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MANÉCANTERIE. — PALAIS DE JUSTICE

do la V. à l'Knf. (ogival tertiaire); même rue, 11, escalier à vis d'une grando richesse do moulures, belle cheminée à jambages torses ; même rue, 37, maison du chamarrier do la cathédrale, une des plus complètes et des plus intéressantes (commenc. du xvi' s.), escalier monumental, dais

La Manécantcrio

QUARTIER DE FOURVIÈRE

très refouillé, balcon fer forgé de style ultérieur (dans la cour se trouvait le nuits dit do Philibert Dolormo, actuellement au Musée) ; mémo rue, 12, jolie imposte en bois ; — rue de Gadagne , 8, galerie voûtée, rampe do fer forgé, grande niche sculptée Renaissance ; mémo rue, 10. 12 et 14, hôtel de Gadagne (en retour à g., grille d'un très curieux assemblage ; ce superbe hôtel est destiné à devenir un musée historique, une partie a3*ant été acquise par la Ville) ; — rue du Bœuf (dans presque chaque maison, détails intéressants ou curieux), au 19, porte à imposte avec Irise en bois, beau fenêtrage nu rez-de-chaussée, tourelles en encorbellements avec fenêtres à pilastre à chapiteaux : ensemble du meilleur style do l'ogival à la Renaissance ; — place Aeuve-Saint-Jean, 2 et 3, enseigne en pierre, bœuf en ronde bosse attribué à Jean de Bologne ; — rue Tramassac, 18, superbe imposte en ferronnerie (nombreuses maisons intéressantes) ; — les rues Suint-Georges, Saint- Pierre-le- Vieux, offrent aussi d’intéressants sujets do remarque.

Quartier de Fourvière.

Moyens de communication. — Il est peu pratique d’aller à Fourvière en voiture. 11 vaut mieux se servir des funiculaires : ou de St-Just (arrêt à la gare des Minimes, d’où l'on a oncoro 10 min. de forte montée à pied); ou (ce qui est bien préférable) de Saint-Jean ù Fourvière dont la gare supérieure est devant la basilique; ou encore de Saint-Paul à Fourvière et à Loyasse (gare de Fourvière), où l’on débarque près do la Tour métallique', à 100 m. do la basilique. — A pied, do la place Bellccour. par le pont Tilsitt, la place Saint-Jean, la ruo Tramassac, l’escalier des Chazeaux et les jardins du Rosaire (péage 5 c.), il faut compter 35 min. dont 25 min. de torto montée.

Aspect général. — Quartier dos couvents, avec les magasins qu'offrent tous les lieux de pèlerinage et leur étalage plus ou moins artistique. Au jours de fêtes les abords de la basilique ont un aspect d'une animation telle qu'on a de la peine à so frayer un chemin : au mois do mai en général (où des pèlerinages viennent presque chaque jour), au 15 août, au 8 septembre et au 8 décembre.

Fourvière mérite la première visite do l'étranger soit ù cause de la vue complète de la ville qui l'aidera à on comprendre la topographie dans sa visite ultérieure, son il cause du panorama extrêmement étendu qu’il commande (vue du Mont Blanc par temps clair), soit à causo do la beauté de la basilique et do sa décoration, soit par l’intensité de la vie religieuse qui s’y révèlo.

Par le funiculaire de Saint-Jean à Fourvière, on débarque èn face même de l’église de Fourvière, à g. de laquelle s’étend une terrasse, en partie plantée d’arbres, bordée d’une balustrade et où a été aménagé un abri pour les pèlerins, avec fontaine. De cette terrasse la vue est déjà fort belle.

La basilique de Notre-Dame de Fourvière (PI. D, 4), l’un des lieux de pèlerinage les plus vénérés du monde chrétien, s’élève au sommet de la colline de Fourvière. On fait généralement remonter au ix1- s. la construction d’une chapelle de Notre- Dame. L’édifice primitif aurait été bâti avec les matériaux des portiques entourant le forum construit par Trajan (forum velus serait l’étymologie de Fourvière), qui s’écroulèrent subitement

Cathcdralo Saint-Jean.

QUARTIER DE FOURVIÈRE

en 840. — En 1643. alors que la peste décimait l’Europe, le Prévôt des Marchands et les Echevins lirent vœu d’aller chaque année, le 8 septembre, au sanctuaire de Fourvière, « pour disposer la dicte Vierge à recevoir en sa protection particulière la dicte Ville ». — La nef de Fourvière fut agrandie de 1746 à 1751 ; c'est à cette époque que l’ancienne chapelle prit les proportions actuelles et que l’on mit l’autel et la statue à la place où ils sont. L’ancienne chapelle n’est plus qu’une annexe de la nouvelle basilique; elle est dominée par un clocher roman moderne de 52 m. d’élévation, surmonté d'une statue de la Vierge, haute de 5 m. 60, par Fabisch, de Lyon.

La nouvelle basilique, commencée en 1872, a été consacrée le 16 juin 1896, en exécution du vœu porté, le 8 octobre 1870, en pleine guerre franco-allemande, au pied de l’autel de l’ancienne chapelle, par MgrGinoulhiac, archevêque de Lyon, « deconstruire un nouveau sanctuaire à Marie Immaculée, si la ville et le diocièse étaient préservés de l’invasion ennemie ». La construction a coûté plus de 8 millions de francs.

La conception de l’édifice est due à l’architecte lyonnais Pierre Bossan, qui s’est adjoint dès l’origine son élève l'architecte Sainte-Marie Perrin : c’est ce dernier qui, à dater de la mort de Bossan (1888), a pris la direction des travaux.

Pierre Bossan a dessiné les plans dans un style à la fois original et traditionnel, avec des réminiscences grecques, siciliennes, byzantines et ogivales. Le vaisseau est flanqué de 4 tours octogonales et se termine à l’Orient par une abside en fer achevai enveloppée à sa base par un portique ouvrant sur In ville à l’E. C’est de la loggia, ou galerie ouverte en terrasse et dite « galerie de la Bénédiction », point le plus avancé de ce déambulatoire extérieur, que, le 8 sept., jour de la Nativité de la Vierge, l’archevêque de Lyon, en commémoration du vœu de 1643, donne solennellement la bénédiction du Saint-Sacrement sur la cité. Le soir du 8 déc., fête de l’Immaculée-Conception, la colline et la ville sont illuminées. Les tours absidales sont dominées par des croix en pierre hautes de 12 m. 90; celles de la façade seront couronnées de coupoles basses.

La basilique se compose d’une crypte et d’une église supérieure. La longueur extérieure de l’édifice, y compris la galerie absidale et le perron, est de 86 m.; la long, intérieure, de 66 m. 50; la Iarg. extérieure, tours comprises, de 35 m. ; la larg. intérieure, de 19 m. ; les tours sont hautes de 48 m. 25 audessus du niveau de la grande terrasse, dont l’altit. est de 292 m. 15; l’ai lit. du sol de la crypte est de 28t m. 65 au-dessus du niveau de la mer; celle du sol de l’église supérieure, de 297 m. 65, et celle de la tablette du panorama de l’Observatoire, de 340 m. 40 (place Bellecour, 170 m.).

Les deux tours de la façade O. encadrent un portique couronné d’une galerie surmontée par le fronton des grands combles, galerie décorée de huit anges cariatides, par M. Millefaut.

LYON

Notre-Dame de Fourvièrc. — Cliché Victoire.

QUARTIER DE FOURVIÈRE

Dans le fronton supérieur, une composition monumentale, dont les figures sont dues au ciseau de M. Dufraine, représente, en haut relief, les vœux de 1643 et de 1810; ce dernier est figuré à dr., et l’on reconnaît les prélats qui ont pris la Basilique sous leur protection. Ce portique, soutenu par quatre colonnes monolithes hautes de 8 m. 20, en granit du lac Majeur, abrite la baie monumentale, large de 2 m. 80 et haute de 6 m., fermée par des portes de bronze reposant sur un seuil de granit porphyroïde des Vosges, qui donne accès à l'église supérieure. Le grand perron de 22 marches qui y conduit est coupé au centre par une ouverture fermée par des portes de bronze, et abritée sous un dais en granit poli, que couronne le Lion de Juda, aussi en granit, taillé à pied-d’œuvre, sous la direction de M. Dufraine; elle donne accès, au moyen d’une rampe de 40°, à la crypte.

Crypte (dédiée à St Joseph). — Voûtes hautes de 0 m. 50, soutenues

Sar des piliers carrés, en pierre d’Hautevillc, groupés deux à deux, et, anqués de 38 colonnes cannelées, en pierre polie ae Curienno (Savoie), hases et chapiteaux en marbro de Carrare. — Chœur : mosaïques vénitiennes exécutées par M. Mora ; revêtement du chœur en marbro de Carrare, coupé par des bandes do marbre rouge sur lesquelles sont inscrits les noms des paroisses do la ville do Lyon et du diocèse ; autel en marbre do Carrare incrusté de mosaïques, et dont la face est décorée d'un hautroliof représentant la Mort de St Joseph par Dufraine ; derrièro l’autel, couronnant un cippe, statue monumentale de St Joseph ; le sol du sanctuaire, au pied de l’autel, est pavé d'une mosaïque romaine, en petits cubes de marbre, avec entrelacs do diverses couleurs, exposant, dans des médaillons, les Sept péchés capitaux, représentés par des animaux.

Dans la nef latérale S. de la crypte un escalier à double rampe en marbre rouge poli met on communication la crypte avec un magnifique Vestibule, dit de St-Joseph, qui lui-même sert d'entrée latérale S. à la Basilique et relie la construction tout entière à l’ancienne chapelle : ce vestibule, avec matériaux riches et variés, aux gracieux symboles, à l’architecture originalo, est orné d'une belle statue ae la Saqesse par Dufraine, surmontant un vaste bénitier à trois coupes. L’escalier aboutit à un portique soutenu par des colonnes do pierre noire, et qui donne accès dans l'église haute par deux portes surmontées chacune d'un bas-relief sculpté.

Eglise supérieure (dédiéo à l’immaculée Conception de Marie, et divisée en trois nefs sur sa largeur, en trois travées sur sa longueur). — L’ensemble du système repose sur 16 colonnes en marbro bleu do Savoie, socles et chapiteaux en marbre do Carrare, groupées deux à deux (quatre groupes à dr. et quatre groupes à g.) ; au-dessus de chaque groupe s’ouvrent des tribunes auxquelles on parvient par des escaliers correspondant à. une galerio étroite, à appui en pierre do I'Echaillon, qui règne tout autour dès nefs. — Voûtes hautes de 27 m. — Décoration d une richesse et d'une magnificence extraordinaires. — Bénitiers en onyx. — Grande nef. Dallage composé de plaques do marbres divers, encadrées par des entrelacs de mosaïques romaines. — Les murs doivent être revêtus de mosaïques d'or et do marbre, représentant des faits relatifs à l'histoire de l’Eglise ; au centre et au N., Vision du Pape Pie V de la victoire de Lépante (1571) par ses troupes ; au N. -K., Proclamation du Dogme de l'immaculée Conception, le 8 déc. 1854; au S.-E., Voeu de Louis X1U et d'Anne d'Autriche implorant un Dauphin (on haut, personnages do l'Histoire de France ; en bas, monuments religioux, Chartres, N.-D. et Montmartre, Val-de-Grûce, Reims et Kourvière). — Verrières (dessin do Descotes, exécution d’Ader) : au N., lre.

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