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Oreillons. — Le microbe spécifique de cette ma

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ladie est encore mal connu. Laveran et Calrinont trouvé, clans l'exsudât des parotides, mais seulement par ensemencement et culture, un diplocoque (qui fait quelquefois défaut: on l'a trouvé 9 fois sur 14) (1).

Dans le bouillon ensemencé on observe un trouble au bout de vingt-quatre heures (à 35°), avec un léger dépôt sur les parois et au fond du tube.

Sur gélatine, en tube ou sur plaque, on obtient des colonies ponctiformes blanches qui se confondent ensuite et produisent une liquéfaction lente.

Sur gélose on a des cultures abondantes en vingt-quatre heures. Les colonies sont rapidement confluentes.

Récemment, MM. Busquet et Ferré (de Bordeaux) ont constaté qu’il existait une certaine relation entre les angines et abcès dentaires à streptocoques et les oreillons. Ils ont trouvé, outre le diplocoque ci-dessus mentionné, un diplostreptocôque déjà signalé par Barbier dans la salive du canal de Sténon, mais qui, dans les cultures, sur le suc parotidien du bœuf et le sérum sanguin humain, s'isole d’emblée en diplocoques.

137. Actinomycose. — On sait que cette maladie, commune à l'homme et au bœuf, est produite par un champignon ( Aclynomyces hovis ou ho mini s ), qui peut élire domicile dans un grand nombre d'organes, notamment

(1) Letzerich vient de reprendre l’étude de ce bacille trouvé dans le sang et l’urine : il est plus court et plus large que celui de l’influenza avec une spore à chaque extrémité; il se cultive sur pomme de terre à 25 ou 30°, et se colore par la fuchsine-diamant. Dans le sang on ne trouve que des spores (Août 1S95).

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dans le poumon où il simule différentes formes de bronchite et notamment la tuberculose. On trouve les formes caractéristiques de ce cryptogame dans les grains jaunes ou blanchâtres mêlés à l’expectoration muco-purulente (quelquefois sanglante) que l’on observe dans ces cas.

On prend un de ces grains qui flottent dans le pus et on l'écrase entre une lame et une lamelle dans une goutte de glycérine. On aperçoit alors les éléments caractéristiques de l’espèce, notamment ceux qui sont groupés en forme de couronne ou d’étoile, des spores libres et des filaments isolés en forme de poire ou de larme. 11 faut savoir que le bacille tuberculeux coïncide souvent avec Y Aetinom y ces.

138. Abcès dentaires. — D’après les recherches les plus récentes, la pulpile purulente , c’est-à-dire l’inflammation de la racine des dents cariées (source des névralgies, fluxions, épulis, abcès dentaires), serait due à une infection mixte des bacilles de la carie et des microbes du pus. Ceux-ci achèvent ce que les premiers ont commencé. L'odeur putride que présentent souvent les abcès est due à des microbes particuliers que Miller a pu cultiver. (Voyez : David, loco citato.)

139. Périostite alvéolo-dentaire. — D’après Schreier, ce serait le pneumocoque qui jouerait le principal rôle dans ces inflammations. Sur vingt cas, il a trouvé huit lois le pneumocoque seul; sept fois le même microbe associé au staphylocoque doré et une fois seulement le streptocoque.

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RÉSUMÉ

140. Si r on met à parties microbes spécifiques, on voit que ce sont les microbes du pus , existant normalement

a, staphylocoque et pneumobacille; — streptocoque et pneumocoque ; — c, bacille diphtéritique et d, Saecharomyccs-; — e. Tétragène; — f , vibrion de Miller et spirille du tartre dentaire ; — #7, spirilles des crachats; — //, Actinomycose — 1, Leptothrix et Mucor nifjcr (X 1000).

clans la salive en plus ou moins grande quantité suivant les individus, qui deviennent la source de la plupart des stomatites, et par suite des pharyngites, laryngites, bronchites, etc. 11 semble que le streptocoque soit plutôt l'agent des infections superficielles ou des muqueuses (stomatites proprement dites), tandis que le staphylocoque

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serait plus fréquent dans les abcès clos des alvéoles dentaires. Ce fait donnerait lieu de penser que ce dernier est plus franchement anaérobie que le streptocoque. Enfin le pneumocoque semble plus fréquent encore que le staphylocoque dans le pus des abcès alvéolaires.

141. Indications thérapeutiques et prophylactiques. — Le fait que des microbes pathogènes très dangereux existent à l’état de santé dans la bouche, tout prêts à se développer sur la moindre ulcération qui leur offre un terrain favorable, suffit pour prouver la nécessité d’une antisepsie journalière et sérieuse de la cavité buccale.

Au point de vue des opérations faites sur les dents (extractions, plombages, etc.), on ne saurait trop insister sur la nécessité d’une antisepsie encore plus parfaite. On se rappellera que l’obturation des solutions de continuité de la couronne dues à la carie, ne doit jamais être faite d'une façon définitive (plombage), tant que l’on ne s'est pas assuré d’une façon certaine qu'il n’y reste plus aucun microbe. Trop souvent le médecin est forcé d’enlever d'urgence, ou de faire enlever sous ses yeux, des dents, plombées suivant toutes les règles de l’art quelques jours auparavant, et de donner issue au pus d'une périostite alvéolo-dentaire ayant déterminé un phlegmon énorme. 11 faut intervenir d’urgence, car l’infection locale du tissu osseux peut avoir les conséquences les plus graves. Dans ces cas le travail éléganL et consciencieux du dentiste n'a servi qu’à « enfermer le loup dans la bergerie ».

Il serait donc prudent, chaque fois que l'on fait un de

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ces plombages, de n’oblurer complètement la dent qu’après s’ôLre assuré par un ou deux ensemencements restés stériles, que la fistule dentaire est bien aseptisée jusqu’à la racine de la dent. Pour cela, il suffit, après avoir retiré le pansement provisoire destiné à produire cette asepsie, de sonder la fistule avec un fil de platine passé à la flamme et refroidi, en ayant soin de ne pas toucher les parois de la bouche en introduisant ou retirant le fil. La tige ainsi chargée sera promenée sur une plaque de culture que l’on mettra ensuite à l’étuve. Le résultat positif ou négatif de cet ensemencement indiquera si l'on peut procéder en toute sécurité au plombage définitif.

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