XIV
Il faut s'enquérir avec soin de la situation des points lacrymaux ; savoir si leur ouverture est béante , nette , en forme d'infundibulum, fendillée ou ulcérée ; si la muqueuse qui les rnloure n'est point hypérhémiée, végétante ou ulcérée ; si les mamelons lacrymaux ne sont point déviés en dehors par l'état de la muqueuse ou projetés en dedans par Tiiction spasmodique du muscle orbiculaire; chercher à reconnaître s'ils ne contiennent aucun corps étranger, tels que poils , tumeurs cystiques ou concrélions pierreux ses, etc. ; engager le malade à se boucher le nez et à fermuer la. bouche pendant qu'il pousse de l'air avec force
(4) Traité du diagnostic , t. III , p. 457.
dans rintérieur des narines , afin de constater qu'ils sont perméables à celui-ci ; s'enquérir si cette oblitération est congéniale ou accidentelle; noter sa durée; promener la > pulpe des doigts sur leur trajet pour reconnaître s'ils sont ". durs, calleux; enfin les explorer au besoin avec les stylets de Méjean , de Jœger ou les noires ; se servir au besoin d'une forte lentille. M. Demours y découvrit de cette manière un cheveu qui s'y était engagé, et qui avait plusieurs pouces de longueur. Par les sondes métalliques l'on constate la présence des corps étrangers et des concrétions pierreuses ; ce fait m'est arrivé une fois.