MONT CEINDRE. — BONNAND. — CHARBONNIÈRES
les Etrofis que dominent, à dr., les coteaux do Sainte-Foy, couverts de jardins et de maisons de campagne. On s’éloigne du Rhône pour franchir la! Saône et traverser la Mulatière (importantes verreries). — On franchit l'Izeron.
5 k. Oullins. h. de ‘.>,313 hab., stat. du ch. do fer de Saint-Etienne, sorte de faubourg industriel de Lyon (grands ateliers de la C‘e P.-L.-M., etc.), L 'école Saint-Thomas-d'Aquin possède une chapelle , par Bossan, avec de remarquables tableaux-fresques de Paul Borel. — L 'église moderne d'Oullins renferme le monument de l’académicien Thomas (•{• 1785), dont l'épitaphe a été composée par Montazet et Dueis. — Hôtel de ville récent.
D'Oullins, on se rend, par le boulevard de llzeron et la vallée verdoyante de l'Izeron, ù travers des paysages pittoresques (belles propriétés, notamment la Hachasse), à (3 k. d'Oullins) Bonnand. La vallée est franchie par l'aqueduc de Bonnand ou Heaunant, formant le pont-sipbon do l’Izeron. Ce siphon était d'une hardiesse remarquable (123 m. de flèche); il se composait de 10 tuyaux en plomb soutenus au milieu par un pont do 30 arches (16 restent debout) de 268 m. de long, sur 7 m. 35 de larg., et de 16 m. de haut. Le réservoir de chasse, à Chaponost, était à 313 m., et le réservoir do fuite, à. Sainte-Foy, à 305 m. d'altit. Près de l'aquoduc, tout paré de végétation, sont do petits cafés restaurants ou guinguettes.
On pourrait se rendre do Lyon à Bonnand (3 à -1 h. aller et ret.) par une autre voie qu'Oullins, en prenant au pont de Tilsitt, près de l'archevêché, lo tram de Franehevillo (75 c. et 45 c.), qui suit le quai Fulchiron, puis, en aval du pont du Midi, monte par lo chemin de Choulans et Saint- .lust au Point-du-Jour (près do l'église, restes d'aqueducs romains). Do Francheville (maisons des xv> et xvie s.; sur un rocher à pic dominant l'Izeron, restes d'un donjon bâti vers 1175 par Renaud II, archevêque de Lyon; du château, un escalier dans le roc conduisait à la rivière, sur laquelle ost jeté un pont du xiv‘ s.), desservi par une station du ch. de fer de Vaugneray, et du P.-L.-M. (nouvelle ligne do Givors à Paray-le- Monial), lo chemin des Aqueducs conduit à (1 k. 6) Bonnand.
Des àcqueducs de Bonnand on peut, en remontant à l'O., aller visiter (50 min. ail. et rot.) les arcs de Chaponost, une des parties les plus intéressantes de l'aqueduc du Mont-Pi lat (76 arcades, en sério plusieurs fois interrompue). Ces arcades, avec chaînes do briques, s’élèvent à mesure quo l’on descend vers l'Izeron; les dernières, formant la têto du siphon, sont fort belles et assez bien conservées.
De Bonnand on peut encore remonter en 50 min. à Sainte-Foy ■ lès- Lyon, 3,106 hab. (clocher roman), par un mauvais chemin. Ou franchit l'Izeron, on monte le long de l'aqueduc, on passe auprès du cimetière de Sainte- Foy et, continuant tout droit, on arrive au fort de Sainte-Foy (belle vue), type d’un ancien fort â la Yauban, d'où, revenant à dr., au S.-E., on atteindra Sainte-Foy (tram pour Lyon-Pont-Tilsitt, 35 c. ot 20 c.).
5" Charbonnières 9 k. O. -N. -O. ; jolie promenade en ch. de fer ou en voit. ; ch. de fer P.-L.-M., ligne de Montbrison, dép. do la gare de Saint- Paul ; traj. en 22 min. ; 1 fr., 70 c., 45 c. ; ail. et ret., 1 fr. 50, 1 fr. 10, 70 c. ; voit, do place de Lyon à Charbonnières, 6 fr. à 2 et 3 pi., 8 fr. à 4 pl.). — Tunnel de Loyasse (1,400 m.). — 3 k. Lyon-Gorge-de-Loup, stat. près des abattoirs, à Y aise. — On croise la ligne de Paris à Lyon, puis la voie penètro dans lo tunnel des Deux-Amants (305 m.). — 4 k. Ècully-Dcmi- Lune, stat. qui dessert la Demi-Lune (jolie petite égliso ogivale moderne), et à dr. de la stat., sur la hauteur. Ecully, 2,982 hab., avec de riches villas. — 5 k. 5. Tassin , 4,056 hab. (belle église romano moderno). — La voie ferrée remonto le vallon boisé du ruisseau do Charbonnières. — 8 k. Le Méridien, halte.
9 k. Charbonnières-lcs-Bains (buvette à la gare; nombreux hôtels-ros-
ENVIRONS DE LYON
taurants), charmant v. de 972 liai)., situé dans la verdure et but de promcnado très fréquenté des habitants do Lyon. Près du ruisseau, sous de beaux marronniers, jaillissent doux sources d'eau minérale, froide, ferrugineuse (1,008 hectol. en 24 h.). Près do l'établissement s'élève un superbe casino (salon de jeu, restaurant, etc.). Les environs (nombreuses villas; château de Laval, avec beau parc; bois de V Etoile) sont pittoresques.
6° Crottes de la Balme t Crémleu. — A PE.; ces grottes, quoique mal aménagées, méritent une visite surtout à cause de leur beau lac souterrain; Crémiou est une vieille ville très pittoresque, avec do charmants environs. — Les voyagours auront le choix entre los itinéraires suivants : — 1" par l'Est do Lyon (gare, avenue Félix-Faure, F. p. 13); 46 k., dont 26 en ch. de fer, en 54 min., 24'r. 15, 1 fr. 60, ou 1 fr. ‘20, et 20 k. en voit, publ., en 1 h. 55, 1 fr. 50, corrosp. au premier train du mat., ret. vers 3 h. pour être à Lyon vers 7 h. s. ; — 2° par lo P.-L.-M. (gares do Perracho ou do Lyon-lirottoaux : 62 k., dont 52 k. en ch. de fer en 1 h. 10, 5 fr. 80, 3 fr. 95 ou 2 fr. 55, puis 6 k. en voit. publ. à Lagniou, où l’on pourra déj., et enfin 6 k. par voit. part, des bétels ; — 3° par lo ch. do fer de l’Est de Lyon; 49 k., dont 32 k. en ch. de fer jusqu’à Crémieu, en 1 h. 10, 2 fr. 65, 2 fr. ou 1 fr. 45; et 17 k. en voit. part, (aux hôtels ; de Crémieu aux grottes, 15 fr.) ; — 1° en circulaire, ail. à Ambérieu par le P.-L.-M., d’Ambérieu aux grottes en voit, part., des grottes à Crémieu en voit. part, par le Val d'Ainby, do Crémieu à Lyon par l’Est de Lyon ; — 5* en autos (locations aux garages d'autos, V. p. 10), routes plates et excellentes, 90 k. cnv. ail. et ret., ail. par los routes de Lyon à Crémieu, le Val d’Amby, et ret. par Anthon et Jonage (on pourra joindre la visite des vastes usines productrices d’électricité de Jonage, se munir d'une permission à la Cu, rue de la République, 37).
De la garo de l'Est do Lyon le train traverse une plaine sans intérêt. — 12 k. Meyzieux, d'où uno correspondance du ch. de fer dessert (5 k. en 30 min., 40 c.) Jonage et les très curieux et immenses travaux de la prise d'eau des forces motrices du Rhône. — 26 k. Pont-de-Chéruy, où l'on prend la voit. publ. — On suit à dr. la ligne des collines calcaires dans lesquelles sont ouvertes les grottes, tandis qu'à g. on se rapproche du Rhône.
46 k. Lu Balme. — A 500 m. .8.-E., au-dessus du v., la grotte de la Balme (hôt. Gallay, pour visiter la grotte, s’adresser au pavillon en face de la grotte : 2 fr. d'entrée, bougie comprise, par pers., 1 fr. 50 par guide pouvant diriger ,10 pers. et 50 c. pour vêtements, flammes de Bengiuo en plus; on so dévêtit en partie pour revêtir de grandes blouses), l’une des plus anciennement renommées do la France, s’ouvro dans un rocher calcaire, taillé à pic. A l'ontréo de la grotte s'élève uno église (xii* s.) comprenant deux petites chapelles superposées. A g., un grand escalier, percé d'une ouverture ogivale pour donner passage au ruisseau qui remplit une partie do la grotte pondant l’hiver et le printemps, mène à la plate forme de la chapelle supérieure. Au fond du vestibule, ou grotte principale (33 m. do hauteur sur 21 m. do largeur et 76 m. de profondeur), s’ouvrent deux galeries. Celle do g., longue do 246 m., la plus facile à
fiarcourir, conduit à la cuisine de Mandrin, puis à la grotte des Diamants nombreuses stalactites ternies par la fumée), et renferme plusieurs bassins où lo ruisseau tombe en cascatellos. une belle colonne de pétrifications et un lac (119 m. de long., 6 à 8 m. do larg., 4 m. do profond, maximum) que l’on peut parcourir en bateau. Le lac et le retour du bateau, qu’on a abandonné et qui revient éclairé de nombreuses bougies, produisent de très curieux effets de lumière, qui valent seuls la visito. Dans la galerie de dr-, longue do 239 m., stalagmite représentant très vaguement un Capucin, grande salle des Chauves-Souris et autres cavernos moins intéressantes.