‹ Guide et souvenir de la St-Jean-Baptiste, Montréal, 1884 [microforme]Chapitre 30 sur 33 · PAIN · texte numérisé non relu

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Promenades-Les Rapides de Lachine.

Les étrangers qui veulent visiter ces rapides, qui sont très intéressants, ru s'y rendre en prenant le train. qui laisse la gare Bonaventure à 7 eures à, mn.

Vis-h-vis le village de Lachine se trouve le village de Caughnawaga. C'est là que se trouvent les débris de l’ancienne tribu iroquoise autrefois si puissante et si terrible, Les Indiens de Caughnawaga ne s'occupent nullement de l'agriculture, et préfèrent la vie aventureuse de voyageurs.

Sur le chemin de Lachine se trouve l’ancienne résidence de Robert de LaSalle, le découvreur des bouches du Mississippi.

Le découvreur français, quelque temps après son arrivée au Canada, acquit du séminaire Saint-Sulpice la concession d'un terrain à Lachine sur lequel il fit élever une habitation devant servir à la fois de manoir seignearial, de poste de commerce et de fort, et cette construction est bien peu connue,

Elle est bâtie sur le bord du chemin, à un mille des Rapides, un peu au-dessus de l'endroit où se trouve le canal qui alimente l’aqueduc de notre ville.

Elle est en pierre, à un seul étage, longue de soixante pieds et large de trente.

Ses murs sont percés de meurtrières parfaitement conservées.

L’antique manoir aurait encore un bel aspect, si la partie du triangle qui porte le faîtage n’était séparée du corps principal.

Dans les premiers jours de la colonie les tribus indiennes venaient y fuire la traite des pelleteries.

La maison de LaSalle était le point de départ des voyageurs de l'Ouest et devint plus tard le Poste du Roi.

LaSalle conserva de son domaine primitif quatre cent vingt arpents de terre, ce qui constitue aujourd’hui la propriété Fraser, et deux autres lots, formant une superficie de deux cents arpents, qui furent divisés en 1835 entre les fermiers voisins.

Pour se protéger contre les invasions des Sauvages LaSalle y fit élever un mur de circonvallation long de huit arpents et haut de douze pieds.

En dedans de ce mur il planta un verger, dont on voyait encore des vestiges en 1859.

St-Laurent.

St-Laurent est à huit milles de Montréal, et l'on y voit un beau collège sous la direction des messieurs de la congrégation de Ste-Croix. . Le cours d'étude est classique et commercial, le nombre de professeurs est de 40 et compte 300 élèves.

Beloeil.

Il n’y a peut-être pas un endroit plus pittoresque et plus séduisant que la montagne de Belœæil, nommée aussi le mont St-Hilaire. Sur le sommet de cette montagne, qui est très élevée, se trouve un lac splendide, et les touristes qui veulent visiter cet endroit peuvent le faire en prenant ua des trains du Grand Tronc.

Le Bassin de Chambly.

Le bassin de Chambly est formé par la rivière Richelieu.

La rivière Richelieu portait autrefois le nom de rivière aux Iroquois... Le marquis de Tracy, s'étant convaincu en 1665, de l'importance qu’il y avait de s'assurer de la libre navigation de cette rivière, fit construire surses bords trois forts.

Un de ces forts fut bâti à l'embouchure de la rivière par M. de Sorel, un autre par M. de Chambly, et le troisième, portant le nom de Sainte- Thérèse, à quelque milles plus haut, par le colonel de Sallières, la commandant du régiment de Carignan. Ces forts étaient en bois, mais en 1709 le capitaine Bertholot, ériga un fort en pierre sur l'emplacement du fort St-Louis, dont on peut encore voir les ruines.

Quand le Canada fut cédé à l'Angleterre, des soldats anglais remplaeèrent au fort de Chambly la garnison française.

Ce fort a été abandonné en 1838.

Après que l’Angleterre eût retiré ses troupes du Canada, les habitants. de Chambly brûlèrent les pièces de bois du fort qui serait tombé en ruine, sans l'intervention de M. Dion, antiquaire du lieu, qui réussit à obtenir du gouvernement une somme de $1,000 pour empêcher le complet écroulement des murs de ce fort et le conserver comme une relique historique.

Grâce aussi au zèle e au patriotisme de M. Dion, Chambly possède une statue en bronze du colonel de Salaberry, le héros de Châteauguay. Cette statue est l’œuvre de M. Hébert, notre artiste montréalais.

CGrenvill:.

C’est à Grenville que commence le rapide Le Long Sault qui interrompt la navigation de l’Ottawa, et c'est aussi Jà que se trouve l'entrée supérieure du canal Carillon, au pied duquel Dollard des Ormeaux et ses compagnons sauvèrent, en 1660, le Canada, en y faisant le sacrifice de leur vie.

Le Sault-au-Recollet.

Une des plus agréables promenades à faire, c'est d'aller au Sault au- Récollet, communément appelé Back River, ou rivière des Prairies.

Le Sault-au-Récollet porte ce nom parce qu’un prêtre récollet se noya: à cet endroit dans les premiers temps de la colonie.

En outre des endroits que j'ai cités il y en a plusieurs très iutéressants à visiter, entre autres, Lachine, Longueuil, Laprairie, la Longue: Pointe, l’Ile Gros Bois, et le Bout de l’Ile.

Awx portes de la ville se trouvent le grand cimetière catholique, où setrouve un beau monument élevé à la mémoire des victimes de 1887- 1838,. et le cimetière protestant orné des plus riches mansolées.

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