‹ Guide et souvenir de la St-Jean-Baptiste, Montréal, 1884 [microforme]Chapitre 28 sur 33 · LA CATHÉDRALE DE ST-PIERRE · texte numérisé non relu

LA CATHÉDRALE DE ST-PIERRE

Le Square Dominion.

Le square Dominion, situé près du Windsor et de la cathédrale Saint- Pierre (en construction) est le plus important square de Montréal, et l'on y jouit des plus beaux points de vue imaginables.

[e) Le Palais de Justice.

Cer édifice, situé sur la rue Notre-Dame, entre le Champ de Mars et la Place Jacques-Cartier, a une longueur de 300 pieds, une largeur de 125 et une hauteur de 76, et mérite d’ê tre visité.

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La Prison.

Cet édifice n’a rien de remarquable et est situé au pied du courant, à un mille de l'Hotel de Ville.

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Le La Halle du Marche Bonsecours.

Cette halle, située sur h) lne Saint-Paul, près de la Place Jacques- Gartier, a une longueur de 500 pieds. C'est à que les touristes peuvent, le mardi et le vendredi de chaque semaine, étudier les mœurs de nes paysans et s'assurer de la valeur de nos produits agricoles.

La Maison de la Douane.

La Maison de la Douane est une magnifique construction triangulaire située sur un terrain autrefois appelé Pointe-à-Callières, du nom de M. de Callières qui y avait sa résidence.

L’Hotel de Ville.

Cette construction est une des plus remarquables de la ville et est située entre le Champ de Mars et la rue Notre-Dame, près du Palais de Justice. Elle a 485 pieds de longueur et est pourvue de toutes les amélkiorations modernes.

La cour et les bureaux du Recorder et les autres DAbaus de la municipalité, ainsi que la station centrale de police, se trouyent dans cet édifice. qu'aucun étranger ne devrait manquer de visiter.

La Maison des Commissaires du Havre.

Cette maison est située prés de l'entrée du canal Lachine.

Les Bureaux du Revenu de l’Interieur.

L'édifice contenant les bureaux du Revenu de l’intérieur se trouve sur la rue Saint-Paul, et fut érigé en 1836. Le terrain qu'occupe cette bâtisse servait autrefois de marché public.

L'Eglise Notre-Dame de Bonsecours.

L'église Notre-Dame de Bonsecours fut fondée en 1673, par Marguerite Bourgeois, pour y recevoir une statue miraculouse de la Vierge, statue qui fut confiée à un religieux, le baron de Fancamp.

Cette église, incendiée en 1754, fut reconstruite en 1771, et est d’un style qu’on ne voit qu'en Normandie.

Elle est la plus ancienne église de Montréal, et est l’objet d'une vénération toute particulière. IL s’y fait tous les ans des pélérinages.

Relativement à cette église, j'emprunte à ün numéro de La Patrie du mois d'août de l’année dernière les lignes suivantes :—

“ Durant ls récentes séances du conseil de ville on a parlé de la démolition de l’église de Notre-Dame de Bonsecours dont le site devrait servir au terminus du Pacifique,

Le projet de démolir la plus ancienne église de Montréal m'a fait songer à ce que Victor Hugo écrivait en 1832, lors de la destruction de la tour de Louis d Outremer. Je cite :

‘ Pendant que les prud'hommes jargonnaient, croassaient et délibéraient, la vieille tour, si longtemps inébranlable, se sentait trembler dans ses fondements. Voilà tout à coup que, par les fenêtres, par les portes, par les barbacanes, par les meurtrières, par les lucarnes, par les gouttières, de partout les démolisseurs lui sortent comme les vers d’un cadavre. Elle sue des maçons. Ces pucerons la piquent. Cette vermine la dévore. La pauvre tour commence à tomber pierre à pierre ; ses sculptures se brisent sur le pavé; elle éclabousse les maisons de ses débris; son flanc s’éventre, son profil s’ébrèche, et le bourgeois inutile, qui passe à côté sans trop savoir ce qu'on lui fait, s'étonne de la voir chargée de cordes, de poulies et d’échelles plus qu’elle ne le fut jamais par un assaut d’Anglais ou de Bourguignons. 9

. Ainsi, pour jeter bas cette tour de Louis d'Outremer, presque contemporaine des tours romaines de l'ancienne Bibrax, pour faire ce que n'avaient fait ui béliers, ni balistes, ni scorpions, ni catapultes, ni haches, ni dolabres, ‘ni engins, ni bombardes, ni serpentines, ni fauconneaux, pi couleuvrines, ni les boulets de fer des forges de Creil, ni les pierres à bombarde des car-

rières de Péronne, ni le canon, ni le tonnerre, ni la tempête, ni la bataille ni :e feu dos hommes, ni le feu du ciel, il a suffi au dix-neuvième siècle, merveilleux progrès, d’une plume d'oie, promenée à peu près au hazard sur une feuille de papier.

Comment ! nous avons quarante-quatre mille lois dont nous ne savons que faire, quarante-quatre mille lois sur lesquelles il y en « à peine dix de ‘bonnes. Tous les ans, quand les Chambres sont en chaleur, elles en pondent par centaines, et, dans la couvée, il y a tout au plus deux ou trois qui naissent viables. On fait des lois sur tout, pour tout, contre tout, à propos de tout. Pour transporter les cartons de tel ministère d’un côté de la rue de Grenelle à l’autre, on fait une loi,

Et upe loi pour les monuments, une loi pour l’art, une loi pour la nationalité de la France, une loi.pour les souvenirs, une loi pour les cathé- «drales, une loi pour les plus grands produits de l'intelligence humaine, une loi pour l'œuvre collective de nos pères, une loi pour l’histoire, une loi pour l’irréparable qu'on détruit, une loi pour ce qu'une nation a de plus sacré après l'avenir, une loi pour le passé, cette loi juste, bonne, exeellente, sainte, utile, nécessaire, indispensable, urgente, on n'a pas le temps, on ne la fera pas.”

La loi que Victor Hugo demandait pour empêcher la démolition des ruines historiques, on devrait la demander à nos gouvernants, car du train que nous allons, il ne restera bientôt plus un monument pour rappeler à l'avenir les gloires du passé,

Les monuments sont des jalons qui indiquent la route que nos pères ont parcourue si glorieusement, ils sont comme les lettres de pierre avec lesquelles l’on a écrit nos annales.

De tous nos édifices où le temps a laissé son empreinte conservons surtou; Notre-Dame de Bonsecours.

Oui, que tous ceux qui tiennent une plume écrivent pour demander aux autorité d'empêcher que le pic de l'industrie n’en disperse les vénérables ‘débris.

Notre-Dame est vieille comme la colonie.

Elle fut bâtie du temps d'Olivier Cromwell et de Louis XIV, peu avant que l'Espagne perdit le Portugal, peu après la guerre de trente ans en Europe, au moment où la Russie se ruait sur la Pologne et l’étouffait.

Elle à vu les farouches indigènes quitter leurs repaires pour venir se courber devant ses autels.

Elle a assisté à ce drame géant qui durant 1 un siècle s’est déroulé sur tous les points de l'Amérique, et dans lequel le nom français s’est entouré d’une auréole de gloire immortelle. ÆEll a entendu les cris et les sanglots de tout un peuple d'opprimés se laissant égorger plutôt que de se soumettre, et léguant à l'avenir un des plus sublimes exemples de patriotisme que Jon connaisse.

Notre-Dame a été durant deux siècles le phare qui a guidé la nef des générations disparues, l'oasis où ceux qui traversent le: D ee la vie viennent rafraichir leurs lèvres aux sources de la foi. An

Récemment j'ai trouvé dans une feuille añiglaise de cette ville unepièce de vers sur cette auguste ruine, écrite, il y ‘a vingt ans, par Melle Gale, fille de feu le juge Gale, et je la reproduis ci-dessous, après l'avoir traduite :— $

‘ Relique du passé! bien que sur ton ‘enceinte La brume ait mit sa fouille, et noïrci ton fronton, Que les ans à tes murs aient laissé leur empreinte, Mon œil te voit toujours à travers un rayon.

‘ Le soir, dans tes créneaux la brise qui roucoule Te verse les parfums du grand fleuve enchanteur, Ta nef est solitaire, et le flot de la foule Devant ton seuil sacré fait taire sa rumeur.

‘ Sur ton pavé poudreux des pélerins sans nombre Viennent s’agenouiller, remplis d’uu saint effroi, Et bien des cœurs brisés ont trouvé sous ton ombre L'oubli des maux, l'amour, l'espérance et la foi.

‘ Tu fus souvent témoin de luttes héroïques, La gloire sur ta flèche a hissé son drapeau.

Tu vis couler le sang de ces héros stoïques Qui pour nos libertés mouraient sur l’échafaud.

‘ Deux.siècles, Ô mon temple! ont passé sur ton faîte, Et tu n’as rien perdu de ta sérénité.

Puissent longtemps la main de l’homme et la tempête Respecter de ton front la sainte majesté! ?

La Cathedrale de Saint-Pierre.

Cette église en construction occupe un des plus beaux sites de la ville et se trouve sur la rue Dorchester, près du square Dominion et du Windsor. Elle devra être construite d’après les plans de la basilique de St-Pierre de : Rome, et aura la forme d’une croix. ;

La partie principale aura une longuenr de 300 pieds avec un portique de 30 pieds qui sera orné de statues. La largeur de son transept sera de 225 pieds, la hauteur de son faîte 80 pieds; la hauteur du sol à ‘sa’ flèche 225, et le diamêtre de son dôme 70.1!

: Ses dimensions seront environ de la moitié de celles de Ja basilique de St-Pierre, et cependant cette cathédrale sera le plus grand témple de: l'Amérique. «0h: cure et Aa

L'idée de cette construction est dus à Monseigneur Bourget, ancien: évêque de Montréal, maintenant archevêque in partibus, après la destruction de sà cathédrale et de: son évéché sur la rue St-Denis, lots du grand incendie de 1852, Hot el al ein cr RE etat votent ÉÉAETe

L'Eglise de Notre-Dame.

C'ette église d'architecture gothique a une longueur de 255 pieds, une ‘largeur de 134 et peut contenir 10,000 personnes. Elle est décorée avec la plus grande magnificence et est visitée chaque année par des milliers d'étrangers.

Elle a deux tours dont la hauteur, à partir du sol, est de 220 pieds, et de là l'œil embrasse toute la ville et contemple un des plus imposants spectacles dont puisse jouir l'admirateur de la grande nature.

Dans une de ses tours se trouve la plus grosse cloche de l'Amérique, connue sous le nom de Gros Bourdon, baptisée Jean-Baptiste et pesant 29,400 1bs.

Notre-Dame possède 10 autres cloches dont une pèse 6,401 Ibs. et une autre 3,633, baptisées Maria-Victoria et Edouard-Albert- Louis.

Cette église occupe le même site que celle construite an 1672 et fut érigée en 1824.

L'Eglise du Gesu.

L'église du Gesu, située sur la rue Bleury, est le plus beau temple religieux de Montréal, a une longueur de 194 pieds et une largeur de 96. Elle est de style roman et peinte à fresque.

Des milliers de personnes viennent chaque année de toutes les parties -de l'Amérique la visiter.

Il y a sous cette église une salle spacieuse où se donnent des conférences et des représentations “dramatiques, dont les recettes sont pour l'entretien du culte. Elle contient 1,200 personnes.

L'Eglise de Notre-Dame de Lourdes.

L'idée qui présida à la construction de cette église fut de représenter le dogme de l’Immaculée Conception promulgué én 1854 par Pie IX.

Son architecture est un composé de style bysantin et de la Renaissance.

C'est, après le Gesu, la plus belle église de Montréal.

La nef a 50 pieds de longueur, 50 “pieds de hauteur et 25 de largeur. Le sanctuaire est long de 26 pieds.

Notre-Dame de Lourdes est à Montréal ce que Santa Maria Novella. est à Florence, et a été décorée par nos célèbres artistes canadiens, Me Hébert et Bourassa.

L'Eglise de St-Patrice. .

L'église de St-Patrice, située sur la rue Lagauchetière, est d'architecture gothique, :et son intérieur est très bien décoré. : Sa. longueur est de 240 pieds, sa largeur de 90, et peut contenir 5,000 ‘personnes.

L'Eglise de Notre-Dame de Nazareth.

Cette église, située sur la.rne Sainte-Cathrine, près de l'école Archambault, est confiée à la garde des sœurs de la charité qui prennent soin des: jeunes aveugles et des orphelins.

L'Eglise de St-Jacques.

L'église de St-Jacques se trouve sur la rue St-Denis, et occupe le terrain où se trouvait la cathédrale et l'évéché détruits par le feu en 1852, Elle est d'architecture gothique, et l'on y voit une chaire d’une grande richesse. La hauteur de sa flèche au-dessus du sol est de 289 pieds.

En outre des églises déjà nommées il y en a plusieurs autres qui méritent d'être visitées, entre autres l’église Saint-Pierre, sous ]a direction des révérends Pères Oblats, “ainte-Marie, Saïnte-Brigitte. Saint-Vincent de: Paul, Sacré-Cœur. toutes situées dans la partie est de la ville.

Il y a aussi l’église Saint-Joseph, sur la rue Richmond.

[0] Les Eglises Protestantes.

Les églises protestantes sont les suivantes: Christ Church Cathedral,. St. Georges Church, St. Stephen's Church, Church of St. James the Apostle, Crescent Street Church, St. Paul s Church, St. Andrews ( hurch,. Erskine Church, Knox Church, The American Presbyterian Church, St. Gabriel Street Church qui est la plus intéressante et la plus ancienne des églises protestantes de Montréal, et qui fut fondée en 17942, St. James. Street Church et Dorchester Street Church.

Le nombre des églises tant catholiques que protestantes de Montréal. est de 74.

[0] Les Institutions de Bienfaisance.

Montréal possède plusieurs institutions de charité, et chaque nationalité a la sienne ; les Anglais la Saint-George, les Irlandais catholiques la Sainte-Patrice, les Ecossais la Sainte-André, les Irlandais protestants la Irish Benevolent Protestant Society, les Allemands la German Society, et les Canadiens l’Union St-Joseph, qui est la plus importante de ces sociétés. et existe depuis 32 ans.

: — 0 L'Hopital General Anglais.

- Cet hopital fut fondée en 1822 au moyen de souscriptions publiques. et a été considérablement agrandi, grâce à la libéralité de quelques citoyens-

I1 possède de vastes salles pour recevoir les malades pauvres et une bâtisse indépendante pour les personnes atteintes de maladies contagieuses.

Le nombre de patients a été l'arnée dernière de 2,026.

Les autres institutions de bienfaisance protestantes sont la Protestant House of Industry and Refuge, sur la rue Bleury ; la Mackay Institution for Protestant Deaj-mutes, à la côte St-Lue, à 2 milles à l’ouest de la ville ; le Montreal Dispensary, fondé en 1843, sur la rue St-Antoine ; The Ladies Benevolent Institution, fondé en 1832, rue Bertholot ; Protestant Infants Home, fondé en 1870, sur la rue Guy, et la Young Men's Christian Association, sur les rues Craig et Radegonde,

L’hopital Notre-Dame.

‘ Cet hôpital, situé sur la rue Notre-l'ame près de la gare du Pacifique, fut fondé en 1880 par des citoyens charitables et zélés. Il est ouvert à tous les malades pauvres, sans distinctions de nativaulité

ou de religion.

Les soin des malades est confié aux révérendes Sœurs Grises, dont

douze résident à l'hopital.

L’Hospice des Sœurs Grises.

L'hospice des Sœurs Grises fondé en 1737 par une dame canadienne, veuve de M. de Youville, est une magnifique bâtisse, érigée sur la rue Guy. I y a dans cet hospice 315 religieuses.

L’Asile de la Providence.

L’asile de la Providence, fondé en 1828, est situé sur la rue Sainte- Catherine. Les infirmes, les personnes âgées et les orphelins y sont secourus. Les religieuses, au nombre de 86, s'occupent de l'éducation des enfants, et se vouent à soulager à domicile les pauvres et les malades

Elles ont aussi sous leur direction un dispensaire fondé en 1863. une institu'ion pour les sourdes-muettes fondée en 1851, et le nombre d'élèves est de 215,

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L'Ecole Saint-Jacques.

Cette école se trouve sur la rue Saint- Denis, et le nombre des élèves qui la fréquentent est de 392.

L'Ecole St-Vincent-de-Paul.

Cette école se trouve sur la rue Visitation. Le nombre de ses élèves est de 705,

L'Hospice St-Joseph de la Providence.

L'Hospice St-Joseph, situé sur la rue Mignonne, est une maison de pension pour les dames, -

[e) L'Hospice St-Alexis

est un orphelinat qui donne asile à 142 enfants.

L'Universite McGill.

L'université McGill est l’œuvre d’un riche citoyen dont elle porte le nom, qui à libéralement souscrit pour la fonder, et son agrandissement est dû à la libéralité d’autres citoyens de Montréal.

M. James McGill, le fondateur, est né le 6 octobre 1744, à Glasgow, en Ecosse. Il arriva au Canada peu de temps avant la révolution américaine et entra dans le commerce des fourrures du Nord-Ouest, alors une des principales branches de commerce au Canada.

Subséquement il s'établit à Montréal, en société avec son frére, Andrew McGill, et devint un des marchands les plus marquants de la ville, qui comptait alors une population de 9,000 âmes. 11 mourut en 1813, et légua ses biens pour la fondation d’un collège, qui est aujourd’hui l’'Université McGill. La somme léguée par M. MeGill pour la fondation du collège en question était de $30,000.

La valeur despropriétés de l’Université McGill est estimée aujourd’hui à plus de $500,000.

Le nombre de ses professeurs est de 40, et celui de ses élèves d’environ 500.

L'Université McGill est située sur la rue Sherbrooke.

Elle a une bibliothèque qui compte, en outre des ouvrages de médecine, 20,000 volumes, :

(0) Le College Bishop.

Ce collège, où l’on enseigne l’art médical, est situé sur la rue Ontario,

compte 17 professeurs et 65 étudiants qui suivent la clinique à l'Hopital- Général et l'Hotel-Dieu,

Les laboratoires de physiologie et d’histologie sont très complets.

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L'Ecole Normale McGill.

Cette institution est située sur la rue Belmont et a pour but de former -des instituteurs pour les écoles protestantes. Elle compte 9 professeurs 132 élèves, et est affiliée à l’université McGill. On y donne des diplômes d’écoles-modèles, d'écoles élémentaires et d'académies.

Le Seminaire St-Sulpice.

En 1636 M. l'abbé Olier, prêtre de Paris, conçut l’idée de fonder à Montréal trois institutions religieuses dont l’une pour les missionnaires, l'autre pour les sœurs de charité, et la troisième pour l'éducation de la jeunesse.

Il fut aidé dans la réalisation de ses projets par M. Dauversière, gentilhomme français.

Les institutions que ces deux messieurs fondèrent sont aujourd’hui le séminaire de St-Sulpice, l'Hôtel-Dieu et la congrégation Notre-Dame.

MM. Dauversière et Olier, pour accomplir leur œuvre, obtinrent de l'argent du baron de Fancamp et de trois autres seigneurs français, et en 1640 firent l'acquisition de la seigneurie de l'Ile de Montréal qui avait été concédée à une compagnie par le roi de France.

En 1641 ces deux pionniers de la civilisation envoyèrent au Canada des colons ayant à leur tête M. de Maisonneuve qui fonda Montréal en mai 1642.

En 1647 l'abbé de Quélus, accompagné de trois autres prêtres, vint à Montréal mettre à exécution les plans de M. Olier.

Ï1 fonda en 1657 l'institution que l’on voit encore près de l’église Notre-Dame, aujourd’hui occupée par les déservants de cette église.

Les messieurs de l’ordre de St-Sulpice ont leur collége sur la rue Sherbrooke.

C'est un édifice de 530 pieds de longueur ayant 2 ailes dont l’une est longue de 250 pieds.

Les élèves de théologie y viennent de toutes les parties de l'Amérique.

[0] L'Universite Laval.

Le siége principal de cette université est à Québec sous le contrôle du séminaire de Québec. Le vice-recteur de l'Université Laval à Montréal reçoit ses instructions de Québec.

La bâtisse où se trouve la faculté de médecine est une relique des premiers temps de Montréal. Elle fut construite en 1704 par M. le Chevalier de Ramsay, père de l'officier qui céda Québec, après la victoire de Wolf, De Ramsay fut un des gouverneurs de Montréal, et la bâtisse en question était son château et se trouvait dans un des endro‘ts occupés par l'aristocratie, et près des résidences du marquis de Vaudreuil, du comte de, Beaujeu, du comte d'Eschambault et d’autres nobles. à

Lors de la révolution américaine, le général Wooster avait ses quartiers-généraux dans cet édifice, et quelque temps aprés, le général Benedict: Arnold l'occupa et y résida dans l'hiver de 1776.

Les gouverneurs anglais occupèrent aussi l’ancien château jusqu’au temps de Lord Elgin.

Le gouvernement de Québec en a depuis pris possession | pour l'écolenormale Jacques-Cartier.

Cette construction existe depuis 182 ans.

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L'Ecole Normale Jacques-Cartier.

Cet étabhissement est subventionné par le gouvernement de Québec, et a pour mission de former des professeurs pour les écoles catholiques de la province. M, l'abbé Perrault en est le principal et est assisté de neuf professeurs et d’un bibliothécaire ; 75 élèves fréquentent cette école.

L'édifice occupé par cette école d'architecture française est située sur la partie est de la rue Sherbrooke, dans l'endroit appelé Ferme Logan.

Le College Sainte-Marie.

Le collège Sainte-Marie est sous la direction des révérends Pères Jésuites, et situé sur la rue Bleury, prés de l’église du Gesu. Il fut fondé en 1848. Il a une longueur de 225 pieds et une largeur de 50. Le nombre d'élèves qui y prennent leur éducation est de 350, “dont plusieurs viennent: des États-Unis. On y donne un cours classique et un cours commercial,

Les ecoles des Freres de la Doctrine Chretienne-

La maison-mère de cette institution est à Montréal, et son principal établissement est sur la rue Côté.

Elle compte sur l'île de Montréal 11 écoles, fréquentées par 4,405 élèves.

La commuaute de la congregation Notre-Dame

Cette communauté fut fondée par Marguerite Bourgeois, une dame française qui, en 1653, vient au Canada avec "M. de Maisonneuve dans le but de fonder un établissement pour l'éducation des jeunes filles des. colons et des sauvages du Canada,

La maison-mère de cette congrégation se trouve à la côte Saint-Antoine, à trois milles de la ville, et porte le nom de Villa-Maria qu est le plusbeau couvent de l'Amérique.

L'ancienne maisonmère se trouve sur la rue St-Jean-Baptiste, et l'on» passe sous un arche située sur la rue Notre-Dame pour se rendre à sa. chapelle, qui fut construite en 1856, sur le même terrain où Marguerite- Bourgeois fit ériger une église en 1693.

Cette institution, qui a des couvents à la Nouvelle-Écosse, l'Ile du Prince Edouard, Cap Breton, dans le Connecticut, Maine, Massachusetts... Vermont, Illinois, compte à Montréal 725 religieuses, 180 novices, et. 18,000 élèves.

Le Couvent du Sacre-Cœur.

Cette communauté compte sur l’île de Montréal trois établissements dont le principal est au Sault-au-Récollet, près de la rivière des Prairies, à. environ 9 milles de Montréal et compte près de 260 élèves.

Dans les limites de la ville, au numéro 1660, cette communauté a une école pour les jeunes filles.

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Le Couvent d’'Hochelaga.

Cette institution est sous le contrôle des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, compte 34 établissements tant aux États-Unis qu'au Canada et donne l’enseignement à près de 10,010 élèves.

En outre des maisons d'éducation que je viens de nommer il y a une foule d’autres bonnes écoles à Montréal.

[e) College des Medecins Veterinaires.

Montréal possède un collége où l’on enseigne la science vétérinairesous le contrôle d'un principal, M, McEachran, aidé de six professeurs,

L'Ecole des Arts.

Cette école est sous la direction du conseil des arts et manufactures de la province de Québec, et l'on y enseigne gratuitement le dessin linéaire et à main levée, pour les modèles d'architecture et de la mécanique.

Une collection de dessins envoyés par cette école à l'Exposition de Paris, en 1878, lui a valu une médaille et un diplôme.

L'Ecole de Médecine et de Chirurgie.

Cette école fut fondée en 1843, est affiliée au collége Victoria de- Cobourg, Ontario, et est autorisée à donner les degrés de docteur en médecine et de maître en chirurgie.

Ce collége est situé vis-à-vis l'Hôtel-Dieu dont les salles sont ouvertes ‘à ses étudiants,

Le nombre de ses professeurs est de 14 et celui de ses élèves est. très «considérable. 1

La Societe d’Histoire Naturelle.

L'édifice de cette société, qui fut fondée en 1827, est situé sur la rue Université. Au premier étage se trouvent la bibliothèque et la chambre de lecture, et au second est une belle collection d'objets très intéressants au point de vue de l’histoire naturelle du pays.

On donne dans cet édifice des conférences publiques sur des sujets -scientifiq ues.

L'Association des Arts.

Cette institution eut sa charte d’incorporation en 1860, alors que l'évêque Fulford en était le président.

M. Benaiah Gibb, mort en 1877, légua à cette association un terrain, situé au coin de la rue Sainte-Catherine et du square Phillip, pour y construire les salles actuelles, et lui donna de plus une somme de $8,000 et une collection de peintures et de statues. Les étrangers peuvent visiter cette collection moyennant 25 cents.

L'Association des Arts Decoratifs.

Cette association, qui a ses salles au square Phillip, est relativement sur le même pied que celles de New York et de Londres, et est administrée par des dames qui s'occupent des travaux à l'aiguille, broderies, dessins sur soie, etc. .

La Societe de Numismastique et d'Antiquites.

Cette société n’a pas de salles attitrées, cependant elle publie une revue ayant pour titre “The Canadian Antiquarian and Numismatic Journal.” Cette revue compte 10 volumes.

. Le Patinoir Victoria.

.… Montréal possède un des plus grands patinoirs d'Europe et d'Amérique, -et le grand duc Alexis, lors de son passage au Canada, a dit que ce patinoir -n'avait pas d’égal en Russie.

La bâtisse est en brique, de 260 pieds de longueur et de 100 delargeur.

Les Theatres.

Le premier théatre de Montréal fut construit en 1825. Aujourd'hui les principeaux théatres de cette ville sont l'Academie de Musique et le Théatre Royal.

L'Academie de Musique.

Cette salle de théatre, qui est la plus belle de Montréal, est située sur la rue Victoria

Le Theatre Royal.

Quoique inférieur, ce théatre est une salle où se donnent des représentations splendides.

Le Queen’s Hall.

Cette salle est très spacieuse. C’est là que se donnent les plus grands concerts, et où les Mantréalais sont allés applaudir la célèbre cantatrice. canadienne, Madame Albani.

Les Journauz.

“ La Patrie.” “# La Minerve.”

“ Le Monde.” ‘# L'Etendard.”

‘“ Le Journal du Dimanche.” “ Le Moniteur du Commerce.” ‘# L'Album Musical.” ‘ La Revue Canadienne.” ‘“ Le Peuple.” “ Le Monde Illustré.”

‘“ L'Aurore.” $ ‘“ Le Journal d'Hygiène.” “ L'Union Médicale.” ‘“ L’ATbum Musical.”

# L'Ouvrier.” “ Le Feuilleton Illustré.” “ Le Canard.” : | ‘“ Le Star.”

‘“ Le Herald.” “Le Posh”"

“ La Gazette.” “Le Witness, etc. !

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