INTRODUCTION
Depuis longtemps déjà, les économistes et les agronomes pratiques de notre province se sont émus à la vue des dilapidations dont nos belles forêts sont l’objet. Il ne se passe pas d'années sans que nous ayons à déplorer la dévastaticn de miles et de milles de terrain boisé des essences les plus précieuses, à la suite des incendies allumés par l’imprévoyance des chasseurs et des colons. D'un autre côté, les marchands de bois qui achètent des limiles des gouvernements s'appliquent à retirer le plus de bois possible de ces limites, sans s’inquiéter de l'avenir. Presque tout leur est bon ; ce qui ne l’est pas leur est nuisible, et, à ce titre, ils le détruisent (1).
Alarmés de cet état de choses, et voyant, en même temps, de vastes régions de notre territoire entièrement déboisées, quelques hommes à idées larges se sont donné la main et ont fondé une association forestière qui à pour programme de travailler à la conservation, à la réparation et à la création des forêts dans notre province.
Le premier pas est donc fait dans la bonne voie. 11 faut maintenant procéder avec énergie et prendre tous les moyens nécessaires pour remplir les trois points du programme de l'association forestière.
J'ai cru devoir, pour ma part, en qualité de membre : du comité général de l’association, écrire le petit volume que j'ai l'honneur de présenter au publie. Je l'ai fait afin d'aider ceux qui voudront s’enrôler dans notre société à accomplir leur œuvre de forestiers.
Le lecteur ne devra pas chercher dans ce gite vn
(t) Ils laissent gaspiller par leurs employés beaucoup dé hois, et, dans
bien des cas, il ne serait que juste de les priver de leurs limites, pour l'exemple, mais c’est par incurie èt nün de propos délibéré, H, G, J. de L.