MICROSCOPE
pensables (condensateur, objectif à immersion, etc.). C'est une erreur de croire que les plus forts grossisse-
ments, par exemple ceux de 1500 et "2000 diamètres que promettent certains constructeurs moyennant une cnm-
DlAONOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE. 3
INSTRUMENTS ET TECHNIQUE GENERALE
binaison spéciale d’objectifs et d’oculaires puissants, soient indispensables pour bien voir les bactéries. Tous les micrographes exercés savent au contraire que ces grossissements exagérés ne s’obtiennent qu’aux dépens de la clarté et de la netteté de l’image, et qu’en réalité ils ne présentent, le plus souvent, qu’une utilité problématique.
Ce qui est vrai, c’est qu’un grossissement d’environ cinq cents diamètres est nécessaire, mais suffisant, pour bien distinguer les bactéries sur des préparations colorées et convenablement faites. Mais, au delà de ce grossissement, on gagne très peu en netteté, au moins avec les objectifs ordinaires : on est souvent étonné du peu de différence que l’on trouve, par le jeu des objectifs et des oculaires, entre le grossissement de 500 et celui de 1000. C’est que l’on a perdu en netteté ce que l’on a gagné, en dimension, par suite de la perte de lumière résultant de la dispersion des rayons lumineux.
L’éclairage parle moyen du condensateur , l’usage d'un objectif à immersion corrige en partie ce défaut de netteté. Cependant il est bon de s' habituer à voir et à distinguer les bactéries à l'aide du plus faible grossissement possible : on acquiert ainsi une beaucoup plus grande expérience que si I on examinait toujours les préparations avpc les forts grossissements des objectifs à immersion, comme on a l’habitude de le faire dans les grands laboratoires.
En outre, il est préférable, si l'on ne dispose pas d un objectif h immersion , d’obtenir le grossissement nécessaire à laide de l'oculaire, qui enlève moins de lumière,