IV
La vue apprécie les couleurs des tissus , la forme de leurs vaisseaux, la transparence des humeurs, l'obscurciscissement des milieux réfringens, les contractions des muscles et des organes doués de contractilité ; le nombre et la configuration des produits anormaux, la quantité des organes qui manquent, la nature des sécrétions, principalement leur couleur, leur densité ou leur quantité , enfin l'ensemble de l'appareil oculaire ; cela à œil nu , ou aidé de puissances microscopiques , ou éclairé par des condensateurs de lumière , tels que les miroirs creux et les prismes. Il faut toujours , quand on examine un malade , commencer par causer avec lui pour détourner son attention de l'examen dont il est l'objet.
Par le toucher manuel , ou palpation , on constate la résistance et l'ampleur du globe , les altérations dans la Souplesse ou dans la consistance des tissus, des canaux, des glandes, du périoste et des os; on^ reconnaît des produits anormaux ou traumatiques qui ont échappé à la vue , enfin on découvre des collections de fluides accumulés par engorgemens de conduits ou produits par des sécrétions anormales : celte exploration s'exerce avec la main seule , ou avec des instrumens accessoires , tels que sondes , stylets , bougies.