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EXTRAIT D'HÉLIOTROPE

connus à l’élat de pureté dans la parfumerie; Ce qu’on débile sous ces noms, principalement en Angleterre, sont des extraits artificiels, mélange plus ou moins harmonieux de différents parfums.

Voici deux recettes données par M. S. Piesse dans son ouvrage déjà cité :

Extrait artificiel de chèvrefeuille.

Extrait alcoolique de pommade à la rose

— — de violette.

— — de tubéreuse.

•— de vanille, de tolu (de chacun). .

Essence de néroli.

— d’amandes.

Extrait artificiel d'héliotrope.

Extrait alcoolisé de vanille. 28 centilitres.

— de pommade à la rose ... U —

— — à la fleur d’oranger 82 grammes.

— d’ambre gris. 28 —

Huile essentielle d’amandes . . .. 8 gouttes.

Ces formules, dont le prix de revient est élevé, sont faites pour des parfums vendus sur le pied de 1 fr. 80 les 30 grammes.

Le parfum du chèvrefeuille ( lonicera caprifolium, caprifoliacées), celui de l’héliotrope ( hélilropium peruvüinum et grandiflorum, boraginées), celui de l’aubépine , celui des mille-fleurs, peuvent parfaitement s’extraire par la voie de l'enfleurage ou de la. macération dans du saindoux bien blanc et bien pur ; on ne comprend comment on n’ait pas encore tenté la préparation d’extraits naturels de ces plantes, qui pourraient se vendre 20 fr. les 450 grammes.

Néanmoins, le parfum de l’héliotrope a été extrait à l’aide du sulfure de carbone par le procédé Millon, modifié par Piver. M. Piver a obtenu d’un hectare de fleurs d’héliotrope, 6 kilog. de parfum qui reviennent à 3000 francs. Mais 4 grammes de ce parfum, pénétrant

. . 87 centilitres.

. . 10 gouttes

CITRONELLE.

assez fixe et inaltérable à l’air, suffisent pour parfumer d’une manière exquise un kilog. de pommade.

Les parfums du chèvrefeuille, de l’aubépine, de la giroflée et des mille-fleurs, pourraient s’extraire par le même procédé. Notons que les plantes sont infiniment à meilleur marché que l’héliotrope. (Voir l’article banqueta), citron (page 117). L’essence de citron dont parle M. Lunel est celle qu’on extrait des zestes par distillation ou par expression. C’est une essence analogue à celles de bergamote et de cédrat. On falsifie ces essences par celle de térébenthine bien rectifiée. On reconnaît la fraude en la frottant dans ses mains.

En distillant les fleurs du citronnier (citrus medica), on en extrait une espèce de néroli employé par les fabricants d’eau de Hongrie.

CITRONELLE et essence de schœnante ou de lemongrass.

Ces parfums viennent principalement de Ceylan. On extrait la cilronelle par distillation des feuilles d’une graminée sauvage, Vantropogon schœnanlus, très-commune dans l’ile de Ceylan, et qu’on cultive aujourd’hui sur une large échelle dans les environs de Galle et de Colombo. Ce dernier port en exporte annuellement environ 2,000 kilog. Le prix d’exportation est de 5 francs par demi-kilog.

La cilronelle est très-employée en Angleterre pour parfumer les savons, surtout le savon dit au miel. On l’emploie aussi, mais avec peu de succès, pour parfumer la pommade.

Vantropogon A odeur de citron, de la Martinique, s’appelle dans l’Inde lemon-grass ou chiendent citron.

A la Martinique, sous le nom de cilronelle, on confond avec l'antropogon schœnantus, une plante vénéneuse qui répand une odeur de rose très-agréable..

Il ne faut pas non plus confondre l’essence de citronclle véritable avec celles qui pourraient s’exlraire d’un certain nombre de plantes, toutes différentes de l’an-

282 ËGLANTINE.

tropogon, et auxquelles les botanistes ont donné le nom de citronelle, parce que leur odeur se rapproche plus ou moins de celle du citron. Telles sont par exemple: l’aurone mâle (arthemisia abrotanum, synanthérées), la mélisse, la verveine odorante, la lipia et l’aloysia citrioodorœ.

L'antropogon nardus, graminée qu’on cultive sur une grande.échelle à Ceylan, donne une essence appelée dans le commerce anglais, essence de schœnante ou de lemon-grass.

On l’appelle aussi quelquefois essence de verveine, parce que son odeur ressemble à celte plante* A Ceylan, l'essence de schœnante vaut 55 fr. le kilog. La production annuelle est de 7 à 800 kilog. On l’emploie surtout pour préparer l'essence artificielle de verveine..

EXTRAIT DE CONCOMBRE. — En distillant à plusieurs reprises de l’alcool sur des concombres fraîchement coupés, on obtient à la troisième distillation une espèce d’essence ayant la véritable odeur du concombre, et qu’on emploie principalement dans les préparations du cold-cream au concombre ( voir les additions au coldcream.

EGLANTINE. — Le parfum véritable de l’églantine .n’a qu’une place nominale dans la parfumerie. La partie odorante de cette plante, dit M. S. Piesse, disparaît plus ou moins par l’action des divers traitements qu’on lui fait subir. Nous croyons néanmoins que le procédé Millon au sulfure de carbone permettrait d’obtenir l’essence d’églanline. Ce parfum est très-bien imité par les deux extraits artificiels d'églanline ci-dessous :

J. — Extrait alcoolique de pommade à la rose 57 centilitres.

— — de cassie (acacia). .14 —

— — de fleurs d’oranger. . 14 —

Esprit de rose. 14 —

Essence de héroli, de verveine .... S8 ccntigr, de chaque.

(S. Piesse.)

ESSENCE DE GAULTHERIA.

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