COMBINAISON OPTIQUE DE GAVINO
plus forte qu’avec les plus forts oculaires. Avec le n° 2 (français) et 4 (allemand de Zeiss), le grossissement devient très considérable... et l’on peut travailler sans fatigue. Avec l’immersion à l’huile et à l’eau, les résultats sont meilleurs qu’avec les objectifs secs...
« Pour avoir des résultats toujours précis, il faut chercher, pour chaque objectif, quelle est la longueur du tube la meilleure pour donner l’image la plus claire, c’est-à-dire faire la correction... »
Nous avons fait construire (1) pour le microscope de Zeiss dont nous nous servons, une combinaison optique, suivant les principes sus-indiqués par M. Gavino, en adoptant la disposition suivante :
Un tube a, a' de même diamètre que l’oculaire est vissé à l’extrémité de celui-ci, qui est munie à cet effet d’un pas de vis.
Ce tube renferme un second tube h h' glissant à frottement dur dans son intérieur, et plus court que le premier. Ce second tube renferme la lentille divergente (c, c'), qui peut ainsi être placée à toutes les distances que l’on
(1) M. Duplouich, opticien, 15, rue Dauphine, nous a construit cette combinaison optique et d’autres s’adaptant à tous les microscopes, avec beaucoup d’intelligence et pour un prix très modéré.
Fig. 14. — Combinaison optique de Gavino:
fl, a' tube extérieur ; h, U' tube intérieur mobile ; C, c ' lentille divergente (cette lentille doit être plus fortement diaphragniée que ne l’indique la figure).
INSTRUMENTS ET TECHNIQUE GENERALE
voudra entre l’oculaire et l’objectif. On détermine par tâtonnements la distance qui donne les meilleurs résultats pour chaque oculaire et chaque objectif et l'on en prend note pour éviter de nouveaux tâtonnements à chaque examen.
La lentille fortement concave décrite par M. Gavino ne donne de bons résultats qu’avec les oculaires faibles. Quand on se sert d’oculaires et d’objectifs forts, il est préférable de se servir d’une lentille moins fortement divergente qui donne encore' un grossissement notable (2/5 par exemple en diamètre).
32. Condensateur. — C’est, comme on sait, un appareil d’éclairage concentrant la lumière du miroir, sur la platine du microscope au poinL où se trouve la préparation,
et que l’on substitue au diaphragme placé ordinairement en ce point. Cet appareil est formé d’un système de lentilles hémisphériques (fig. 15) dont la face bombée est dirigée vers le miroir éclairant.
Avec le condensateur, on se sert généralement du miroir plan quand on dispose de la lumière du jour : mais si l’on a recours à la lumière artificielle, il faut se servir du miroir concave.
Le condensateur est plus utile encore que les objectifs tà immersion pour les forts grossissements usités en bactériologie. Les constructeurs français, M. Duplouich par
Fig. Iî>. — Coupe montrant le jeu de lentilles du condensateur Abbe.