SUR L'INTELLIGENCE HUMAINE
sans avoir égard à la plus ou moins grande inégalité des lignes.
16. Le titre courant changeant doit indiquer le changement du titre exprimé dans le texte ^ à la page môme où ce changement a lieu, et non à la page suivante, afin de guider plus sûrement le lecteur dans ses recherches.
— Par le môme motif, les lettrines qui forment le titre courant des dictionnaires, catalogues, tables, etc., doivent exprimer les premières lettres du dernier mot énoncé dans la colonne ou la page, et non celles du premier.
17. Lorsqu'on compose les titres courants non changeants d'un labeur, il est bon de conserver deux denù-cadratins à côté des chiffres i à 9, et un demi-cadratin de 10 à 99, pour faciliter le changement de tous les chiffres intermédiaires dans les feuilles subséquentes.
18. Il est nécessaire de mettre une interligne avant la ligne de folio et une après la ligne de pied , pour soutenir ces lignes en cas de garnitures courtes, et en môme temps pour faciliter le registre aux imprimeurs. Si, pour une raison quelconque, on ne met pas ces interlignes, il faut tourner les cadrats des coins des lignes de'
tête et de pied de manière que leur crénure se trouve en dedans , de peur que la ficelle ne s'y arrête et ne les fasse sauter^ en déliant les pages lors de l'imposition.
19. n faut toujours que la ligne du folio soit séparée du texte par un blanc double de celui des lignes du texte ^ c'estrà-dire par quatre ou six points , selon que le texte est interligné de deux ou de trois points.
SO. La force de corps des lignes de pied doit répondre à celle des lignes de texte ^ soit par elles-mêmes si elles sont fonnées de cadrats ou de lingots du même corps ^ soit par l'adjonction d'interlignes si les cadrats employés sont plus faibles^ afin de ne rien changer à la garniture dans le cas de pages longues.
21 . Les lignes de pied ou de blanc se forment, autant que possible^ de lingots taillés sur la justiflcation ; mais si, à leur défaut , on emploie des cadrats, il faut avoir le soin de mettre les plus larges aux deux extrémités.
22. Lorsque les lignes de pied d'un ouvrage à plusieurs colonnes sont faites avec des cadrats, et qu'une interligne ne les sépare pas du texte ^ on doit s'arranger de manière que chaque jonction des colonnes soit recouverte par un large cadrât, afin de leur offrir un soutien convenable.
25. Les signatures se font d'un caractère inférieur de deux ou trois points à celui du texte, excepté quand celui-ci est lui-même de petite force, cas dans lequel on peut les mettre de caractère semblable.
24. Dans les parties éventuelles composées après coUp, le numéro d'ordre des feuilles se marque par les lettres italiques a, b, c, dy etc.
25. Toutes les signatures d'un ouvrage doivent être renfoncées également, tant sur la gauche pour la tomaison , que sur la droite pour le numéro d'ordre de la feuille. Le renfoncement doit être de trois ou quatre cadratins du corps de la signature dans un inoctavo ordinaire; mais on peut l'augmenter accidentellement, si
sa rencontre verticale avec une opération en chiffres pouvait entraîner confusion.
26. Les signatures se séparent du texte par le blanc des autres lignes, augmenté de celui de sa difTérence de corps.
27. Dans les collections d'œuvres du même auteur, la signature doit relater le sujet de chaque ouvrage , suivi du numéro de sa tomaison particulière, s'il fait plusieurs volumes, et non celui de la collection :