‹ Guide officiel du Klondike [microforme]Chapitre 13 sur 54 · ER RER ER EE · texte numérisé non relu

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ma lunette, que j'ajustai ensuite, Pendant ce temps, la plupart des autres s'occupaient de construire notre quartier d'hiver et un observatoire magnétique. Comme je m'attendais à des températures excessivement basses pendant l'hiver, je pris toutes les précautions voulues pour assurer le comfort de l'expédition dans la mesure du possible.

* # + + + * RELEVÉ DE LA FORTYMILE RIVER DEPUIS SON EMBOUCHURE JUSQU'À LA FRONTIÈRE,

Le Yy février je repris mon travail là où je l'avais laissé l'été précédent.

Les jours n'étant que de quatre ou cinq heures de durée, nous n'avancions naturellement que très lentement, en sorte que je n'arrivai à la frontière que le 12. La distance de l'embouchure de la Fortymile à la frontière est de 23 milles, en suivant le cours du fleuve. Je marquai approximativement le point d'intersection de la rivière et de la frontière en faisant des entailles aux arbres et en les marquant des lettres ‘* A” ou ‘*C” (pour Amérique où Canada) suivant qu'ils se trouvaient à l’est ou à l’ouest de ce point.

Ici, les accidents naturels du terrain facilitèrent beaucoup mes observations. Du côté nord de la rivière, deux petits ruisseaux viennent déboucher presqu'au même point dans la Fortymile, et entre les deux embouchures, se trouve justement un mamelon de rochers qui a 150 pieds de hauteur. Ce mamelon se trouve placé précisément à l'endroit où la frontière croise le fleuve. De son sommet on aperçoit les différentes vallées des ‘‘creeks”” * jusqu'à une distance de plusieurs milles. Ce fut le premier endroit que je trouvai sur la Fortymile où je pus obtenir une vue aussi étendue.

Je rentrai alors au poste à l'embouchure du fleuve et j'y passai deux jours, en compagnie de Messieurs Harper et McQuesten et des mineurs qui étaient campés aux environs. En 1836 on découvrit de l’or en morceaux, ‘‘ coarse gold,” sur la Fortymile River ; c'était la première fois qu’on eût découvert de l'or sur le Yukon ou sur ses tributaires. L'or en morceaux, ‘‘ coarse gold,” est le grand désidératum de tous les mineurs, et aussitôt que la nouvelle se répandit parmi les autres camps miniers, où l’on n'avait trouvé jusqu'à ce jour que de l'or fin ou en poussière, tout le monde se porta en foule aux ‘‘ coarse gold diggings ” de la Fortymile.

Une centaine de mineurs, dont la plupart campèrent à Fortymile, passèrent

l'hiver dans le pays. Il y en eut quelques-uns qui hivernèrent à l'ancien poste con- |

struit par François Mercier de Montréal, qui lui avait donné le nom de Belle Isle. Ce poste est situé un peu au-dessus de l'endroit où le Lieutenant Schwatka a placé

la première frontière, mais il se trouve à douze milles au-dessous du point où je l'ai

placée, d'après rmon relevé et mes observations.

Lorsque je me trouvais à Fortymile les mineurs se montrèrent très désireux de |

me voir, afin de se familiariser avec nos lois et avec nos regrlements miniers. Je leur expliquai tout, aussi clairement que mes Connaïssances :t les documents que j'avais à ma disposition me permirent de le faire. Il y en zut beaucoup qui trouvèrent nos règlements excessivement sévères et difficiles : observer. Ils avaient l'habitude du systême des Etats-Unis, qui permet à chaque communauté de mineurs de faire ses propres lois, en les basant sur la loi générale du pays et d’élire son propre ‘‘ Recorder,” qui est chargé de veiller à ce que ces règlements soient observés.

Je pris note de leurs observations et j'y répondis aussi bien que je le pus, en leur

promettant aussi de faire part de leurs observations au Gouvernement. Ceci a déjà été fait dans un rapport que j'ai envoyé pendant le printemps de 1888. Ce rapport n'ayant qu’une importance administrative, il est inutile d'en citer les termes ici. Pendant l'hiver, il y eut à Fortymile de nombreux cas de maladie, dont la plupart furent scorbutiques. Sur trois décès, il n’y en eut qu'un cependant qu’on pût attribuer au scorbut.

Je revins à mon quartier le 17 février et je m'occupai immédiatement de faire

* Petites rivières.

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