POMMADE OU CREME DU LIBAN
Huile de ben. . . . . . :
— de Pavot blanc ....
Cire vierge .
Spermaceti .......
Fleurs de benjoin.
Extrait de fleurs d’oranger. .
Amandes Anes.
Blanc de perles.
Talc de Venise
Baume du Pérou .....
Essence de roses ......
Cosmétique pour la peau.
250 grammes.
5 décigr.
POUDRE. — La poudre employée en parfumerie, n’est autre chose que l’amidon réduit en poudre dans des mortiers, et passé au travers d’un tamis de soie extrêmement fin. Lorsqu’il a été humecté d’esprit-de-vin avant
i’82 POUDRE,
d’être broyé et pulvérisé, il compose une poudre plus légère, qu’on appelle poudre purgée à l'esprit-de-vin ; on la reconnaît au certain cri qu’elle fait quand on la presse entre les doigts.
On peut aussi composer la poudre à poudrer avec les fécules de certaines racines, telle que la'racine de bryone, celle de manioc et beaucoup d’autres ; avec cette dernière on fait, dans nos colonies, une poudre superfine, d’une extrême blancheur. La graine de nielle, plante si commune dans les champs de blé, produit une farine plus blanche et plus légère que celle de froment, et par cette raison, très-propre à fabriquer la poudre.
Les poudres colorées se préparent de plusieurs manières, tantôt en brûlant jusqu’à un certain point de la poudre ordinaire, qui prend alors une couleur plus ou moins foncée, tantôt en râpant des racines, des bois et autres substances odorantes, telles que l’iris, le sassafras, etc. Celles qui sont faites avec les substances aromatiques des Indes, sont très-chères; on les falsifie quelquefois, en y substituant de la sciure de bois d’ébénisterie, de la brique pilée ou de l’ocre réduite en poudre impalpable.
On parfume la poudre ordinaire , en y ajoutant quelques gouttes d’essence, ou en y nlêlant des aromates broyés.