44.

347 kil. Aaiooar ( omnibus de la gare. hôt. du Grand-Cetf), Àssona, V. forte , de 696ûh., située sur la Saône, autrefois capitale du comté d’Auxonne. En 1757 , le gouvernement y fonda une école d’artillerie. Napoléon y fut en garnison quand il était officier d’artillerie ; aussi la ville lui a érigé , en décembre 1857, une statue (par Jouffroy) qui le représente dans le costume de lieutenant d’artillerie. On y. remarque l'église Notre-Dame, commencée par Jeanne de France, femme d’Eudes IV, continuée et achevée par la duchesse Marguerite de Flandres , qui a fait construire l’église de Brou en Bresse. Le portail de la grande tour de l’horloge et le parvis n’ont été terminés qu’en 1516. Le nouveau clocher , construi t par M. Phal-Blando , s’élève à 70 met. au-dessus du niveau du sol. Lors du bombardement de la ville par les Autrichiens , du 27 au 28 août 1815, cette église, qui servait de point de mire aux artilleurs, a cependant peu souffert. Sa longueur intérieure est de 54 met., sa largeur de 21 mèL, la hauteur des voûtes de 14 met. Le sanctuaire et les deux contre-nefs se terminent en absides. Les stalles du chœur, la chaire à prêcher (1556) , faite sur les dessins de la chaire de Saint-Pierre de

Rome, et l’orgue, méritent l’attention.

Auxonne possède un château fort du temps de la Renaissance , flanqué de cinq grosses tours. t

D'Auxonne à Gray et à Vesoul, R. 44. >

On franchit la Saône sur un pont de 9travéesen tôle de 16 met. d’ouverture.

358 kil. Champvans , v. de 364 h.

(église du xv“ siècle). On découvre sur la g., au sortir d’une forêt, le monf Roland ( haut de 340 met. et d’où l’on jouit d’un magnifique panorama), dominé par les ruines d’un ancien couventde moinesnoirs, qui y avaient élevé une statue de 4 mètres en pierre de grès à Roland, neveu de Charlemagne; la tradition populaire attribue aux pas de Roland les degrés naturels qu’on remarque aux flancs de la montagne.

On traverse le souterrain (860 met.) creusé dans le mont Roland , souterrain précédé et suivi de deux tranchées de 1000 mèt. environ chacune.

362 kil. »Âlc (omnibus-, hôt. • de la Ville de Lyon; de Genève) , Dulum , Dola Sequanorum, V. de 10 983 h., située au pied du mont Roland, baignée par le Doubs et le canal du Rhône au Rhin. Auxn° siècle, Frédéric Barberousse , devenu souverain du comté de Bourgogne (1159), s’y fit bâtir un château. Philippe le Bon lui accorda une université. En 1479, Louis XI s’en empara par ruse et la brûla; devenue plus tard la capitale de la Franche-Comté , elle passa sous la domination espagnole. Elle résista vaillamment au prince de Condé (1636).

Louis XIV s’en empara deux fois (1668 et 1674). La paix de Nimègue (1678) la1 donna à la France. C’est aujourd’hui un chef- lieu d’arrond du dép. du Jura. Elle est la patrie du général Mallet (fusillé en 1812). La principale curiosité de oette ville est la vue magnifique qu’elle présente du haut de l’esplanade Saint-Maurice , vue qui s’étend sur une plaine immense, sur la chaîne du Jura, et parfois jusqu’au mont Blanc. Uéglise, ci-devant collégiale, aujourd’hui paroissiale, commencée en 1508, terminée en 1583, offre à l’extérieur un aspect lourd; l’intérieur, long de 62 mèt., haut de 33 mèt. 60 cent., manque d’élé-

FRANCE

gance. Un bassin de fontaine, surmonté d’un piédestal qui porta tour à tour la statue de Louis XVI et celle de la déesse de la Liberté, est adossé à l’église ; sur la môme place une croix de pierre, plusieurs fois abattue, avait été érigée en souvenir de la défense des bourgeois de Dôle en 1479. L’église du collège a un porche digne d’une mention , construit au xvir siècle sur les dessins du président Boyvin. Le palais de justice, autrefois couvent des Cordeliers, date, dit-on, de 1572. La rue des Arènes occupe une grande partie de l’emplacement des arènes, amphithéâtre romain. Le musée possède quelques bons tableaux. La bibliothèque mérite une visite.

De Dôle à Salins, Pontarlier et Neuchâtel, R. 46, 49 et 50 ; — à Lausanne , R. 48 , 49 et 51 ; — à Chalon, R. 52; — à Genève, parPoligny, R. 53; — à Lons-le-Saulnier, R. 57.

Peu de temps après avoir quitté la gare de Dôle, le chemin de fer se bifurque : l'embranchement de dr. se dirige sur Salins , on remonte la rive dr. du Doubs.

370 kil. Roche f ort , v. de 566 h., situé au pied d’un rocher que dominent les ruines de sa forteresse.

377 kil. Orchamps, v. de 900 h., sur la rive dr. du Doubs, qu’un pont de sept arches, bâti en 1780, relie à la rive g. On y remarque la Maison forte (xr siècle), dont les murailles, percées de meurtrières, avaient 3 mèt.

d’épaisseur , et où les paysans des environs se réfugiaient au moyen âge.

382 kil . Ranchot, v. de 310 11., situé sur le Doubs : on laisse à dr.

Dampierre avant d’arriver à

389 kil. Saint-Wit, v. de 1069 h.

395 kil. Danncmarie , v. de 368 h.

400 kil. Franois, v. de 552 h.

407 kil. Besancon (hôt. : de l’Europe, du Nord, National),, Vesontio, V. de 43 544 h. , située sur le Doubs, qui la divise en deux parties inégales. Prise en 1668 et 1674 par Louis XIV, donnée à la France par le traité de Nimègue, elle est le chef-lieu du dép.

du Doubs, de la 7” division militaire, une place forte de 1” classe, améliorée par Vauban , et récemment augmentée ,

le siège d’un archevêché érigé au iii' siècle, d’une académie universitaire, d’écoles secondaires de médecine , chirurgie et pharmacie. Elle a vu naître le pôète Mairet, le maréchal Moncey, Nodier et VictorHugo. Safabrique d’horlogcrie est justement renommée.

Besançon eut longtemps deux cathédrales, Saint-Étienne , démolie par le génie militaire, lors de la construc-> tion de la citadelle, et Saint- Jean, cathédrale actuelle, édifice du style romano-byzantin du xr siècle; celleci a subi à l’intérieur une série de métamorphoses qui en ont complètement dénaturé le style ; cependant on y remarque, outre le chœur et le maître autel, de style trop moderne, les deux anges en marbre placés à l’extrémité de ce maître autel et exécutés par Luc Breton, artiste bisontin du xviii' siècle, la statue du cardinal de Rohan, exécutée par Clésinger le père. En 1530 Jean Garondelet, archevêque de Palerme, fit élever dans la cathédrale, à son frère Ferri ( mort en 1528), un mausolée qui resta caché pendant la période révolutionnaire chez un charbonnier, et qui a été placé depuis dans le passage qui conduit de la cathédrale à l’archevêché.

Les autres églises de Besançon , excepté Notre-Dame . ont été toutes rebâties au xviii* siècle; ce sont : l'église de la Madeleine, de 1766; l’église Saint-Pierre , de 1784; Saint- Maurice, de 1714; Saint -François Javier ; l’église de l’hôpital Saint- Jacques; l'église du Saint-Esprit qui, transformée successivement en magasin à fourrages et en atelier de charronnage, a été convertie en temple protestant. On peut citer, parmi les églises supprimées, 1 ’églisè des Dominicains. et l’église des Grands-Carmes , qui renfermait les tombeaux de la famille de Grandvelle, violés à l’époque de la Révolution ; l’un de ces tombeaux, qui a longtemps servi d’abreuvoir, existe encore dans le jardin de l’abbaye de Saint-Paul.

La préfecture .autrefois l’Intendance, a été bâtie de 1771 à 1780; — l’hôtel de ville date du xvi' siècle; au fond de la cour s’élève le palais de justice ; — le palais archiépiscopal , construit

par François Joseph de Grammont, nommé archevêque en 1698. renferme à l’intérieur les portraits de 106 évêques ou archevêques de Besançon. — V hôpital Saint-Jacques , un dés plus beaux hôpitaux de France, fut achevé en 1103; on en admire la grille. — La bibliothèque compte 80 000 vol. et 1500 man. dont plusieurs des plus précieux. — Le musée d’antiquités possède une belle collection d’antiques; le musée Pdris, des antiquités et objets cu rieux, légués par l'architecte de ce nom à sa ville natale. — Le musée des tableaux se compose d’environ 300 tableaux (descente de croix de Bronzino .

un portrait par le Titien , un Christ en croix, d’Albert Dürer, le mariage de sainte Catherine par le Parmesan, un portrait d’Erasme par Holbein , et d’autres tableaux de Zurbaran, Salvator Rosa , les Canaletti , Fragonard ,Greuze, Mignard, Gros, etc.). — Les artistes et les architectes visiteront avec intérêt le palais Granvelle (Grande-Rue) , dont la construction date du milieu du xvi* siècle.

La porte Noire, qui au x' siècle avait aéjà reçu ce nom, justifié par la couleur de ses pierres, fut dans l’origine un arc de triomphe appelé la porte de Mars. Elle se compose d’une arcade de 5 mèt. 60 cent, de largeur , de 10 mèt. environ de hauteur, tenant d’un côté au palais archiépiscopal, de l’autre à une maison particulière.

La porte taillée est une ouverture pratiquée dans le roc sous Jules César pour le passage d’un aqueduc, et agrandie par Louis XIV afin d’y faire passer la route de Suisse. Des arènes , du Capitole et du forum de Besançon , il ne reste aucun débris.

Les casernes, l’arsenal d’artillerie, la citadelle et les forts, regardés comme des chefs-d’œuvre d’ârcliitçcture militaire, méritent aussi une visite.

Tout récemment on a entrepris des travaux considérables pour amener les eaux d’Arcier à Besançon; plusieurs fontaines monumentales ont été élevées dans la ville.

De Besançon à Belfort, R. 45; — au Locle, R. 46 ; — à Pontarlier, R. 47 ; — à Bourg et à Lyon, R. 57.

D’ABONNE a GRAY ET -A VESOUL.

94 kil. Chemin de fer et route de poste. 37 kil. par le chemin de fer jusqu’à Gray.

3 conv. par jour, trajet en 55 m. et 1 h. 15 m., pour 4 fr. 15 c., 3 fr. io c. et 2 fr. 30 c. De Gray à Vesoul (chemin de fer concédé), 57 kil. Route de poste.

12 kil. Lamarche , v. de 1282 h. Avant d’arriver à Pontaillier, on traverse Vonges, v. de 300 hab. , dont la poudrerie fabrique jusqu’à 1 000 000 kilog. dé poudre par an.

16 kil. Pontaillier - sur - Saône b.

de 1340 h.

22 kil. Talmay, v. de 1089 h., qui possède un beau château de 1762, avec un beau parc arrosé par la Vingeanne et qui a appartenu au baron Thénard;

On traverse un souterrain de 360 mèt.

de longueur entre Talmay et 32 kil. Mantoche, v. de 1000 h. On franchit le viaduc d’Arc - les - Gray (5 arches de 8 mèt.) en deçà de 37 kil. Grey, Graium , V. de 7145 h., située sur la Saône, cheflieu d’arrond. du dép. de la Haute- Saône. On y remarque l’hôtel de ville, construit (1568) pendant la domination espagnole, et le château.

De Gray à Langres. R. 58.

57 kil. Gy, v* de 1970 h., jadis place forte.

71 kil. Fretianey, v. de 987 h., à 3 kil. duquel est une magnifique grotte renfermant plusieurs salles, dont l’une de 200 mèt. de long.

94 kil. Vesoul, voir R. 34.

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