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FONTAINE BARTIIOLDI. — PALAIS DES ARTS

Vers le vi« s., un gouverneur de Lyon, nommé Albert ou Adelbert, s'étant converti au christianisme, fonda, dit-on, une reclunerie où Radcgonde et Aldegondo, ses deux tilles, et Sibylla, sa nièce, se consacrèrent à Dieu. Ce couvent était bâti dans une îlo couverte de bois, le lieu qu’oc- | cupe actuellement l'église Saint-Pierre. Enrichi par do nombreuses dona-

tions, détruit en 732 par les Sarrasins, doté en 805 par le roi Lothaire, il

Place dos Terreaux : fontaine Bariholdi.

prit une importance considérable. On l'appelait le monastère de Saint- Picrre-los-Nonnains. Au xtv° s., les religieuses de Saint-Pierre soutinrent une vigoureuses lutte contre les archevêques ot les chanoines, qui voulaient s'opposer à ce qu'elles débitassent directement les produits (le leurs vignobles; elles finirent par avoir gain do cause. En 1502 leur couvent fut saccagé par le baron des Adrets; elles le rebâtiront sur l’emplacement qu'il occupe aujourd'hui, et le firent ériger en abbaye royalo noblo des Bénédictines. En 1007, l'abbesse Anne d'Albert de Cbaulnes lit construire par un gentilhomme d’Avignon, François de Iloyers de la Valfenière, lo palais qu'elles ont habité jusqu’à la Révolution, et qui, sauvé de la destruction par Cochard, administrateur du département tlu Rhône, en 1798, fut cédé à la ville en 1802.

I On entre dans lo palais par un portail orné do deux colonnes : plus loin

à dr. et à g., deux hauts reliefs : la Force et. la Loi par J Jidbolt .

Dans la cour intérieure, un frais et gracieux jardin entoure un bassin avec une statue d’Apollon, par Vietli; dans ce jardin sont disséminées des sculptures : — Courte t. Centauresse et faune. — Cugnot. Faune ivre-

QUARTIER DES TERREAUX

— Delhomme. Démocrite. — Delorme. Joueur do flûte. — Deschamps. Discobole. — Duret. Cliactas sur la tombe d'Atala. — Legendre- Hé rat. Giotto enfant. — Tout autour régnent des portiques en avant-corps sur le bâtiment, et qui soutiennent de larges terrasses découvertes. Sous ces por* tiques se trouvent rangées les pièces du Musée épigraphique (V. ci-dessous).

Aux étages sont : les Musées de peinture et de sculpture, le Musée archéologique, le Muséum d’histoire naturelle, l'Ecole des Beaux-Arts ( U. p. 20).

Musée épigraphique (toujours visiblo; sous les arcades intérieures, autour du jardin ; chaque arcade est numérotée et un extrait du catalogue est. affiché sur l’une des colonnes). — La collection épigraphique lyonnaise est la plus belle que possède la France, non seulement au point de vue du nombre des monuments, mais surtout par leur importance historique.

Musée de sculpture (aile S.; ouvert au public t. I.j. do 11 h. à 4 h. en hiver, et en été do 9 h à 11 h. 30 et de 1 h. à 5 h., sauf le lundi). — L’entrée est au milieu do l'aile S. et donne accès dans un couloir rempli de débris d’antiquités (mosaïques, inscriptions, frises, chapiteaux, colonnes, sculptures diverses), et où l’on remarquera notamment (n* 9) une stèle trouvéo a Trion en 1880, et dont la niche contient deux bustes do femmes. Le couloir donne à g. entrée dans l'ancien réfectoire devenu la galorio des Bustes lyonnais.

Galerie des Bustes lyonnais. — Cet ancien réfectoire est décoré do grandes compositions religieuses en stuc, par Simon Guillaumo, de 1684 à 1686, et disposées ainsi :

Coté g. : — dans des niches, SI Denoit dans le rocher do Subiaco, S te Madeleine au-dessous d’un buste d 'Esther accompagné de deux enfants portant les tables do la Loi, et St Jean l'Evangéliste ; — à la retombée «lo l’arc doubleau, la Charité; — dans des niches, St Pierre près de la maison do Pilate, lo Baptême de J.-Ch., la V. en contemplation devant l'Knf. J. endormi ;

— à la retombée, la Pudicité; — dans des niches, St Antoine tenté par deux démons, Ste Marguerite au-dessous du busto do Judith avec un enfant portant la tète d’IIolopherno.

Coté du. : — dans une niche, Ste Catherine au-dessous du buste de Déborah; — à la retombée de deux arcs doubleaux, la Pénitence et la Tempérance; — dans uuo niche, Ste Uarbe au-dessous du buste do la mère des Macchabées.

Les peintures de la voûte (par Crétoy; 1684 à 1086) ont pour sujets la Multiplication des pains , la Crue, l'Assomption, l'Ascension et le Prophète Plie. En outre, des écussons sont sculptés ou peints aux armes de Franco et à celles de la maison d'Albert d’Ailly de Chaulnes, à laquelle appartenaient. les deux abbesses qui firent reconstruire le monastère.

Au milieu. — 2 vitrines; à dr., sans n», composition de Jean Carriis. Un paysan, un juge, un homme d’armes; à g., 18. Chinard. Centaure dompté par l'Amour (copie d'après l’antique); n. Mosaïque dito des Exercices de la Palestre, trouvée à Vienne (Isère); 13. Mosaïque dito des Poissons, trouvée à Lyon, en 1813.

Autour do la salle (de dr. à g.) : 81. Bonnassieux. A.-M. Ampère (mathématicien et physicien). — 121. P. Aubert. Meissonier. — 1 18. Legendre- Itérai. Philibert de l’Orme (architecte). — 135. Legendre- Itérai. Le comte do Sathonay, maire de Lyon. — 117, Foyatier. Lemot (statuaire). — 101, G. Bonnet. L'architecte Bardel. — 137. Fontan. J. -B. fSay (économiste). — 97. Guillot. ,los. Chinard (statuaire). — 88. Bonnassieux. P. -S. Ballanche i philosophe).— 115, Foyatier. Louise Labé. — 91. Fabisch. Lo peintre De Boissieu. — 92. G. Bonnet. Le peintre Bonnefond. — 95. Guillot. Bourgelat. — 108. G. Bonnet. Lo chirurgien Gcnsoul. — 105. Mat h clin. J ules Favre. — 102. Oliva. L'abbé Doguerry, curé do la Madeleine à Paris. — 110. Legendrettéral. Le médecin Gililiert. — 141. txojtoldde Bttols. Lo maréchal Suchet, duc d’Albuféra. — 13U. Canota. Mme ltécamier. — 104. Legendre-ttéral. Eynar,

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