DIVISION ET PLAN DE L OUVRAGE
Dans la seconde partie nous passerons successivement et méthodiquement en revue les divers produits pathologiques (fausses membranes, crachats, etc.), qu il y a lieu d’examiner au point de vue du diagnostic bactériologique et nous indiquerons les méthodes spéciales qui sont plus particulièrement applicables à l’examen de chacun d’eux. Nous signalerons en même temps les microbes que l’on rencontre le plus ordinairement dans ces produits, nous donnerons le moyen de les distinguer entre eux et nous indiquerons la signification de leur présence au point de vue du diagnostic et du pronostic. De nombreuses figures rendront ce diagnostic plus facile.
Dans la troisième partie, enfin, nous résumerons ces notions en donnant un catalogue descriptif et raisonné des vingt ou vingt-cinq espèces de microbes qu’il importe de bien connaître, en indiquant les caractères qui permettent de les déterminer avec certitude.
C’est la première fois, croyons-nous, qu’un manuel de microbiologie est publié en suivant le plan à la fois pratique et méthodique que nous venons d’exposer. De même que ce plan est celui qui montre le mieux les services que la bactériologie doit rendre à la clinique, c’est aussi celui qui met le plus facilement en évidence les imperfections d’une science encore nouvelle, et qui expose l’auteur à des oublis ou même à des erreurs involontaires. Nous recevrons avec reconnaissance les observations que nos lecteurs voudront bien nous faire à ce sujet
PRÉFACE
et nous en tiendrons compte dans une seconde édition.
Les numéros en caractères gras que l’on a placés en tète de chaque paragraphe, et qui sont cités entre parenthèses dans le courant du livre, servent de renvoi à des renseignements une fois donnés et permettent d'éviter les redites inutiles; ils établissent la concordance entre les trois parties de l’ouvrage.
Les figures de bactéries que l’on a intercalées dans ce volume ont été dessinées sous nos yeux, avec le plus grand soin, d’après nos croquis faits sur de bonnes préparations, ou d'après des photographies microscopiques. Ces figures ont été réduites par la photogravure, aux 2/3 de la dimension primitive; elles peuvent être examinées à la loupe sans rien perdre de leur netteté. Nous indiquons au-dessous de chacune d’elles le grossissement approximatif’, ce que l’on oublie trop souvent de faire dans les traités de bactériologie, malgré l’importance de ce détail. Nous avons l’espoir que les figures schématiques que nous avons imaginées pour mettre simultanément. et comparativement sous les yeux du lecteur les divers microbes qu’il est exposé à rencontrer dans chaque examen, rendront des services aux débutants et constitueront un moyen mnémotechnique propre à faciliter le diagnostic, tout en abrégeant le travail d’analyse qui seul peut rendre cet examen réellement fructueux.
Paris, 28 septembre 1895;
DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE