IV
Lorsque la première page de la partie réimprimée portait primitivement la signature, du côté de 2 (1) , on y ajoute seulement le signe distinctif , mais sans énoncer la tomaison :
(1) Il est d'usage presque général, dans ]*in-octayo, de répéter la signature à la troisième page de la feuille, en y ajoutant un point. Nous avouerons que nous ne nous Sommes jamais bien rendu raison de Futilité de cette seconde signature; nous pouTons, au contraire, signaler un accident assez grave qu'elle peut occasionner : s'il arrive, par exemple, que le point distinctif du côté de 2 se brise.
51. On ne peut mettre en tète d^ùne page une ligne à moitié pleine qui termine un alinéa. 11 en est autrement si cette ligne courte forme un alinéa complet; ou bien encore si^ dans une table à deux colonnes^ une fin d'alinéa se trouve prolongée de points de conduite et terminée par des chiffres.
32. Dans la mise en pages d'ouvrages à nombreux alinéa^ il est bon de mettre au moins deux pages en pages avant de lier^ pour s'assurer qu'il ne se rencontrera pas de fin d'alinéa en tête.
33. Quand un titre de chapitre ou autre^ séparé du texte qui le précède par un filet plein ^ se trouve au bas d'une page, il est nécessaire qu'il soit recouvert de deux lignes de texte au moins; s'il n'en peut être ainsi ^ on reporte le titre à la page suivante.
34. Lorsque^ dans un ouvrage où les chapitres se suivent^ un sonmiaire est trop long pour pouvoir entrer en entier et être recouvert d'une ou deux lignes de texte^ on peut en reporter une partie sur la page suivante^ si ce sommaire est d'un caractère romain inférieur au texte; mais s'il est en italique et peu étendu^ il faut le faire sauter en entier avec son titre.
35. L'épigraphe qui se trouve dans le même cas ne se coupe jamais^ à cause de la rentrée de ses lignes.
36. La longuem* des pages des ouvrages en vers (excepté les pièces de théâtre) doit être fixée à un nombre pair de lignes, afin que les rimes ne soient pas coupées au bas des pages, si ce n'est dans les pièces à rimes croisées.
37. Lorsque les strophes d'une pièce de vers sont séparées par une ligne de blanc^ et que l'on tombe mal au bas d'une page^ il faut augmenter ou diminuer ce blanc, selon qu'il est convenable de chasser ou de regagner.
38. Il peut arriver^ dans une pièce de théâti'e en prose^ qu'une
Tassembleur peut alors, trèfr-facilement, prendre ce côté pour le côté de 1 , et placer la feuille d'une manière fautive sur sa table; dans ce cas, tous hs volumes courront risque, ainsi que nous l'avons vu quelquefois, d'être brochés ou même reliés avec une feuille mal retournée. — Nous conseillons donc la suppression de cette seconde signature, son absence indiquant suffisamment, et d'une manière plus simple, le côté de 2.
page s'offre courte de deux lignes; dans le cas, par exemple, où, deux lignes étant nécessaires pour compléter la page, un interlocuteur précède un alinéa de deux lignes dont la dernière est courte et ne peut, par conséquent, se reporter en tête de la page suivante. Il faut alors, et s'il n'y a pas lieu de faire deux pages courtes, jeter un peu de blanc aux interlocuteurs.
39. On doit, autant que possible, éviter les divisions muettes au bas des pages, surtout si elles se trouvent au recto.
40. I/)rsqu'une note ne peut entrer sur une même page, il est mieux, dans les ouvrages soignés, de la couper en deux parties égales, pour le foulage quand les deux pages tombent l'une sur l'autre , et pour l'œil lorsqu'elles sont en regard.
41. Si une note court sur plusieurs pages, elle doit être précédée de deux lignes de texte au moins. Il arrive cependant quel* quefois que l'étendue de la note et le rapprochement d'un autre renvoi ne permettent pas de mettre une seule ligne; dans ce cas, si les notes sont séparées, du texte par un filet, (hi maintient ce* lui-ci entre la note et le folio avec un blanc convenable.
42. Dans les ouvrages à deux colonnes, la numération des renvois de notes recommence à chaque colonne.
43. Lorsqu'un chapitre tombe dans l'intérieur d'une page, les notes qui le précèdent se mettent au bas de cette page, avec une seule numération.
44. Si les notes sont reportées à la fin d'un chapitre ou d'un livre, et que les renvois soient exprimés en chiffres, la numération se suit pour tout le livre ou le chapitre.
45. Lorsqu'une note ne peut entrer entièrement dans la page de son renvoi, et que la partie excédante commence par im alinéa, par des vers, ou par un passage cité précédé d'un deuxpoints, il convient, autant qu'il est possible, de couvrir le renvoi par une ou plusieurs lignes de texte, selon le cas, pour reporter quelques lignes de plus de la note sur la page suivante, ou bien encore de faire deux pages courtes. Cela est indispensiible, surtout si les deux pagos sur lesquelles court la noie ne sont pas en
regard Tuiie de l'autre. — On agit de même quand le renvoi précède immédiatement une ligne non pleine. (Yoir^ page lÀ, un cas analogue.)
46. Si plusieurs renvois de notes tombent dans la même ligne ^ et que la preniière note soit assez longue pour ne pas permettre de placer dans la même page la première ligne de la deuxième note (et à plus forte raison de la troisième^ s'il y en a une)^ on s'assure s'il y a moyen de déplacer les renvois; et si cela ne peut avoir lieu, on conserve aux notes ressortantes leur numéro d'ordre, en y ajoutant les mots de la page précédente :
(2 de la page précéd,)... — (3 de la page précéd.)...
et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on ait pu reprendre la marche ordinaire.
47. Lorsque les notes sont sur deux colonnes, et qu'une page ne comporte qu'une seule note formant deux petites lignes, ou met la note en une seule longue ligne. Il en sera de même si la note ne fait que trois petites lignes : on la réduira en deux longues lignes.
48. Il est nécessaire de mettre un filet de séparation aux notes des ouvrages dont le texte est mélangé de citations en caractère inférieur et comportant des blancs, afm d'éviter qu'elles ne soient confondues avec ces citations; mais on s'en dispense généralement quand tout le texte est de môme nature.
49. Quoique les notes portent des filets, on n'en met point «ux notes de notes. — On n'en met pas non plus lorsque la note est immédiatement précédée d'un tableau encadré. (Voir page 2.)
oO. Lorsqu'une note contient, conune source, l'indication de deux ouvi'ages différents et du même auteur, et que la note sui* vante n'a rapport qu'à l'un ou à l'autre de ces ouvrages, on ne peut le remplacer par le mot ibid. ou ibidem; il faut absolument exprimer de nouveau soit le premier, soit le second titre :
(1) RoussEAt, Emile i toiii. 1, {>ag. 7; le Contrat social y toni. II, pag. 80.
(2) Idem, le Contrat social, tom. II, pag. 55. (:<) Idem, Emile, loin. II, pag. 25.
Il en est de même lorsque le nom de l'autew ne figure pas dans la première note :
(1) Horace^ act. H, se. v; Cinna, act. IV, se. i.
(2) Horace, act. IV, se. m.
(3) Cinna^ act. III, se. ii.
Mais si la source de deux notes successives a trait à un même ouvrage, quoiqu'à des passages difTérents, on met le mot ihid. pour remplacer le titre de Touvrage, et Ton exprime les autres indications à la suite :
(i) te Bachelier de Salamanque, tom. II , pag. 55. (2) ibid.y tom. l", pag. 26.
Quand la source indiquée est absolument la même dans deux ou plusieurs notes successives, et que le nom de l'auteur est exprimé dans la première, on met seulement idem, ibid., h celles qui suivent :
(1) RoLLiH, Histoire ancienne, tom. III, pag. 525.
(2) Idem, ibid,
51. Les mots idem, ibid., d^, etc., ainsi que les signes — , », tenant lieu d'un mot, d'une phrase ou d'une pagination, qui ont été exprimés dans une ligne précédente, doivent être remplacés par leurs équivalents toutes les fois qu'ils s'en trouvent isolés, soit qu'ils se rencontrent en tête d'une page ou d'une colonne, soit* que, dans des notes, ils soient reportés à la page suivante. — Toutefois, il convient de n'opérer ce changement qu'après la lecture de la prenûère épreuve, et même, lorsque l'ouvrage est sujet à des corrections considérables, sur le bon à tirer; sinon on court risque de recommencer plusieurs fois le travail, par suite de bourdons ou doublons de la part du compositeur, et d'ajoutés ou suppressions de celle de l'auteur.
52. Toute note qui a rapport à un tableau dont la justification a été accidentellement élargie, doit être de la même largeur que ce tableau, si elle se trouve immédiatement au-dessous, et au bas de la page.
55. On doit^ en mettant en pages^ tenir compte du blanc que peut offrir une fin d'alinéa qui se rencontre avec une ligne de titre courte ou avec un petit filet de séparation.
54. Lorsqu'un sommaire en majuscules est séparé du texte par une ligne de blanc en dessus et en dessous^ on doit diminuer la valeur de celle de dessous et augmenter celle de dessus^ afin de compenser la différence que présente par en bas le talus des majuscules; et si les blancs ne peuvent être parfaitement réguliers^ l'avantage sera pour celui qui précède le titre ^ ce dernier ayant un rapport plus direct avec le texte dont il est le début.
— Le contraire a lieu s'il s'agit de vers rapportés^ ou de toute autre citation détachée par des blancs; c'est-à-dire que le blanc de dessus sera tenu un peu moins fort que celui de dessous.
— Si la citation^ vers ou prose ^ a successivement sa traduction, le blanc qui sépare celle-ci de ce qui la précède doit être moins fort que le plus petit des deux autres blancs.
55. Le blanc qui sépare le titre courant du filet d'un chapitre doit être le même que celui qui le sépare du texte.
56. Le filet des queues doit avoir un tiers de blanc en moins avant qu'après. Il en est de même pour le moi fin ou tout autre terminant une partie.
57. Les blancs des titres des principales divisions peuvent varier de la valeur d'une ligne à une ligne et demie du caractère du corps de l'ouvrage, et les interlignes en plus s'il est interligné. — Ceux des simples sous-titres ou sommaires doivent être moindres, c'estrà-dire d'une demi-ligne à une ligne.
58. Le blanc des filets de notes ne doit être, autant que possible, que d'une demi-ligne. Si les deux blancs ne peuvent être égaux^ celui qui précède le filet sera tenu le plus fort.
— Le blanc des notes ^ans filets doit être d'une ligne, toutes les fois que la combinaison des deux caractères le permet.
59. Lorsqu'il se rencontre dans une page plusieurs titres de même valeur, leurs blancs doivent être parfaitement semblables. — Il en est de même à l'égard des petits filets de coupure et dos simples blancs.
00. Tout titre tombant en tête ou dans l'intérieur d'une page où se trouvent des notes doit, toutes les fois que cela se peut, être calculé de manière à former, avec les blancs qu'il comporte, un nombre exact de lignes de texte, afin que celles-ci tombent bien les unes sur les autres lors de l'impression.
61. Il est préférable de faire les pages courtes ou longues en regard l'une de l'autre, malgré l'usage presque général qui les admet l'une sur l'autre; car la différence de longueur de deux pages en regard, résultant de cette dernière manière, est beau* coup plus sensible à l'œil quand on ouvre un volume, que le foulage de la ligne en plus qui résulte d'une page longue sur une page courte, surtout si le papiep doit être satiné.
6i. Les pages accidentellement longues, c'estrà-^dire qui doivent être rectifiées à la correction, se marquent à la mise en pages par une interligne de plus entre la dernière et l'avanlnlemière ligne. Cette indication suffit au correcteur, qui doit aviser, s'il n'y a ni bourdon ni doublon en avant, à regagner une ligne ou à en faire une de plus dans un des alinéa qui précèdent.
63. Si les mots énoncés dans la signature de la première page de la feuille sont de nature à remplir une bonne partie de la ligne, on peut, selon le besoin, faire cette page courte d'une ligne et maintenir de longueur la suivante, ou bien allonger celle-ci d'une ligne et mwntenir la première de longueur.
64. Lorsqu'une page à signature est courte par le fait d'un titre quelconque qui ne peut entrer, le blanc se met avant la signature ; mais si la page est courte pour éviter une fin d'alinéa en tête de la page suivante, la ligne de blanc se met après la signature.
65. Les pages d'un caractère inférieur ou supérieur à celui du corps de l'ouvrage, conmie notes, tables, préfiices, etc., dont le nombre total de points ne donne pas la même étendue verticale que celle des pages de texte, se font ou un peu {dus longues ou un peu plus courtes, selon que la différence en plus ou en moins l'exige ; c'est-à-dire que, s'il y a plus d'une demi-ligne en moins, on mettra une ligne de plus, en complétant la différence aux dé-
OBSERYATIONS SDR LA MISE EN PAGES. 81
pens de la ligne de pied; s'il y a moins de la demi-ligne ^ on mettra le blanc de différence en pied; si la difTérence est exactement d'une demi-ligne^ on pourra^ suivant le besoin de regagner ou de chasser, mettre une ligne de plus, ou augmenter le blanc de la ligne de pied.
66. Dans les ouvrages soignés, on doit corriger la différence du blanc que comporte le talus d'une ligne de texte d'avec celui d'une ligne de caractère inférieur, conune note, vers, etc., qui peut se trouver accidentellement au bas d'une page, en augmentant le blanc de la ligne de pied.
67. Une fin de livre, chapitre, etc., ne peut former une page s'il ne s'y trouve au moins trois lignes pour les petits formats, et quatre ou cinq à partir de l'urnoetavo.
68. Lorsqu'un livre, chapitre, ou toute autre division d'un ouvrage^ doit t(Hnber en belle page (recto), mais sans page blandie en avant, et que l'on n'a que quelques lignes pour former la page .impaire, sans aucun moyen de les regagner, soit dans les blancs, soit à l'aide de pages longues, il convient de faire épreuve séparément de ces lignes et de les joindre à l'épreuve, afin que l'auteur en supprime l'équivalent dans le cours de la feuille. — Dans le cas, au contraire, où la page recto précédant le chapitre serait plus d'à moitié, il faut faire le verso blanc, en avertissant l'auteur d'ajouter de manière à pouvoir reporter quelques lignes sur le verso. On peut encore, quand la page recto est pleine, forcer un peu les blancs de titres ou de notes, s'il y en a, ou faire des pages courtes en avant, et obtenir par ce moyen les lignes nécessaires pour le verso.
69. Les divisions et subdivisions d'un ouvrage doivent autant que possible, surtout lorsqu'elles sont nombreuses, être arrêtées d'avance avec l'auteur, afin de pouvoir les graduer en force et les rendre uniformes entre elles.
Les divisions les plus ordinaires sont, partie, livre, chapitre, section, paragraphe, que Ton peut disposer ainsi, en supposant un in-octavo ordinaire en onze :
82 GHiPITRE II, PARAGRAPHE IV.
. PREMIÈRE PARTIE, u LIVRE PREMIER.
n CHAPITRE PREMIER.