‹ Guide-Joanne pour Lyon et ses environsChapitre 24 sur 247 · HÔTEL DE VILLE · texte numérisé non relu

HÔTEL DE VILLE

avec leurs momies ; côramiquos ot silex taillas d'Egypte (fouilles Chantre). — Antiquités préhistoriques du Caucase ot do l'Asie Mineure (Chantre).

A l’autro extrémité de l’ailo O. on voit, au haut de l'escalier, dans lo passage, deux belles vitrines de dépouilles d’anthropoïdes, puis la salle consacrée à l’étude do la géologie de In région lyonnaise ; on y remarque notamment l’importante collection des vertébrés fossiles du terrain miocène do la Grive et les vertébrés des lignites du terrain éocône du Gargas.

Enfin, dans les magasins du Muséum se trouvent les collections les plus belles et les plus importantes: mais olles no sont visibles que pour les savants, amateurs et hommes d’étude, sur demande adressée au directeur du Muséum. On met aussi à leur disposition une bibliothèque de plus de 1,000 vol. traitant exclusivement d’histoire naturelle. Cotte partio réservée se compose de : — l'importante collection d'entomologie, due à M. Rey ; — la collection Dumortier [géologie de la région lyonnaise ); — la partie principale do la collection de conchyliologie ; — la collection d'ethnologie et d'ostéologie, qui renforme plus do 3,000 crânes de toutes les régions asiatiques et de toutes les dynasties de la région égyptienne (les parties égyptiennes et caucasiqucs sont dues â M. Chantre).

Bibliothèque (au l*r étage; ouverte t. 1. j. non fériés, do 10 h. à 5 h.), spécialement consacrée aux sciences, aux arts et à l’industrie (80,000 vol.). La bibliothèque agricole, donnée en 18r>0 par les héritiers do l’illustre agronome Mathieu Bonafous, la collection Thiolliôre sur l’ histoire naturelle, les riches bibliothèques Lambert, Prunello et Kougnard sont installées dans des salles spéciales. Les cabinets des estampes renfermont cnv. 22,000 pièces, dessins originaux, gravures, portraits, etc. — A cette bibliothèque est annexée celle de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts (20,000 vol.).

L'Hôtel de Ville (PI. 21 ; concierge à g., dans le vestibule : visite autorisée, si les garçons de salle sont disponibles) fut construit, de 1646 à 1655, par Simon Maupin, architecte lyonnais sur le lit d’une ancienne alluvion des deux fleuves (terreeaux). Cet emplacement servait alors aux jeux de l’arquebuse et de l’arbalète. En 1674, un incendie détruisit une partie de la façade et de la toiture; Blanchct venait à peine d’achever la grande salle, dont il avait fait un chef-d’œuvre. En 1702, Mansart le répara tel qu’on le voit aujourd’hui, et le gâta beaucoup en voulant l’embellir. Il a été restauré entièrement sous la direction de Desjardins. Il se compose d’une façade principale d’un très bel aspect, donnant sur la place des Terreaux, d’une seconde façade sur la place de la Comédie, et de deux ailes en retour formant les rues Lafont et Puits-Gaillot. La partie centrale de l’attique est occupée par unesfa/Me équestre de Henri IV, œuvre de Legendre-Héral. Les sculptures de la balustrade, en pierre qui couronne l’édifice sont de Fabisch, Bonnaire et Bonnet.

Sur la façade principale (place des. Terreaux), un perron do M marches monte à la grando porte qui donne accès dans lo vestibule, dont la voùto en arc surbaissé est d’une grande hardiesse ; aux extrémités do cotte sallo se voient les groupes en bronze do la Saône ot du Rhône, par les frères Coustou ; ils ornaient autrefois les côtés de la statue équestre de Louis XIV sur la place Bellocour. l)u vestibule on passe dans une première cour, exhaussée do près de 0 m. au-dessus du sol, pavée en dalles et dominée par la tour de l~ Horloge. Cette cour est séparée d’uno seconde par un péristylo demi-circulaire de trois arcades, surmonté d’une galerie couverte,

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QUARTIER DES TERREAUX

ornée de statues, do caissons et d’une fontaine jaillissante; on y descend par un perron de 13 marches.

On monte par un escalier de la façade N. et l’on pénôtro à dr. dans la salle des Ecnevins, décorée d’un plafond Ilcnri II et dos écussons des échevins lyonnais, puis dans la salle des Finances. La salle des Travaux renferme les portraits do Coysevox, de Coustou, do Jacquard et do Philibert do l'Orme, et un panneau, les Volontaires de 1793. Au delà se trouve la salle à manger; puis on passe daus les anciens appartements princiers. Revenant ensuite sur ses pas, on pénètre dans le salon Henri IV (panneau par Domer; belle cheminée), qui donne sur la place des Tcrroaux et constitue, avec les doux salons suivants, uno belle suite de salles do l’ôtes. La grande salle Henri IV a été restaurée sous lo second Empire; on y voit une cheminée monumentale et une tapisserie des Gohelins. Le salon Louis XIII, du temps, sans restaurations, est charmant, avec sa décoration bleu et or et son plafond à caissons soutenu par quatre cariatides.

En sortant de l’hôtel de ville on prendra à sa g. (à dr. du monument en le regardant), la vue Lafonl qui conduit à la place |

de. la Comédie , dont une façade est occupée par l’hôtel de ville et l’autre par le Grand-Théâtre (PI. 41), construit de 1817 à 1830, sur les dessins de Chenavard et Pollet. Albert de Pujol en a peint le plafond et Perlet décoré le foyer. On y donne le grand opéra, l’opéra-comique et le drame lyrique. Le rez-de-chaussée est entouré de portiques occupés par "des magasins divers.

Prenant à dr. la rue de la République, principale artère de la ville, on la descendra vers le quartier de la Bourse.

[ Le quartier dos Terreaux comprend cncoro l'école delà Martinière(Pl. 33 : rue des Augustins, 5), fondée à l'aide d'un legs que le major général Claudo Martin avait fait à la ville de Lyon, pour venir on aide aux classes ouvrières du département du Rhône ; destinée à l’enseignement gratuit des sciences et dos arts appliqués à l'industrie, cllo possède un musée industriel, ouvert le dimanche;— le Musée de la Condition des soles (ruo Sain t- Polycarpe, 7; ouvert au public lo jeudi, de ‘2 h. à 5 h.), établissement qui ramène à un degré uniforme d’humidité les soies qui lui sont confiées et indique lo poids marchand qui fait loi entre lo vendeur et l’acheteur. A cot établissement est annexé un Laboratoire de l'étude de la soie. Lo musée comprend : 1° des collections de cocons de soie, types des races domestiques de tous les pays séricicoles ; 2" des collections do cocons des races sauvages connues et inédites; 3» des collections on vitrines de papillons, larves et chrysalides; 4° des collections d'insectes nuisibles; 5° un herbier do plantes alimentaires des vers à soie; 6° des préparations anatomiques;

7° un album d’aquarelles do lépidoptères producteurs do soie; 8° uno collection de grèges et do soies ouvrées; 9® une collection de tissus et spécimens de teinture; 10° un portefeuille de plans d'appareils do sériciculture et de filature; — l 'église Sain t-Polgcarpc ;1M. 9; rue Vieille-Monnaie), construite en 1760, agrandie depuis; à Tint. : décoration exécutée sous la direction de Desjardins; belle chapollo du Sacré-Cœur : fresque do Janmot (la Cène) ; tableau de Rlanchet (la Nativité) ; peintures do Douuelle ; tombeau do l'abbé Rozior, fondateur du Jardin dos Liantes, tué par uno bombe on 1793; — l'église Saint-Pierre (PI. 4); d’ordre corinthien (xvn* s.), avoc un portail roman du xii" s., très caractéristique, précédé d’un porche voûté eu arêtes que surmonte uno tour carrée, moins élevéo que les maisons qui l’encadrent; St-Pierre appartenait à uno abbaye de Bénédictines ( V. p. 39 : Palais des Arts); h Tint., toiles de La Fosse et do Restout; — sur la place Meissonier , on face do [l'église .St-Piorrc, lo buste eu rnarbro de

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