‹ Guide illustré du sylviculteur canadien [microforme] (volume 2)Chapitre 60 sur 93 · Orme roux, Feuilles · texte numérisé non relu

Orme roux, Feuilles

que celui du semis, et donne tout de suite des plants très forts. |

Les essences qui se prêtent le mieux au bouturage sont les peupliers et les saules. Pour les peupliers, coupez en tronçons d'environ deux pieds, des branches d’un pouce et demi à deux pouces de diamètre, laissez un bout carré et taillez l'autre en biseau ou en sifflet, en ayant bien soin de ne pas briser l'écorce. C’est cette extrémité taillée en biseau que l’on met en 8r.—Orme roux. terre. On fait les boutures de peupliersà °""*

l'automne, après la chute des feuilles. Celles de saules se font de la même manière, et, de plus, on peut les faire en n'importe quel temps de l’année.

Pour planter ces boutures, on prépare le terrain en faisant un profond sillon au fond duquel on dépose du fumier, puis on mêle ce fumier au sol en passant la charrue une seconde fois. On plante en enfonçant dans la terre ameublie, la bouture, dont on laisse deux ou trois pouces seulement hors de terre. Il ne reste plus qu'à bien fouler la terre, tout autour.

Il faut éviter de faire les boutures trop grosses. Cer-

écoéesie NL HS tains arbres qui commencent

branche avec graines. par croître très bien de bou-

ture, meurent au bout de quelques années, sans cause apparente. Or, la cause, 1:. voici: on a fait lies boutures trop grosses. Le bout exposé à l’air s’est desséché. Celui plongé dans la terre n’a émis de racines que près de la surface, et les branches ne sont aussi poussées qu'auprès de la surface, à l'extérieur. Ainsi exposés, l’un à l'air, l’autre à l'humidité, ” les deux bouts dépérissent, se décomposent, et, pendant que l’arbre semble prospérer, il se creuse par suite de la

83.—Ostryer de Virginie, RD pourriture de ses deux extrémités.

Le moment arrive où la décomposition atteint les parties vitales et fait périr l'arbre.

On conseillé beaucoup de pianter une bontute de saule ou de peuplier entre chaque plant de noyer qu'on cultive sur place, pour leur procurer de l’ombre plus tôt, et rem-

SYLVICULTEUR CANADIEN. 101

pêcher l’envahissement des mauvaises herbes. Au bout de cinq ou six ans, lorsque les noyers sont capables de se suffire à eux-mêmes, on enlève les saules ou peupliers, qui donnent un bon combustible pour les besoins de l'été Ce procédé s'applique aussi aux chênes, aux caryers et aux châtairniers.

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