CHAPITRE V ASSOCIATIONS FORÆSTIÈRES
Il devrait se former dans chacune des provinces de la confédération canadienne, une association forestière, Ces
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SYLVICULTEUR CANADIEN. 139
associations, dont une existe dans la province de Québec, seraient appelées à veiller à la sauvegarde de nos forêts, à leur exploitation bien entendue, et à développer le goût de la sylviculture.
Elles pourraient recevoir des gouvernements une certaine somme chaque année, dont elles disposeraient pour offrir des prix provinciaux à ceux des concurrents qui auraient obtenu des prix dans les concours de paroisse d’abord et ensuite dans les concours äe eomté. J'ai parlé plus haut de ces coneours et des prix à y offrir, en traitant de la réparation des forêts.
Les associations forestières seraient ainsi le lieu qui réunirait en un faisceau tous les intérêts locaux, au point de vue forestier, et imprimeraient une impulsion uniforme à l'application du système général de sylviculture dont j'ai développé le plan dans le cours de ce travail.
Les travaux de ces sociétés seraient publiés dans des rapports annuels qui pourraient être distribués au public, par l’entremise des gouvernements, et qui serviraient à la diffusion des connaissances nécessaires à la pratique de Lart forestier. Ces rapports formeraient, en peu d'années, une série de documents précieux qui permettraient aux législateurs de juger de la marche suivie dans l'exploitation de nos forêts, et les mettraient en mesure, d’un côté d'empêcher la ruine de nos ressources forestières, et de l’autre de prendre les moyens d’en favoriser le développement.
Tout le monde se trouverait ainsi à bénéficier de la science des spécialistes qui ont fait des études sérieuses touchant la question forestière. La réunion de ces spécialistes en sociétés amènerait l'examen et la solution des problèmes complexes qui nous restent à résoudre, avant d'arriver à la perfection d’une loi forestière rencontrant toutes les exigences de notre position actuelle.