COCHENILLE
l’élève du précieux insecte. Ce genre d’industrie acquit plus d’importance lorsque la consommation de la cochenille eut pris une extension considérable par le commerce avec les Européens. Les Espagnols étant alors maîtres des plus belles contrées du Nouveau-Monde, non-seulement exploitèrent à leur profit les richesses minérales enfouies dans la terre, mais encore le monopole des autres productions naturelles du Mexique, du Pérou et de toute l’Amérique Méridionale. Des peines sévères menaçaient tout individu qui eût osé transporter la cochenille dans d'autres contrées pour l’y reproduire. Vers la fin de 1700, un Français, Thiery de Menouvillc, exécuta le projet qu’il avait formé d’enlever aux Espagnols cette source de richesses. Il aborda au Mexique, et cacha si bien l’objet de sa mission, qu’il parvint à rembarquer et conduire à St-Domingue plusieurs caisses renfermant des cactiers vivants chargés de cochenilles. Cet insecte est aujourparfaitement acclimaté en Algérie.
C’est sur le Cactus opuntia ou Nopal, plante grasse très-commune dans le Mexique, que l’on fait multiplier la cochenille. Le procédé qu’on emploie à cet effet est très-simple. « Des insectes vivants, conservés à dessein après chaque récolte sont distribués par petits groupes sur des cactus opuntias plantés en ligne, assez espacés pour qu’un homme puisse circuler dans les intervalles. En peu de jours, la multiplication commence avec une rapidité égale à celle de la reproduction du puceron vert d’Europe. En deux mois toute la surface des opuntias est littéralement couverte de cochenilles parvenues à toute leur grosseur. On racle alors soigneusement celte surface avec un couteau de bois ou bien avec un couteau de fer à lame très-émoussée. On obtient ainsi environ quatre récoltes de cochenilles par an. La cochenille récoltée est soumise à l’action de la vapeur de l’eau bouillante, puis séchée et livrée au commerce. »
Colle a bouche. 45
On prépare avec la cochenille le carmin, si usité en parfumerie. (Voyez Carmin.)
L’ammoniaque, en dissolvant la matière colorante de la cochenille, permet d’épuiser complètement les marcs de cochenille qui se revendent dans le commerce. On se sert du même dissolvant pour teindre d’une nuance rouge légère de très-grandes surfaces. L’emploi de l’ammoniaque offre un bon moyen pour apprécier la qualité de la cochenille et ses altérations; en effet, la meilleure sera celle qui donnera, à poids égal, la plus grande quantité de liquide ammoniacal étendu d’eau colorée d’une nuance déterminée au Colorimètre.
COLD-CREAM (formule du)
Huile d’amandes récentes Cire blanche récente .
Blanc de baleine récent .
Eau de rose.
Essence de rose ....
Teinture de benjoin. , .
— d’ambre . . .
Mêlez avec le plus grand soin.
COLLE ORDINAIRE ou COLLE DE PATE.
Farine de seigle. . . . . 500 grammes.
Eau.q. s.
Délayez la farine avec un peu d’eau, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de grumeaux, puis versez de l’eau bouillante jusqu’à consistance de bouillie. On continue de chauffer en agitant sans cesse avec une spatule.
COLLE A BOUCHE. — On prend des rognures de parchemin auxquelles on ajoute 30 grammes de colle de poisson, 8 grammes de sucre candi blanc, 4 grammes de gomme adragante : on fait chauffer le tout dans un demi litre d’eau, et on laisse bouillir jusqu’à réduction de moitié.
50 grammes.
10 gouttes.