‹ Guide pratique du diagnostic bactériologique des maladies microbiennesChapitre 66 sur 89 · Récolte. — On fait une préparation avec le pus · texte numérisé non relu

Récolte. — On fait une préparation avec le pus

a, culture avec spores ; — b, culture sans spores (X 1000).

ou la sérosité de la plaie. Pour confirmer le diagnostic, on inoculera le même liquide à un cobaye ou une souris : l’animal montre les contractions tétaniques au bout de 48 heures. On fera des cultures par le procédé de Kitasalo : tube de gélose ordinaire incliné chauffé à 80°, au bainmarie, pendant trois quarts d’heure. Nouvel ensemen-

166 TECHNIQUE SPÉCIALE

cernent dans des tubes propres à la culture des microbes anaérobie (vide).

230. Morve. — Produite par un bacille spécifique, contagieux du cheval à l’homme, et inoculable au niveau d'une solution de continuité de la peau (fig. 38 a).

On trouve le bacille dans >le jetage nasal, le pus des ulcères et des abcès et même le sang, souvent mélangé aux staphylocoques du pus.

Le farcin existe aussi chez l’homme.

231. Récolte. — On la fera à l’aide d’une pipette ou par raclage, et pour éviter toute confusion avec les autres bacilles spécifiques (tuberculose, lèpre, etc.), on inoculera au cobaye le produit obtenu. Au bout de deux ou trois jours les testicules de l’animal se gonflent, s'ulcèrent et donnent du pus morveux ; puis l’animal succombe (Straus). On fera en même temps des ensemencements sur pomme de terre et l’on constatera la coloration jaune, puis chocolat , la mobilité du microbe et la formation des spores.

232. Lèpre. — Le bacille spécifique (bacille de Hansen) est absolument semblable à celui de la tuberculose (fig. 38, h). On le trouve dans les grosses cellules du derme (cellules lépreuses), et même dans les cellules nerveuses.

233. Récolte. — On excise un fragment de peau sur la tache supposée lépreuse et l'on fait des frottis sur lamelle

PRODUITS PATHOLOGIQUES DE LA PEAU

On colore par le procédé de Baumgarten : séjour de cinq minutes dans la liqueur d’Ehrlich (44) : décoloration par une solution d’acide nitrique dans l’alcool à un dixième. Le bacille lépreux reste coloré; le bacille tuberculeux

Fig. 38. — Bacilles de la morve et de la lèpre :

i, bacilles de la morve (culture) ; — b, bacilles de la lèpre dans les cellules lépreuses de la peau

reste incolore. (Celui-ci d’ailleurs est très rare dans les affections tuberculeuses de la peau.)

Les cultures sont difficiles, Ducreya réussi à l’ensemen cer par piqûre sur gélose glucosée dans le vide, ou sur le bouillon ordinaire également dans le vide.

Lupus. — C’est une tuberculose de la peau : on v trouve constamment le bacille de Koch. — On fera la récolte comme pour la lèpre.

'Technique spéciale.

234. Chancre mou. — J,e microbe spécifique est un très pelit bacille découvert par Ducrcy dans le pus chancreux. Il forme des chapelets et des amas, et se montre même inclus dans les globules blancs.

Récolle. — On racle 1 ulcération et on fait une préparation en évitant il' écraser , afin de conserver la forme en chaînette caractéristique. On colore par le violet de gentiane dissous dans l’eau anilinée, après fixation par la solution de Mayer (Acide picro-sulfurique à 2 p. 100). Les bacilles de Ducrey sont colorés fortement en violet.

B. — Maladies dont le microbe pathogène est douteux

Page 1