‹ Guide pratique du compositeur d'imprimerieChapitre 107 sur 127 · MO · texte numérisé non relu

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Le paquetier est tenu de distribuer^ si ce n'est inunédiatement lors de sa rencontre^ du moins aussitôt que possible^ l'italique qui peut se trouver dans sa distribution. — Lorsque cçt italique est insuffisant pour les besoins communs, et qu'il en est fourni par la conscience, chaque paquetier doit en distribuer sa part, qu'il s'en trouve ou non pour le moment dans sa copie. Il en serrait autrement si un seul paquetier avait un passage de longue

(1) U serait à désirer que, de même qu'on le fait dans certaines iniprinieries pour le metteur en |)ages relativement à son bordereau , fl fût fourni à clia(]ue paquetier une noie imprimée de la nature de celle-d, et qu'il n'aurait plus qu'a remplir.

263 CHAPITRE YI, PARAGRAPHE U.

étendue à composer : il doit^ dans ce cas^ en distribuer lui-même la quantité qui lui est nécessaire.

Lorsqu'une casse italique est conunune à plusieurs paquetiers, elle est de droit au premier occupant^ soit pour composer^ soit pour distribuer; mais celui-ci doit se dispenser de lever la totalité de ritalique si sa copie est divisée en plusieurs alinéa, afin de laisser, successivement, la place libre au suivant.

Le paquetier est tenu d'enlever immédiatement la distribution qui lui est désignée par le metteur en pages; et, dès ce moment, il en devient responsable. Lorsqu'il quitte un ouvrage sans espoir de le reprendre de longtemps, il doit la rendre au metteur en pages, ou à la conscience si l'ouvrage est terminé.

Lorsqu'un paquetier manque d'interlignes ou d'une sorte quelconque, il doit en avertir son metteur en pages, et ne rien bloquer sans ordre de sa part. S'il agit autrement, l'interlignage ou le débloquage reste à sa charge. Il est même tenu, lorsqu'il s'agit d'un ouvrage en train ou terminé, de retirer, en temps opportun et sur la demande du metteur en pages, les interlignes ou les sortes de la distribution pour mettre sa composition en état. Lorsque la lettre est rare , et qu'il consacre la part qui lui revient à ce. travail, il ne peut en exiger d'autre du metteur en pages, par la raison bien simple que souvent il a travaillé, quoique en bloquant, pendant que les autres paquetiers se reposaient.

Le paquetier doit recevoir sa casse en bon état des mains de la conscience; mais il est tenu de la rendre également en bon état lorsqu'elle lui devient inutile. — 11 doit la souffler de temps en temps, afin que la poussière ne s'y amasse pas. — Il doit également avoir le soin de ramasser immédiatement les lettres qui, en composant ou en distribuant, pourraient s'échapper fortuitement de ses mains, afin d'éviter qu'on ne marche dessus.

Si, par accident ou par maladresse, un paquetier fait un pâté, il doit le composer et le distribuer le plus tôt possible.

Le paquetier doit remettre, en ordre, à la conscience, les sortes étrangères à sa casse, et dont il n'a pas besoin. Il en est de même de toute sorte surabondante, qu'il ne doit pas garder sous

ATTRIBlîTIONS DC METTEUR EN PAGES. 263

son rang, réservé seulement à recevoir les paquets de composition, les sortes courantes survidées accidentellement, et les interlignes nécessaires à la composition.

De même que le prote doit, pour l'ensemble du travail, comi>ler sur la présence du metteur en pages, celui-ci doit, à son tour, pouvoir compter sur celle du paquetier pendant une journée ordinaire, c'est-àrdire environ dix heures. Si donc, durant ce temps, le paquetier a besoin de s'absenter, il doit en prévenir le metteur en pages, afin que ce dernier fasse, si besoin est, continuer sa cx>pie ou sa correction.

$ îîi.

Lorsqu'un metteur en pages reçoit un labeur pour le faire exécuter, il doit s'enquérir du caractère du corps de l'ouvrage (1), de celui des notes (2), additions (3), préface (4), table (5), etc. ; de la justification, du nombre de lignes à la page; s'il y aura de

( 1) Le caractère doit être approprié au format; on emploie ordinairement :

Dtnf l'in-folio , du quatone , du seize et aU'deasui*;

Dans l'in-quarto , du onie au seite ;

Dons l'in-octato , du neuf au doute :

Dans rin-douxe , du sept au onze ;

Dans l'in«lrente-deux et i'in«di«-bult . du cinq au neuf.

(2) Le caractère des notes Tarie, généralement, de quatre à cinq points au-dessous de celui du texte, pour le dix-huit et le seize; et de deux, à trois points, du quatorze au six.

(3) Lorsqu'un ouvrage comporte des additions et des notes, les additions doivent être d'un caractère inférieur à ces dernières : ainsi , lorsque les notes sont en neuf, elles se font en sept; si en huit, en six; si en sept, en cinq. Mais lorsqu'il n*y a pomt de notes, on peut en augmenter la force.

(4) On emploie pour les préfaces, introductions, etc., un caractère de deux h trois points au-dessus de celui du texte.

(5) Le caractère des tables est à peu près celui des notes; mais il varie selon qu'elles occupent la justiflciition totale ou qu'elles sont à deux colonnes; dans W dernier cas, il doit être plus petit que dans le premier.

simples folios ou des titres courants^ et, dans ce cas, comment ils seront coupés; si les longues citations seront guiilemetées au long, ou simplement au commencement de chaque alinéa; si les notes seront séparées par des filets, et par quels renvois on les indiquera; si Torthographe particulière de l'auteur sera conservée; enfin, si les divisions de l'ouvrage se suivront, ou tomberont en page ou en belle page.

Le metteur en pages doit, en outre, toutes les fois que la nature du travail l'exige, prendre près du prote, de l'auteur ou du libraire, les renseignements qu'il juge nécessaires pour la régularité de l'ouvrage. Après avoir pris ces renseignements, il collationne la copie pour s'assurer de la pagination; et si celle-ci manque, il doit ou là faire faire immédiatement, ou la faire luimême avec soin. 11 prend en même temps connaissance des titres, notes, tableaux, etc., qui peuvent s'y rencontrer, afin de savoir à l'avance à quoi s'en tenir à cet égard.

Le metteur en pages est tenu, mais, on le conçoit, dans des bornes très-restreintes, d'aider le paquetier à résoudre une difficulté de copie, soit pour la lecture, soit pour un renvoi, soit pour un alinéa à former ou à supprimer; encore ne peut-il être, dans aucun cas, responsable des erreurs commises à ce sujet.

Lorsque le metteur en pages délivre de la copie à un paquetier, il doit lui indiquer l'endroit où il faut commencer en y inscrivant son nom sur la marge (Voir page 284). Il lui transmet en même temps les instructions nécessaires, soit verbalement, soit, lorsqu'elles sont d'une certaine étendue, par une petite note écrite. Si, faut« d'agir ainsi, les paquetiers commettent des erreurs, les corrections qui en sont la conséquence doivent être à la charge unique du metteur en pages, à moins que ce dernier n'ait été lui-même privé des renseignements convenables, ou n'en ait reçu d'inexacts; cas dans lequel les corrections retombent sur qui de droit. — Il est entendu qu'il ne s'agit ici que de choses exceptionnelles; car, pour tout ce qui est d'usage ordinaire dans l'imprimerie en général, et même dans une maison particulière, le metteur en pages ne doit aucun avis, à moins que, dans ce dernier cas.

ATTRIBUTIONS DU METTEUR EN PAGES. :26ô

il n'ait afSedre à un paquetier nouvellement embauché, et par conséquent étranger aux usages de rimprimerie où il se trouve.

Le metteur en pages doit donner lui-même la justification à ses paquetiers, en leur remettant quelques interlignes, et non en leur désignant simplement le numéro ou le nom de Tinterligne à prendre.

Lorsque tout ou partie d'un ouvrage se fait plein et n'est pas sur une interligne quelconque, c'est au metteur en pages à donner la justification à chacun de ses paquetiers, soit avec des n, soit, et préférablement, avec des cadrats ou des cadratins.

Lorsque le metteur en pages délivre la copie d'un dictionnaire, d^une table, etc., formée de cartes ou de feuillets ne comportant qu'un seul article chacun, il doit, après l'avoir cotée (si elle ne l'a pas été par l'auteur), réunir, par une ficelle passée dans un trou pratiqué à l'angle inférieur gauche, la quantité de feuillets qu'il destine à chaque compositeur : il évite par là le désagrément de voir s'égarer quelque portion de la copie.

Lorsque le metteur en pages reçoit une copie divisée en plusieurs parties dont la cote est semblable et recommence à chacune d'elles, il doit, avant de la délivrer, attacher chaque partie, si elle est de peu d'étendue, et y ajouter, sur le premier feuillet seulement, les lettres A, B, C, etc.; si, au contraire, chaque partie de copie est assez considérable pour ne pouvoir être donnée à un seul compositeur, il faut répéter la lettre indicative sur chacun des feuillets des diverses parties : 1 A, 2 A, etc.; I B, 2B,etc.

Lorsqu'un ouvrage contient des abréviations souvent répétées, le metteur en pages doit en donner la liste par écrit à ses paquetiers, afin qu'elles soient faites d^une manière uniforme.

Il est nécessaire que le metteur en pages inscrive sur un registre la cote et le premier mot de la copie qu'il donne à ses paquetiers. Par là, il facilite la recherche des rattrapages, et évite en même temps des contestations, qui découlent trop souvent soit d'un nom oublié sur l'épreuve lors de la correction , soit d'une erreur dans le nombre des compositions lorsqu'on fait le relevé

des comptes. Ce registre, qui sert aussi à inscrire la réception des compositions (1), est ainsi oonçu :

Mémoirex du roi Joseph, m-8<*, onze serré, 3i lignes à k\ n, bb c.

M. FALUXI'.

I S6 // M( necFumire.

Liffin.

M. REYMU?I.

Dnu raiêama.

Liimn.

M. HUGELKT.

Rfriamc.

144 Çu^iméencce. 1,700

Lignes.

Le metteur en pages est tenu d'enlever les paquets de composition sous le rang du paquetier, au fur et à mesure qui! en a besoin.

Le metteur en pages doit composer lui-même ses notes, si elles ne sont pas nombreuses, ou, dans le cas contraire, les faire composer par une personne spéciale; mais il ne peut exiger que chacun de ses paquetiers change de casse pour les lui composer, lors de leur rencontre dans la copie. — Ceci s'entend également de tout titre, à moins qu'il ne soit du caractère de l'ouvrage. "

Le metteur en pages doit fournir à ses paquetiers les ficelles et les porte-pages nécessaires. îl doit également leur faire délivrer par la conscience les sortes spéciales dont ils peuvent avoir besoin en dehors de leur distribution.

Il est dans l'intérêt bien entendu du metteur en pages de ne desserrer la distribution que lorsqu'il a de nouvelles feuilles à imposer; mais comme il doit avant tout veiller à ce que ses paquetiers n'éprouvent point, par sa faute, d'interruption dans leur travail, il agira convenablement en desserrant, s'il est possible,

(1) A la fin de la semaine ou du mois, selon le mode de pavement, le metteur en pages fait Tappel des oompositioiis de chaque ouvrage avec ses paquetiers, et marque, au-dessous du total, tant de lignes en bon ou en salé, selon quil lai a été compté plus ou moins que les compositions inscrites. Le bon est reporté en tète des inscriptions à venir; le salé se déduit sur la ou les premières composi> tions livrées. — Le metteur en pages n'est, en aucime manière, tenu de donner du salé à ses paquetiers; il a le droit, au contraire, de se réserver du bon pour réquivalent des corrections qui restent à fain* après la banque.

aussitôt leur demande^ dût-ii faire une double fonction en mettant momentanément les garnitures sur un ais.

Le metteur en pages doit fournir la distribution à ses paquetiers dégagée des folios, titres^ notes, additions, et opérations quelconques.

Lorsque la distribution est abondante et rentre régulièrement chaque jour, le metteur en pages doit la partager selon Thabileté de ses paquetiers, afin que tous puissent remplir leur journée; mais si elle est rare et qu'il y ait pénurie d'ouvrage, il doit la partager le plus également possible.

Le metteur en pages doit jeter un coup d'œil comparatif sur les alinéa de la copie et sur ceux de la composition : il suit de là que tout remaniement résultant de Tomission d'un alinéa est néces> saîrement à sa charge, ainsi que le payement de la composition à faire. Il en est de même à l'égard d'un alinéa doublé; mais il peut, dans ce cas, rabattre le montant de la composition au paquetier.

Le metteur en pages a le droit de refuser toute composition qui n'est pas exécutée dans les conditions voulues, c'est-à-dire bien espacée, bien justifiée, et liée solidement.

Tout remaniement occasionné pour faire une ligne de plus ou de moins, en mettant en pages, afiifi d'éviter les pages courtes ou longues, est à la charge du metteur en pages; à moins, cependant, que la composition n'ait été tenue trop large pour faire une ligne à voleur, ou étranglée sans nécessité : cas où le remaniement doit être fait par le paquetier. Toutefois, il est nécessaire d'attendre la rentrée de l'épreuve en typographique, pour être sûr que la présence d'un bourdon ou d'un doublon ne viendra pas modifier la composition sous ce rapport. On se borne provisoirement à enlever le bout de ligne qui doit être regagné, ou à jeter une ligne de blanc à l'endroit où l'on projette de faire une ligne de plus.

Aussitôt qu'une épreuve lue en typographiqtte est i*emise au metteur en pages, il doit en faire exécuter la correction le plus têt possible, afin d'en accélérer l'envoi chez l'auteur : il la re-

268 CHAPITRE VI, PARAGRAPHE lU.

met^ à cet effet, au compositeur qui commence la feuille, et, à son défaut, au suivant (1).

Avant de serrer une feuille corrigée en typographique, le metteur en pages s'assure qu'il n'est resté aucune lettre, cadrât, ou interligne, sur le châssis, les pages ou le marbre; dans le cas contraire, il doit les faire enlever par le dernier qui a corrigé, celui-ci étant autorisé à agir de même envers celui qui Ta précédé au marbre. — H s'assure aussi que les folios, titres, notes, etc., ont été corrigés, et que les transpositions ou remaniements ont été faits d'une manière convenable.

Le metteur en pages doit, lors de la correction d'une épreuve d'auteur ou d'un bon à tirer, faire réparer par le paquetier toutes les défectuosités résultant d'une composition mal faite ou d'une correction mal exécutée; bien que, dans le premier cas, ces défauts n'aient pas été signalés à la typographique.

Le changement des renvois de notes est à la charge du metteur en pages, sauf à lui, s'ils sont trop nombreux, de les compter en surcharge ou dans le temps des corrections; mais, dans aucun cas, ce travail ne regarde le paquetier.

Lorsque le metteur en pages fait bloquer une sorte sans l'autorisation du prote, il ne peut mettre les frais de débloquage à la charge de ses paquetiers; ces frais, en cas de contestation, doivent être supportés par lui. — D en est de même s'il fait composer sans interlignes, et qu'il faille interligner après coup.

Lorsque la nature de l'ouvrage exige la correction d'épreuves typographiques en paquets, lé metteur en pages est tenu d'enlever les paquets pour en faire faire épreuve, et de les rapporter en bon ordre aux paquetiers pour qu'ils les corrigent.

Le metteur en pages (ou la personne qui corrige pour lui) est tenu d'appeler l'attention de celui qui voit les tierces , en entou-

(1) La correction des épreuTes ne devant souffrir aucun retard, le tnetteur en pages est autorisé, en cas d*absenoe d'un paquetier en dehors des heures de repas (et même pendant ces heures, s'il y a nécessité), à faire corriger pour Tabfient, et à lui retenir le montant de la correction h la banque.

rant sur le bon à tirer les parties de pages ou de lignes^ tombées ou écrasées, qui auraient été recomposées. — L'usage, malgré cela, ne le rend pas responsable des erreurs qui pourraient résulter de l'omission de cette indication.

Le metteur en pages doit désigner la nature des épreuves qu'il remet au prote; à cet effet, il marque en tête de chaque feuille si c'est une typographique, une première, une deuxième, etc.

La copie doit être Jointe à la typographique; et, après la correction de celle-ci, elle se joint de nouveau à la première pour être envoyée à l'auteur, qui, ordinairement, la garde. — La première corrigée se joint à la deuxième, et ainsi de suite.

Le temps passé aux corrections d'auteur doit se marquer en tête de l'épreuve, avec le nom de celui qui a corrigé; puis le metteur en pages l'inscrit immédiatement de son côté sur un registre qu'il tient à cet effet, et qu'il peut disposer ainsi : •

Œuvres de M. Rcederer, tome II.

COMNêlTIOM.

COMtOSITBOM.

COMKMITIOM.

hr..

OOMPOSITSOU.

M. Straus.

M. Sage.

M. Paulin.

M. Emile.

M. BreasoU».

M.FrUlcy.

M. Guy.

M. Straus.

M. Dupré.

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tt

M. Hogelet.

M. Sage.

M. Reymon.

M. FéUx.

M. Hogelet.

M. JofTroy.

M. Sardine.

Le relevé de ce registre lui sert pour reproduire le détail des corrections lorsqu'il fait son bordereau.

Lorsque le metteur en pages reçoit un ouvrage, il en établit le prix de la manière suivante : Le nombre de lignes que comporte la page étant connu, on s'assure combien il entre d'n dans la justification, et l'on multiplie le nombre d'n par celui des lignes; ce qui donne le contenu d'une page. On multiplie ensuite ce produit par le nombre de pages du format, pour obtenir le total d'n de la feuille, et celui-ci est à son tour multiplié par la Valeur du mille.

Eniiu, on ajoute au résultat de cette multiplication (qui est le prix de la feuille en paquets) le prix de la mise en pages.

EXEMPLK :

Nombre d'n à la ligne 42

Nombre de lignes à la page 29.

Nombre d'n à la page 1344

Nombre de pages à la feuille 16

Nombre d'n à la feuille 21504 ou 22,000 (f)

Prix du mille 55 c.

Prix de la feuille en paquets fr. 12,10

Mise en pages 2

Prix de la feuille en pages fr. 14,10

Tout ce qui est en dehors du texte, comme notes, additions, tableaux, etc., se compte en surcharge à la fin du volume (2).

(1) Dans la plupart des impririieries , le mille se compte au-dessus de 500, et sr néglige au-dessous de ce nombre.

(2) On évalue la surcharge d'un caractère inférieur sur œlui du texte, en prenant le nombre de lignes d'une page de chacun de ces caractères et en le multipliant d'abord par le nombre d'n que contiennent les lignes, puis par la valeur du mille. La difTérence en plus d'une page sur Tautre se multiplie ensuite par le nombre de pages fourni par la totalité des lignes du caractère inférieur, dont on a préalablement fait un relevé exact. — La surcharge des additions, filets, accolades, fractions, etc., se compte selon les prit convenus.

Il n'est rien déduit au metteur en pages pour les pages qui sont d'un caractère supérieur au corps de l'ouvrage, à moins, cependant, que ces dernières ne soient en grand nombre. — Il en est de même à l'égard des pages blanches qui se rencontrent dans le corps de l'ouvrage, ainsi que de celles qui terminent un volume, si ces dernières n'excèdent pas les nombres suivants : une page dans une forme in-4^, deux et même trois dans une feuille; une page dans un quart in-8°, deux et trois dans la demi-feuille ou la feuille; une, deux et trois dans une demi4euiil«* ou une feuille in- 1 2 mi in- 1 8 .

Le metteur en pages doit apporter la plus grande clarté dans renonciation de son bordereau, afin d'en faciliter le contrôle par qui de droit. Il doit à cet effet, lorsqu'il compte un ouvrage pour la première fois, y relater le format, le caractère, le nombre de lignes à la page, celui des n à la ligne et à la feuille, le prix du mille, le prix de la feuille en paquets, celui de la mise en pages, et le prix total de la feuille. — Les corrections doivent y être ii^scrites par ouvrage, et selon l'ordre numérique des feuilles, avec leur cote de 1", 2«, 3% etc. ; le temps passé, et le nom de la personne qui a corrigé (1). — Les surcharges doivent aussi y être motivées avec détail. — Le modèle de la page qui suit donnera, du reste, une plus juste idée de la contexture d'un bordereau.

Lorsque, au début d'un ouvrage, le metteur en pages donne une feuille à imposer à la conscience, il doit lui faire connaître le nom du papier, et, dans certains formats, s'il y aura un ou plusieurs cahiers à la feuille.

Lorsque le metteur en pages termine un ouvrage dont les garnitures lui sont encore utiles pour imposer les dernières feuilles ou pour un nouveau labeur sur la même justification, il doit desserrer lui-même les feuilles tirées pour en prendre les garnitures, et avertir la conscience, afin qu'elle enlève la lettre. Si, au contraire, la lettre seule lui est nécessaire, les formes doivent être desserrées et dégarnies de leurs titres par la conscience.

Le metteur en pages est responsable de la mise en pâte des titres qu'il conserve pour son besoin, ainsi que des feuilles qu'il a en châssis; mais lorsque, l'ouvrage étant terminé, il a prévenu la conscience que ces dernières lui devenaient inutiles, il demeure étranger aux accidents qui pourraient leur survenir. — La distribution des titres de réserve qui se trouvent dans ses galées est à sa charge, à moins (ce qui est préférable pour l'ordre) qu'il ne les remette en paquets et en bon état à la conscience.

(1) Lorsque retendue des corrections ne permet pas d'en donner le détail sur la première page du bordereau, on fait figurer seulement le total sur cette page, «4 Ton reporte le détaU au verso, comme on le voit page 27^.

GUAPITRË VI ^ PARAGRAPHE 111.

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