‹ Guide pratique du diagnostic bactériologique des maladies microbiennesChapitre 27 sur 89 · CRACHATS DE BR.ONCIIITE · texte numérisé non relu

CRACHATS DE BR.ONCIIITE

On doit donc s’attendre à rencontrer dans les bronchites une grande variété de microbes. La prédominance de certains d’entre eux, et surtout la présence d’un microbe spécifique, est dans bien des cas importante à déceler au point de vue du diagnostic général de l’affection. L’examen immédiat sera contrôlé par l’ensemencement sur des milieux de culture.

87. Examen bactériologique immédiat. — On prélève avec la spatule du fil de platine une parcelle de crachats choisie dans les parties qui semblent à l’œil nu les plus homogènes et les plus caractéristiques, puis on l’étend sur une lamelle, en ajoutant au besoin une gouttelette d’eau pour l'étaler plus facilement ; on la fixe, on la colore et on l’examine suivant la méthode ordinaire. Dans les cas douteux, on fait plusieurs préparations en se servant des crachats qui présentent un aspect ou des dimensions différents. (Voyez aussi la technique spéciale indiquée pour l’examen des crachats tuberculeux : 109.)

88. Ensemencements sur milieux de culture. — Ils se font suivant la méthode précédemment indiquée (6 à 9) en tubes de sérum, de gélose ou sur plaques. On cherchera à isoler les différents microbes de manière à obtenir des cultures pures, et surtout à déterminer le rôle pathogène de chacun d'eux en tenant compte des commémoratifs essentiels ou accessoires que nous avons rappelés plus haut (86).

89. Diagnostic et renseignements cliniques. — On n'a pas encore tiré parti d’une façon bien précise, des indi-

TECHNIQUE SPECIALE

cations que peut fournir la bactériologie au point de vue du diagnostic des différentes formes de bronchite. Nous résumerons brièvement ce que l’on sait à ce sujet en passant en revue ces différentes formes.

90. Bronchites aiguës primitives. — On trouve ici les microbes ordinaires des bronches et de la salive buccale (streptocoque, staphylocoque, pneumocoque, etc.), en plus grande abondance, mais sans adjonctions de microbes spécifiques (voyez 85).

91. Bronchites pseudo-membraneuses aiguës. — On trouve dans les crachats des débris des fausses membranes en tout semblables à celles du pharynx et du larynx, et renfermant comme elles, tantôt le bacille diphtéritique, tantôt le pneumocoque (Jaccoud), seuls ou plus souvent associés aux espèces banales de l'inflammation bronchique. Le pneumocoque peut aussi déterminer des bronchites purulentes (Duflocq et Ménétrier .

92. Bronchites fétides. — L'odeur putride des crachats dans cette forme, est due, d’après Lumniczer, à un bacille qu’il considère comme spécifique, car scs cultures ont la même odeur. C’esLun bacille très court, un peu recourbé, ressemblant à la bactérie e, trouvée par Miller dans la carie dentaire. On trouve en outre plusieurs formes de staphylocoques et un diplocoque.

93. Bronchites chroniques ; catarrhe pulmonaire. — Ces bronchites ont peu d’intérêt au point de vue du dia-

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