PARTIE DROITE DE LA VITRINE
Premier rayon. — 1310 : Hachette ou spatule; objet probablement votif. — 2974 : Charnière.— 2732, 2028, 1846 : Objets indéterminés, assez pareils à des manches de couteaux dont le bois serait détruit; ils sont en effet allongés, évidés sur le milieu de leur longueur et terminés à l'une des extrémités par des lamelles recourbées. — 1599, 2382 : Couteaux à manche et à lame mobile.
1458 : Cuiller de 12 centimètres de long, étamée, fixée par un pivot mobile à un manche orné d'une tête de lion, sur lequel la cuiller pouvait se replier (PI. VIII, fig. 11). Le manche, aplati à son extrémité et fendu sur un de ses côtés, porte la trace de deux autres instruments. Grâce à l'articulation, cette cuiller devait pouvoir se loger dans un étui ou un écrin; elle est d'ailleurs de la dimension et de la forme des cuillers dites « à parfums » ; elle rentre donc dans la catégorie des objets de toilette.
1177 et 1178 : Plume à écrire (PI. VIII, fig. 10), affectant la forme de celles en usage aujourd'hui. Elle a dû servir à écrire sur papyrus ou sur parchemin ; c'est en effet un mince tube de bronze se rétrécissant à la partie inférieure et terminé, à l'autre bout, par un bec déplume taillé et fendu comme une plume d'oie. On voit encore à l'intérieur quelques traces de dorure, destinée à la préserver de l'action corrosive de l'encre, et, vers le milieu du tube, des traces de filets d'ornementation. Avec cette plume a été trouvé l'étui qui la renfermait ; c'est un cylindre ouvert aux deux bouts et rétréci d'un côté ; la longueur de l'étui, qui est de 14 */î centimètres, permet de
juger de la longueur de la plume aujourd'hui cassée. Trouvé en 1864, aux Gonchettes, dans la propriété Schairrer.
Un slyle eu bronze, trouvé en 1899 dans la propriété Favre, est venu heureusement compléter la série des instruments graphiques, les autres styles d'Avenches étant en fer (PL VI).
1943 : Fragment d'un trépied doré trouvé sur l'emplacement d'un temple romain ; — fragment d'inscription gravée sur une plaque de bronze.
1299-1302: Anneaux de jambes en bronze et bracelets celtiques trouvés en 1867 dans un tumulus, au bois de Charmontel. — Assommoir en forme de tube muni de dents, qui se fixait à un bâton comme le « morgenstern », trouvé à Meyriez, près Morat.
3021 : Tlédailloii eu plomb à l'effigie «les trois Grâces. Ce médaillon, trouvé en 1897 aux Gonches-dessus, dans la propriété Ludi, est brisé en trois morceaux et décorait peut-être une boîte de toilette. M. J. Mayor1 en donne une description qui est, en résumé, la suivante :
L'une des Grâces, celle du milieu, est vue de dos ; une ceinture lui entoure la taille et des deux bras elle s'appuie sur ses sœurs. Une autre, tournée vers la droite, enlace son bras droit avec le bras droit de la première ; de la main gauche elle tient le ftabellum, ou feuille d'arum cordiforme. La troisième Grâce fait symétrie avec la précédente et regarde vers la gauche ; l'objet qu'elle tient dans la droite paraît être une ceinture dénouée. Toutes trois sont coiffées d'un chignon serré par un ruban, relevé sur le sommet de la tête ou abaissé sur la nuque, tandis que les cheveux forment un épais bourrelet sur la nuque. Ce médaillon est intéressant, moins par son caractère artistique, très médiocre, que par le sujet qui y est représenté. Ge sujet est rare en effet, le culte des Grâces ne s'étant pas répandu dans les provinces de l'Empire romain.
Deuxième rayon. — Bronzes moulurés et figurés ayant servi de bases à des ustensiles de luxe, ou d'ornements (2~>~A, 2799, 1160).
1 J. Mayor, Aventicensia, p. 1-3.
/ 4 MUSEE D AVEN'GHES
Dix-huit clés romaines à manches de bronze, dont quelques-unes fragmentaires. Les fig. 3, 6 et 10 de la PI. VI reproduisent trois de ces clés de bronze ; la dernière offre un manche décoré d'une tête de lion (n° 1993) ; sur une autre (1420) le manche entier est coulé en forme de chien, couché et tenant entre ses pattes une proie qu'il dévore ; sur d'autres enfin, la décoration consiste simplement en cercles ou cannelures.
1303 : Fragments d'un ceinturon travaillé au repoussé, du tumulus de Gharmontel, d'origine helvète.
867 et 1275 : Trois appliques ajourées ayant servi de décor de fourreau ou de garniture. L'extrémité inférieure est évasée comme pour embrasser et protéger la base d'un fourreau ; la partie supérieure est amincie et porte des appendices avec traces de clous servant avec le rebord inférieur à fixer l'applique sur le fourreau. Sur l'une d'elles on lit1 : GEMEL- LIANVSF (ecit); c'est le nom du fabricant, précédé d'un H et d'un E liés.
On connaît des appliques pareilles, en Suisse, provenant de Beromûnster et d'Œnsingen, de Pfaffikon et de Friedberg.
707 : Ecailles de cuirasses, telles que les portaient dans l'antiquité les cavaliers barbares nommés par les Romains cataphracti ; ces écailles ont été trouvées en grand nombre au théâtre, en 1847 et plus tard également.
2790 : Bracelet, formé d'une lame plate, large de 17mm, avec filets horizontaux ; cette lame, formée de deux moitiés semi-circulaires, glissait en partie sur elle-même, ce qui permettait d'agrandir ou de diminuer le diamètre du bracelet. Le fermoir était fixé sur un médaillon qui peut s'ouvrir encore, la charnière étant demeurée intacte. Ce bracelet fut trouvé au théâtre lors des fouilles du Pro Aventico ; d'autres bracelets plus simples complètent la collection.
1 II faut restituer avant le mot Gemellianus les mots : Aquis hel (veticis), c'est-à-dire : Bains de Baden en Suisse, comme M. Wavre le déduit avec beaucoup de sagacité de l'étude de pièces similaires de Mathay près Mandeure (T)oubs), de Baumette-les-Pins, de Regensburg, Garlsruhe, Mayence, etc.
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