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MUCUS DES FOSSES NASALES

crobes qu’ils ont pu recueillir. En promenant cette même extrémité à la surface d'une plaque de culLure, on obtient des colonies deces microbes. La plupart sont identiques à ceux que l’on rencontre dans la bouche, le pharynx et le larynx.

143. Coryza. — Schrôtter et Winkler ont trouvé les Staphylococcus cereus flavus et Staphylococcus cereus aureus. Pasqual a décrit sous le nom de Rhinostreptococcus (!)un streptocoque qui, d’abord isolé, se mélange ensuite à d’autres microbes. Dès qu’il y a du pus, on trouve les microbes pyogènes ordinaires.

Quand il y a des fausses membranes on y trouve tantôt le bacille de Lœffler, tantôt le streptocoque (scarlatine), exactement comme dans la gorge ; quelquefois le staphylocoque doré (rhinite fibrineuse opératoire) et le pneumocoque.

144. Ozène. — D’après Lœwenberg, le microbe spécifique de celte affection est un gros bacille eocciforme, disposé en diplocoques ou en chaînettes entourées d’une capsule qui manque souvent dans les cultures.

Il se cultive sur gélatine, gélose et la plupart des milieux de culture, à 37°, même quand le milieu est acide. C’est un anaérobie facultatif qui meurt au bout, d'une minute de contact avec de Veau à 54°. L’odeur de ces cultures n’est pas désagréable. Le microbe ne se colore pas par le Gram.

145. Rhinosclérome. — Van Frisch a isolé un bacille très semblable à celui de Friedlaender et que Netter cl

TECHNIQUE SPÉCIALE

Gunther considèrent comme identique, sauf que celui du rhinosclérome paraît moins virulent que le pneumobacille type.

146 . Otites de l'oreille moyenne. — On se rappellera que par le conduit de la trompe d’Euslache, toutes les affections microbiennes de l’arrière-bouche et des fosses nasales peuvent se communiquer à l’oreille moyenne et y provoquer des inflammations spécifiques.

Les otites suppurées de l’oreille moyenne et des sinus mastoïdiens ont une importance capitale au point de vue de la pathogénie des méningites. On y a trouvé surtout le pneumocoque (lorsque le tympan est intact) ; le streptocoque (surtout lorsque cette membrane est perforée), puis les staphylocoques, le pneumobacille, et enfin des champignons des genres Aspergillus, Ver tic ilium, Mucor ou même VOidium albicans.

147. Indications thérapeutiques et prophylactiques . — Sachant que beaucoup de méningites (en dehors de la méningite tuberculeuse), particulièrement celles que 1 on observe chez l'adulte, sont provoquées par une infection à marche ascendante ayant débuté par une otite purulente moyenne, on en tirera cette conséquence que ces otites ne doivent jamais être négligées. On devra au contraire les soigner dès le début, en ayant recours à un traitement antiseptique local aussi actif que possible. On se rappellera que le pneumocoque pénètre par la trompe d’Euslache, le streptocoque plus communément par le conduit auditif externe (furoncles de ce conduit), lorsque le tympan est

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