IN-DOUZE
Deux demirJeuHlea différentes en un cahier chacune.
La feuille s'impose comme les feuilles in-douze en deux cahiers égaux, pages 351 et 352.
IN-8EUBE.
Deux denû-feuilles , semblables ou dlfTérentes , en un cahier chacune.
La feuille s'impose comme la feuille in-seize en deux cahiers égaux , page 367.
IN-VINGT-QUATBB. Deux demi-feuillea , semblables ou différentes, en un cahier chacune,
La feuille s'impose comme la feuille in-vingt-quatre long en deux cahiers égaux, page 39i .
IN-TBENTE-DEUX.
Deux demi-Jeuilles semblables en deux cahien chacune.
Les deux formes s'imposent comme la demi-feuille in-trenle-deux en deux cahiers égaux, page 400.
* IN-TRENTE-nEUX.
Deux demi-feuilles différentes en deux cahien chacune.
Les deux formes s'imposent comme les précédentes ; mais il faut avoir le soin de mettre les pages de chaque demi-feuille dans un coté distinct du châssis , afîn de pouvoir couper le papier dans le sens de la barre pour séparer les deux demi-feuilles.
ADDiTioN , Marcbbttb. — Petite note (date ou indication quelconque) placée en marge , hors de la justification , et sans renvoi.
Ajouté. — Mot, phrase ou partie de phrase qui n'était point à la copie , et que Tauteur ajoute à la correction de son épreuve.
Alihéa. — Première ligne de texte, renfoncée d'un cadratin. — Faire un alinéa; remanier un alinéa; transposer, intercaler un alinéa,
Anglet. — Ouverture d'angle faite à l'extrémité d'un filet destiné à encadrer un tableau , une couverture , etc. — Fc^e un anglet à la Ihne, au coupoir, au canif.
Approche. — En fonderie, c'est la distance naturelle qui existe entre les lettres et le blanc nécessaire que porte chacune d'elles. Un caractère est plus ou moins serré d'approche , selon que sa forme le comporte. C'est du montage du moule que dépend la justesse et l'égalité proportionnelle de l'approche de toutes les lettres d'un caractère entre elles. — Dans la composition, c'est la séparation inopportune de deux lettres , causée par la présence d'un corps étranger, ou par une partie saillante de matière provenant bien souvent d'un coup de pointe donné maladroitement à la lettre sur le côté de la frotterie.
Banque. — Payement des ouvriers. — Livre de banque; lH)rdereau de banque; faire la banque,
Rardbaddf. (casse). — On se sert de cette expression pour désigner la casse dans laquelle certaines sortes manquent , tandis que d'autres y sont surabondantes; ce qui la fait ressembler à un bardeau, grand casseau destiné à recevoir les sortes surabondantes des casses de chaque caract^^e.
Bbllb pagb. — Page impaire, ou recto du feuillet. — Faire tfmJber lê$ Uvres, les chapitres, etc. , en beUe page.
Blancs. — On appelle ainsi, en fonderie, les espaces, demi-cadratins, cadratins et cadrats. — Les blancs d'une fonte.
On dit qu'un caractère porte son blanc, lorsque Tœil est au corps dans une proportion relative inférieure.
Il y a des lettres qui , par leur conformation , semblent porter du blanc soit en pied , soit en tète lorsqu'elles sont placées auprès de certaines autres, bien que leur approche réelle soit uniforme avec celle de tout le caractère , conmie , par exemple , AV, FA , PAYA , TA , etc.
Les interlignes, les réglettes, et les lingots, forment une seconde espèce de blancs particulièrement destinés à prolonger retendue verticale de la composition, à figurer tout autre blanc de remplissage, de garniture, etc.
Dans la composition on appelle blancs Tintervalle que Ton met entre les lignes de titres en sus de Tinterlignage ordinaire. — Jeter du blanc; ajouter une Ugne, deux Uçnes de blanc.
Dans rimposition , les fonds et les têtières s'appellent les petUs blancs; et les marges extérieures et de pied , les grands blancs, — Augmenter, diminuer les fonds, les tétUres, la barre, de^O,de 30 points,
Blanchm. — Ajouter du blanc dans les titres ou dans les garnitures.
Blocage. — Lettre retournée provisoirement, et mise avec intention à la place d'une autre. — Celte feuUle contient du blocage,
Bloi^uer. — Remplacer par des lettres de même épaisseur, en les retournant le cran en dessus, celles qui sont momentanément épuisées dans une fonte.
Bois. — On comprend sous cette dénomination générale toutes les parties en bois qui servent à garnir une forme (les biseaux, réglettes, feuillets, coins, etc.); mais, rigoureusement, on n'appelle ainsi que celles d'une certaine épaisseur, comme le 36 , le 40, le 48 , le 72 , le 96 points.
BoRDBBBAu. — Ou appelle ainsi la note que le metteur en pages fournit au prote , et sur laquelle il relate la composition et les corrections faites dans le mois ou la quinzaine, selon le mode de payement. — Faire, donner son bordereau.
HouRDOM. — On appelle bourdon Vomission faite , par le compositeur, d'un mot, d'une phrase, etc. , de la copie.
Brochure. — On donne généralement ce nom aux ouvrages qui n'atteignent pas dix feuilles.
Cadbe. — Filets taillés en aiiglet , et servant à encadrer de la composition.
Caractère. — Terme générique qui comprend les différentes espèces de lettres en usage dans l'imprimerie. Il y a plusieurs sortes de caractères : le plus usité est celui dit romain, dont les lettres sont droites et qui fait le fond de tous les ouvrages; et le caractère italique, qui a ses lettres penchées comme récriture , et qui s'emploie généralement pour faire ressortir certains mots ou phrases. — On dit gros caractère, petit caractère; caractère compacte, poétique, gras, de fantaisie, etc.
Carton. — On appelle ainsi quatre pages d'un format quelconque (excepté l'in-folio et l'in-quarto, où elles forment feuille et demi-feuille) offrant un seul morceau de papier que l'on plie en deux. — Carton de titre, de fin, intercalaire; réimprimer un carton.
Chasser. — On se sert de ce mot pour exprimer qu'il entre moins de lettres à la ligne , à la page , à la feuille de tel caractère , comparativement à tel autre , quoique de la même justification. On dit , par exemple , que le dix chasse plus que le neuf, et celui-ci plus que le huit. On emploie encore cette expression quand on blanchit les titres plus qu'il n'est d'usage, que l'on fait tomber en page ou en belle page certaines divisions, ou que l'on raccourcit la longueur des pages et leur justification pour ar-' river à grossir un volume.
Chevaucher. — On entend par là les mots qui manquent d'alignement par le fait de quelque ordure ou do lettres d'un corps supérieur; et plus particulièrement lorsqu'une lettre de fin de ligne se met à cheval sur la ligne précédente ou suivante par un serrage irrégulier. — Cette lettre, ce mot, cette ligne chevauche.
Composer. — Mot qui exprûne particulièrement l'action d'assembler l^ lettres dans le composteur, ihais qui s'applique aussi à la combinaison des tableaux de tout genre. — Composer une ligne, une page, un tableau , une couverture, etc.
Compositeur. — Nom de celui qui exécute les travaux relatifs à la composition typographique.
Composition. — On appelle ainsi tout assemblage de lettres, de filets, de lignes quelconques, destiné à être reproduit sur le papier par l'imprcs-
sion. (On appelle aussi composition le lieu où 8*e\écute ce travail.) — Bonne, mauvaise composition; composition mat espacée, trop large, trop serrée; aller à la Composition.
Conscience. — On désigne par ce mot les ou\ riers compositeurs qui travaillent à la journée : un homtne de conscience, la conscience. On appelle aussi conscience le lieu où ces ouvriers se tiennent habituellement : Aller à la Conscience.
CopiK. — Manuscrit ou livre imprimé d'après lequel Touvrier fait la composition. — Copie manuscrite, imprimée; bonne, mauvaise copie; prendre, donner de la copie; terminer sa copie.
(loQUiLLB. — On nomme ainsi toute lettre placée, en distribuant, ailleurs que dans le cassetin qui lui est propre; ou bien encore celle que Ton C&it tomber d'un cassetin dans un autre en composant dans une casse trop pleine. On donne aussi ce nom à la lettre fautive que le compositeur a placée à son insu dans sa composition , et dont la correction lui est indiquée à l'épreuve.
Correcteur. — Personne chargée de lire les épreuves pour indiquer les fautes qui s'y trouvent. — Correcteur en première, en seconde.
Correction. — Expression générique par laquelle on entend l'exécution des changements ou corrections de diverse sorte iinliquées sur une épreuve par l'auteur ou par le correcteur.
CÔTÉ DR pbemiârb , DE SECONDE. — On appelle côté de première la forme dans laquelle se trouve la première page d'une feuille; et côté de seconde ou de deux, celle où se trouve la seconde page. — Desserrer le côté de première, de seconde.
Coucher la lettre. — La lettre se dit couchée lorsqu'elle est mal redressée dans le composteur ou la galéo , ou après l'épreuve d'un paquet mal lié ou mal soutenu sur la presse. Il est important de la remettre bien d'aplomb sur son pied , sans quoi le coté des lettres couchées marque peu ou point du tout lors du tirage. *
Cran. — Petite entaille faite à la lettre pour indiquer le sens dans lequel elle doit être placée dans le composteur. — Mettre une lettre cran dessus, dessous; du onze tm cran, deux crans; du douze cran des.ms et dessous.
Crénêe. — On appelle lettre crénée celle dont l'œil déborde le cor|)s dans certaines parties, comme le/, le j italiques. Elles demandent des soins |)articuliers à la distribution et à la correction.
VOCABULAIRE TYPOGHAPHIQCE. 423
CuL-DB-LAMPB. — Softe d*arraDgement triangulaire que Ton donnait autrefois aux titres, mais que Tusage regarde aujourd'hui comme vicieux. C'est aussi une sorte de fleuron. — Faire, éviter un cul-de-lampe.
Débauchrb. — C*est remercier un ouvrier lorsque Fouvrage manque , ou pour une cause quelconque de mécontentement.
DAbloqubb. — C'est mettre la lettre bloquée à la place de celle qui en tenait lieu provisoirement.
Dégarnir. — C'est enlever, avec le châssis, les diverses parties de plomb et de bois qui séparent les pages, soit pour transposer ces dernières, soit pour exécuter des corrections considérables ; c'est , de plus-, enlever les lignes de pied, de tête, titres, notes, etc., pour préparer la distribution aux paquetiers. — Dégarnir une forme, une feuille, de la lettre.
Dblbatur. — Ternie et signe de correction qui indique ce qui doit être supprimé.
DÉPATI88BR. — C'est mettre en ordre de la lettre tombée en pâte , et la distribuer dans les casses; trier les caractères mêlés, les interlignes, filets , garnitures, etc.
DésiMPOSER. — Dégarnir une forme de son chAssis et de sa garniture, )>our opérer une transposition de pages.
Désiuterligner. — C'est enlever les interlignes , soit de la composition , soit de la distribution.
Dessaler. — Diminuer au compositeur ce qu'il a compté de trop à la l)anque précédente.
DÉTRANSPOSRR. — Rétablir dans l'ordre naturel des pages mal placées en imposant.
Distribuer. — C'est, après le tirage, remettre chaque lettre dans le cassetin qui lui est propre.
Distribution. — On appelle ainsi la lettre tirée et destinée à être remise en casse. La distribution est dite bonne quand elle rend les sortes nécessaires à la composition à faire ; et nuxuvaise quand elle n'a pas été provisoirement dégagée de l'italique, petites majuscules, chiffres, etc. , qui sont inutiles pour le travail que l'on exécute. -— C'est aussi l'action de distribuer : Commencer, achever sa âïntribution.
Diviser. — C'est couper un mol en deux parties, dont la première reste à la lin d'une ligne , et l'autre se reporte au commencement de la lifçne suivante. On ne doit user de cette facilité qu'avec ménagement, et en se conformant aux règles établies à ce sujet.
Doubler. — C'est composer deux fois , par inadvertance , les mêmes mots , lignes ou pages.
On fait doubler une composition lorsqu'il y a économie à diminuer le nombre du tirage. Doubler une ligne se dit encore lorsque, dans quelques cas, on reporte le dernier mot d'un vers au commencement d'une nouvelle ligne.
Doublon. — Mot , ligne , page , etc. , doublée.
Embaucher. — Admettre un ouvrier dans un atelier pour y travailler.
Empaqueter. — C'est envelopper dans du papier les paquets de distribution destinés à être mis en réserve dans les armoires.
ÉPREUVE. — Feuille tirée sur la composition avant le tirage définitif. — Première, deuxième, troisième épreuve.
Espacer. — Mettre des espaces entre les mots. Ce terme signifie aussi jeter des blancs entre les lignes d'un titre ou entre les alinéa.
ÉTIQUETTE. — L'étiquette est la reprodnction en petit du frontispice pour être collée sur le dos du volume. L'usage s'en perd depuis l'introduction des couvertures. — On appelle encore étiquette un petit écriteau destiné à être collé sur chaque casse , casseau , etc. , pour indiquer la nature du caractère contenu.
Fausse page. — On dit qu'on tombe en fausse paqe lorsque le texte qui précède certaines grandes divisions devant tomber en page impaire ne se prolonge pas jusque sur le verso , et le laisse en blanc.
Faux titre. — Le faux titre est la première page d'un livre. Il ne contient que le simple énoncé du sujet, et la tomaison du volume, si l'ouvrage en forme plusieurs.
On donne aussi ce nom aux sous-titres qui , dans le cours d'un livre, sont placés au recto d'un feuillet blanc.
Fbdillb. — Chaque feuille, de quelque format que ce soit, se compose de deux formes : FtfiMe in-octavo, in-douze, in-dix-huit, etc. — On dit imposer par femUe ou par forme, selon la disposition que Ton donne aux signatures en mettant en pages, et aux pages en imposant. — L'ouvrage imposé par /orme se met en retiration sur la même forme ; ce qui donne par conséquent deux exemplaires à la feuille.
Folio. — Numéro en chiffres arabes ou romains mis en tête des pages pour en indiquer Tordre et le nombre.
Fonctions. — Expression qui embrasse tout>^ qui est dans les attributions des'ouvriers soit aux pièces, soit en consâence. — Fonctums du paquetier, du metteur en pages, etc. — On dit plus particulièrement /aire des fonctions lorsqu'il s'agit de la correction, de l'imposition, etc. , plutôt que de la composition.
Fond (blanc db). — On entend par là la partie de la garniture qui forme la marge intérieure des pages. — On appelle aussi , mais moins fréquemment, btanc de fond, la partie de garniture qui, dans l'in-octavo, se place contre la barre horizontale du châssis, et qui est opposée aux biseaux de pied.
Force de corps. — P&r force de corps, on entend la distance totale qu'occupe la tige de la lettre dans le sens vertical de l'œil : iHBflHHHB — Caractère corps six, corps huit, corps dix, etc.; et, absolument, du ^, du huit, du dix, etc.
Voici, réduite en points typographiques, la force de corps des prinoipaux caractères , et leur ancienne dénomination :
Foroe de oorpi.
Dix-huit OU vingt. . .
Vingt et an on Tingtdeui
Vingt-quatre
Vingt-huit ou trentedeux
Trente-six
Quarante ou quarante-quatre
Quarante-huit ou cinquante-six
Soixante-douze
Qnatre-vingt-selie . .
Force de oocp**
Trois Diamant.
Quatre Sédanolse.
Cinq Parisienne.
Six NonpareUle.
.Sept Mignonne.
Sept et demi Petit-texte.
Huit Gaillarde.
Neuf Petit-romain.
Dix Philosophie.
Onie acéro.
Douze ou treize Saint- Augustin.
Quatorze Gros-texte.
Quinze ou seize Gros-romÀin.
Petit-parangon.
Gros-parangon.
Palestine.
Petit-canon.
Trismégistp.
Groe-canon.
Double-canon.
Triple-canon.
Grosse-nonpareUle.
Format. ~ Ce mot sert à déterminer la dimension d'un livre par rapport au nombre de pages contenues dans une feuille de ce livre : L'in-quarto a 8 pages; l'in-octavo, Ifr; Vin-douze, 24; l'in-seize, 32; l'in-dix-huit , 36 , etc.
Forme. — La moitié d'une feuille. — Corriger wie/orme, aller par forme, imposer par forme.
FROinispiCB ou Grand tttrb. — On appelle ainsi le titre principal et complètement développé d*an ouvrage; il contient auflsi le nom et TadreBse de réditeur, et le millésime de rémission. Le verso du grand titre doit rester en blanc.
Gagner. — On se sert de ce terme par opposition à celui de chasser, pour exprimer que la copie fait, comparativement, plus de lignes ou de pages que la composition.
GARNm. — Entourer les pages d'une forme des différentes pièces de plomb et de bois nécessaires pour la faire tenir dans le châssis. — Garrdr une forme, tmefeuUle,
Garnitures. -« C'est Tensemble des parties de bois ou de plomb qui servent à maintenir les pages- dans le châssis, et dont la combinaison doit être faite en raison des margeë plus ou moins grandes que ces dernières doivent avoir en tête, en pied et sur les côtés.
HArTBUR EN PAPIER. — Ou appelle ainsi la hauteur prise du pied de la lettre jusqu'à la superficie de l'œil :
A Paris , cette hauteur est généralement de 10 lignes et demie; à Lyon , de 1 1 lignes ; à Strasbourg , de 1 1 lignes un quart. On donne un peu moins de hauteur au caractère tel que le trois, eu égard à la faiblesse de sa tige.— Les caractères destinés à l'impression en rouge se fondent sur 12 lignes et plus de hauteur. — La hauteur des espaces, cadrats, cadra* tins, etc., est ordinairement de 8 lignes. — Dans les caractères destinés à être clichés, ces blancs ont la même hauteur que la lettre, moins la partie qui est en relief.
Imposer. — C'est placer les pages dans un ordre voulu , et en déterminer les marges à l'aide des garnitures.
IiiTBRCALBR. — C/est, 611 imposant, placer un carton ou tout autre fragment de feuille, de manière qu'en pliant la feuille dont il fait partie, il s'en trouve entièrement détaché. — Intercaler un carton, un onglet, etc. On se sert encore de cette expression lorsqu'il s'agit d'une note , d'un alinéa, d'une phrase, etc. , ajoutée dans une feuille en corrigeant. ~ Intercaler la phrase, etc. , suivante,
iNTBKLiGifRB. — C'cst mettre des interlignes entre les lignes, soit en composant , soit après coup. — Dans le doute si une composition accidentelle entrera interlignée dans un nombre de pages déterminé , il est toujours préférable d^interligner en composant, parce que, dût-on désinterligner ensuite, la perte de temps est moindre que pour interligner après. coup.
Justification. — Longueur des lignes, prise et arrêtée sur le format. — Prendre, donner la Justification ; bonne, mauvaise Justification (celles dans lesquelles il entre beaucoup ou peu de lettres).
JusTiFiBB. — Cest, 1» prendre la justification dans le composteur, en en fixant les coulisseaux à la distance voulue du talon avec des interlignes, des lingots , des cadrais ou de la composition. — Justifier son composteur. — 2« Donner aux lignes la largeur voulue par la répartition égale des espaces entre les mots. — Justifier également, fort, faible. — 3» Donner aux pages, colonnes, etc., la longueur convenable au moyen d'interlignes ou de lignes de blanc. — Justifier une page, une colonne, etc.
Labbur. — Ouvrage de longue haleine , susceptible d'occuper plusieurs ouvriers pendant un certain temps.
Lardêb. — Se dit de toute composition dans laquelle il entre beaucoup d'italique, de petites capitales, etc.
Lkttre. — On nomme ainsi , en imprimerie , tout parallélipipède qui offre par une de ses extrémités le relief d'une figure de l'alphabet. — Lettre haute, basse; lettre ou sorte courante, manquante, surabondante. ~ On donne également ce nom à la distribution. — Donner, prendre, enlever de la lettre.
Lettrk de dbux-poihts. — On appelle ainsi la lettre qui, placée au début d'une partie quelconque d'un ouvrage, porte sur les deux premières lignes et quelquefois davantage. On n'en fait plus guère usage que dans
In ouvrages d'Église; mais, lorsqu'elle est ornée , elle figure encore trèssouvent dans les publications illustrées.
LEiraB MoirrAnTB. — Elle a remplacé la lettre de deux-points, et n'en diffère qu'en ce qu'elle porte seulement sur la première ligne , avec laquelle elle s'aligne par le pied. Primitivement sur le double du corps du texte , on. en a successivement réduit l'excédant par en haut à quelques points , et elle est elle-même bien moins fréquenunent employée aujourd'hui.
Lbttbiiik. — Lettre italique, avec ou sans parenthèses, qui servait autrefois de renvoi de note. — On appelle encore ainsi les lettres alphabétiques qu'on place au commencement de chaque lettre nouvelle dans les dictionnaires, tables, etc. .
Lbvbh la corrbction. — C'est réunir par ordre, dans un composteur de bois , toutes les lettres marquées sur une épreuve , pour en opérer la correction sur le plomb.
Lbvbr la LBTTiiB. — Expression qui répond à l'action de composer. — On dit d'un ouvrier qu't/ lève bien la lettre, lorsqu'il la lève habilement et sans faux mouvements.
LioifBS. — C'est l'assemblage de mots formés par la réunion des lettres, et dont un certain nombre constitue les pages. On appelle Ugne pleine celle dont la matière occupe toute la justification ; ligne de blanc, celle dans laquelle il n'entre que des cadrats ; Ugne perdue, celle qui , pleine ou non , :4e trouve placée entre deux blancs, soit dans un titre , soit dans le corps de la matière ; ligne pointée, la ligne qui ne contient que des points mis eu remplacement d'un passage omis. — La Ugne de tète est celle qui contient le folio et le titre courant, et qui se place en tète de la page; la Ugne de pied est une ligne blanche, ou qui ne contient que la signature et la tomaison. — Faire des lignes, bourrer des Ugnes.
Mahge. — Blanc que l'on observe aux côtés, en tête et en pied des pages.
Matériel, — On entend par ce mot la totalité des objets qui composent une imprimerie.
Matière. — On appelle ainsi le mélange du plomb et du régule dont est formé le caractère. C'est dans ce sens qu'on dit caractère matière forte ou dure, matière faible , pour exprimer qu'il y entre plus ou moins de régule , cl quelquefois d'étain , de cuivre , de fer. — On se sert aussi de celte expression pour désigner les caractères de rebut destinés k être refondu».
VOCABULAIRE TYPOGRAPHIQUE. 4i9
Mbttbiir kk PAGB9. — Le metteur en i>ag;es est celui qui est chargé de la conduite d'un ouvrage ; qui met les pages de longueur en y plaçant les folios, titres, notes, etc.
Mme en pages. — Action de mettre les pages de longueur. - On dit qu'une mise en pages est bonne ou mauvaUe , selon qu'elle contient plus ou moins de blancs, plus ou moins de difficultés. — Le prix de cette mise en pages est de tant; obtenir une ou phtsieurs mise en pages.
Œil. — On appelle ainsi la partie de la lettre qui est en relief sur la tige. — Ménager, abîmer, écraser Vœil de la lettre.
Onglet. — Partie de feuille ne contenant que deux pages (recto et verso). Cette combinaison , qui s'offre naturellement dans la demi- feuille in-18 , a encore lieu accidentellement lorsqu'il s'agit de réimprimer deux pages où il s'est glissé quelque faute grave. Dans ce dernier cas, il faut avoir soin , en imposant ces deux pages , d'augmenter un peu le blanc du fond au détriment de la marge extérieure , afin que le pli nécessaire au brochage puisse être fait d'une manière convenable.
Opération. — On nomme opération toute composition en plus petit caractère que le texte , formée de chiffres ou de mots disposés en colonnes, et séparés par un blanc ou par des filets perpendiculaires.
OcvRAGES DE VILLE. — On Comprend sous ce titre les affiches, billets do naissance, de mariage, de mort, circulaires, factures, etc., etc.
Page. — La page est un assemblage déterminé, tant pour la largeur que pour la longueur, d'un certain nombre de lignes de texte , accompagnées de la ligne.de tète ou folio, et de la ligne de pied.
Page blanche. — Les pages blanches sont celles qui ne contiennent aucun caractère. — Elles doivent être de la longueur exacte des .pages pleines. Il est indispensable de les commencer par une ligne de cadrais plus ou moins forts, et de les terminer de même; puis de jeter, entre les lingots plus courts qui peuvent servir à les former, d'autres lignes de cadrais avec des interlignes dessus et dessous, afin de conserver à l'ensemble do la page la quadrature convenaJi>Io.
Pages courtes, pages longues. — Pages dont le nombre do lignes a été diminué ou augmenté pour uno cause ou pour une autre.
Paquet. — Le paquet est la réunion d'un nombre quelconque de lignes de texte ou de note , sans folio ni ligne de pied.
Paqcetibr. — On appelle ainsi le compositeur qui concourt à la confection d*un labeur confié à un metteur en pages, en fournissant à celui-ci des paquets de composition d'un nombre de lignes déterminé.
pARANGOiTNBn. — Ou paraugçunc toutes les fois que Von réunit plusieurs lettres , cadrats ou autres blancs , afin de réaliser la force d'un seul autre corps.
Pâté. — Mélange accidentel de lettres de divers caractères ou du même caractère. — Faire un pâté, composer, distribuer un pâté.
Placards. — C'est la réunion provisoire d'un certain nombre de paquets pour être corrigés avant la mise en pages, lorsque l'ouvrage est susceptible de beaucoup de changements. — Mettre en placards^ corriger im placard.
Poiirrs CARBÉs ou Gros poiirrs. — Points fondus sur demi-cadratins , et que l'on emploie dans les tables, opérations, etc. — Ils étaient autrefois fondus sur cadratins; de là leur dénomination de points carrés.
Police. — C'est la liste de toutes les lettres et signes de la casse , avec l'indication de leur quantité respective pour un nombre total de lettres déterminé. Celle que nous donnons ici est pour 100,000 lettres; nous l'empruntons à M. Rignoux, comme étant une des plus exactes :
BaidecaMM*.
3,000 1,000 l.UUU 1,000 1,000 5,500 4.500 2,500 5,000 4,5(jO 2,000 I,21X) 6.500
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Supèrinim.
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IOO IOO IOO IOO IOO
Généralement, la polke est établie par le fondeur en vue de la oompoaition du français ; mais comme elle varie sensiblement si Ton a à composer du latin, de Titalien on de l'anglais, des auteurs anciens (en admettant que Ton conserve l'orthographe du temps) ou modernes, etc., l'imprimeur peut la modifier selon ses besoins.
Les fontes se commandent au poids et non au mille de lettres. Une fonte de 100,000 lettres, d'après une des principales fonderies, pèse environ :
Ed cinq
En six
Enaept
En eept et demi.
En huit
En neof
Uttm.
En onie
Urreê.
Eodooze
En quatone
Enadtt
En dix-huit
flOO
En vingt
En Tingt-deux
En dix 300
Les espaces et les cadrats ne sont pas compris dans cette évaluation ; on ajoute, par foo liv. de caractère, 10 liv. d'espaces et 10 liv. de cadrats.
Gomme U est utile de connaître la capacité du bas de casse pour en faire au besoin la police, nous donnons ici le nombre approximatif de lettres de chacun des cassetins d'une casse de onse, ce caractère étant te plus fréquemment employé :