‹ Guide pratique du parfumeurChapitre 32 sur 159 · COSMÉTIQUE · texte numérisé non relu

COSMÉTIQUE

leur arôme en recouvrant seulement de papier ou de parchemin l’ouverture des vases qui les contiennent. D’autres, telles que celles obtenues des semences des ombellifères, l’anis, le fenouil, etc., perdent en peu de temps toute leur odeur dans des vases débouchés ; les eaux distillées des plantes inodores se décomposent rapidement au contact de l’air. Enfin une autre remarque fort importante à faire pour la conservation des eaux distillées, c’est qu’on ne doit les renfermer que dans des vases dont les parois aient été déjà lavées avec de l’eau distillée pure ; la plus petite quantité d’eau de rivière ou de fontaine occasionne quelquefois dans les eaux distillées composées une espèce d’altération qui y développe une matière gélatineuse, non encore examinée, mais analogue pour la consistance et l’aspect à l’acide pectique.

COSMÉTIQUE. C’est la partie de l’hygiène qui enseigne à conserver la beauté naturelle et à faire disparaître ou diminuer la laideur et les défauts du corps. Ce mot désigne aussi les préparations cosmétiques , c’està-dire qui ont pour objet la conservation de la beauté.

« L’usage des cosmétiques, ditle professeur Michel Lévy *, remonte à la plus haute antiquité, ainsi qu’on le voit par des passages d’Ovide, de Martial, de Suétone, de Juvénal, etc., et par les recherches d’érudition de Triller, Wedel, Bergen, Trommsdorff, etc. — Hippocrate, Gelse, Galien, Paul d’Egine, Pline, en ont donné de nombreuses formules. Les onctions que fait le septentrional avec de l’huile de baleine ou de veau marin, les peintures bizarres dont se couvre le sauvage de l’Amérique, le tatouage si commun parmi les peuples de l’Océanie, et et qui s’est établi parmi quelques classes d’Européens,

Traité d’hygiène publique et privée, t. n, p. 158, édit, de 1862.

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