Marronnier
nettoyé à l'avance, être surveillés nuit et dinde, Graine ou
marron
jour, et éteints complètement au départ.
On doit rendre responsable tout chef d’un parti de voyageurs des incendies causés par ses hommes, et le punir par l’amende tout eu punissant l’auteur direct des dommages par la prison. Il faudra en même temps s'occuper des locomotives et obliger les compagnies de chemins de fer à mettre des. toiles métalliques et des écrans pour
empêcher les étincelles de voler au vent et de semer l’incendie. On les rendra aussi responsables du dommage causé par leur négligence, en outre de la punition directe de cette négligence par la prison, pour celui qui en est l’auteur immédiat.
Moyen de combattre l'incendie lorsqu'il est allumé.—11 faut aussi voir aux moyens de combattre l'incendie, lorsqu'en dépit des moyeus préventifs, 1. s'allume. S'il n’est que partiel et peu développé, il faut l’attaquer corps à corps et tâcher de l’éteindre directement. Le premier moyen à prendre est de le circonscrire en faisant une tranchée d'une couple de pieds de profondeur sur trois ou quatre pieds de largeur, et en rejetant la terre enlevée du côté de l'incendie. Le travail sera parfait si l’on peut amener dans cette tranchée l’eau d'un ruisseau ou rivière quelconque à proximité. Il faut ensuite jeter de la terre sur le terrain jonché de feuilles sur les limites de l'incendie, abat-
122,— Peupler blanc. Feuilles sir branche. fre une lisière d'arbres, et enfin, si la chose est praticable, allumer un contre incendie dirigé à l'encontre du premier. Il faut surtout en cela de la sûreté de coup d’æil, de l'énergie et des bras. Cette dernière condition est indispensable, et il faut que les gardes-forestiers aient le pouvoir d'engager des hommes en nombre nécessaire pour combattre l'ennemi, et même au besoin l’obliger les voisins de l'incendie à leur prêter main-forte.
Voilà à peu près tout ce qu’il est possible de faire en ces circonstances.
SYLVICULTEUR CANADIEN 131
Et, maintenant, résumons en quelques lignes cet important chapitre.
Les causes de l'incendie sont les feux des défricheurs, ceux des voyageurs et ceux des locomotives. Pour les combattre, il faut commencer par débarrasser partout et toujours la forêt des déchets de coupe, aussi empêcher les feux de défrichement, du premier juin au premier octobre, tous autres feux en tout temps, excepté ceux des voyageurs qui devront être faits sur un terrain nettoyé, être surveillés attentivement jour et nuit, et parfaitement éteints au départ. Il faut encore rendre responsables, sous peine d’amende, les chefs de partis de voyageurs des négligences de leurs hommes.
On doit obliger les compagnies de chemins de fer à mettre des toiles métalliques et des écrans aux locomotives, pour empêcher les étincelles de voler au vent et d'allumer l'incendie ; aussi, rendre responsable la compagnie des dommages aussi bien que les auteurs directs du mal. Enfin, pour combattre l'incendie une fois allumé, il faut au- Ë toriser les gardes-forestiers à engager = <=: et prélever, au besoin, la force néces- 123—Peuplier pyramidal. saire pour le combattre, pratiquer des tranchées et les emplir d’eau si possible, éteindre le feu avec de la terre jetée dessus, abattre les arbres voisins, allumer si possible un contre-incendie.
L'ensemble de tous ces moyens, bien appliqué, ne peut manquer de produire de bons résultats.