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lisses se chauffent aux ardeurs d'un soleil brûlant.
Nous traversons Targasôna (137 hab.), joli petit
village que des eaux vives arrosent de tous côtés.
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Mais bientôt nous sommes arrêtés par un nouvel en-
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tassement de roches granitiques. 11 y en a ici d'une
grosseur colossale et, un jour que nous les visitions.
mon excellent ami M. Rocafort (') et moi , nous
nous comparions avec effroi à deux pygmées perdus
au milieu d'une armée d'Hercules. L'une de ces ro-
ches allonge d'un air morne son dos monstrueux et
pelé où l'on pourrait faire une ascension comme s'il
s'agissait d'une montagne. D'où peuvent provenir
ces masses de rochers? Peut-être sont-elles les der-
niers témoins des moraines qui ont jadis entouré le
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vaste glacier de la Cerdagne.
Nous descendons rapidement vers Angostrina par
une route neuve que les ressauts du terrain et la
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proximité du territoire espagnol (enclave de Llivia)
obligent de faire plusieurs contours.
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10 kil. 0. de Sallagosa, 58 de Prudes, 101 de Perpignan.
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La Cerdagne est si belle qu'elle force le touriste à