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11 est facile d'établir la différence des vaisseaux de la sclérotique d'avec ceux qui se présentent dans la conjonctive : les premiers sont plus fins , plus droits , plus fixes ; les autres , au contraire , sont sinueux , très-mobiles , plus gros , et surtout plus bleus, j
§xxv.
En considérant le globe oculaire "en masse , il faut s'assurer de la position plus ou moins superficielle ou profonde des deux yeux ; s'ils sont égaux Pun à l'autre ; si leurs mouvemens s'exécutent dans un isochronisme parfait entre eux , enfin quelle est leur direction habituelle. On étudiera lenrs rapports avec les arcades sourcilières, le nez , les paupières , et la dislance qui existe entre les deux yeux. Si le malade est atteint de strabisme , lui demander s'il est con génial , accidentel , suite de maladie ou de coups. Plusieurs malades louchent sans s'en apercevoir : chez d'autres le strabisme est intermittent. Lorsqu'il existe chez les enfans ; demander s'il a été précédé de convulsions r de fièvre cérébrale, ou s'il coïncide avec une dentition difficile. C'est ici le cas de recommander d'examiner avec soin les dents quand on a affaire à des phénomènes névralgiques, à des paralysies des paupières, ou à des abcès de quelque partie de l'œil : souvent une dent cariée produit tous ces accidens. Il faut aussi dans le strabisme constater l'état do la vision ; il n'est que trop commun de le voir produit par une inégalité dans les forces visuelles des deux yeux, inégalité dont le malade ne s'est jamais douté.
« Les mouvemens des muscles de l'œil lui-même sont tout-à-fait dignes de fixer l'attention de l'explorateur. Ou sait combien ils sont compliqués , et que les six muscles qui les produisent, combinent ou isolent leur action de façon très-variées , pour porter le globe oculaire dans toutes les directions dont il est susceptible. Or, il est souvent trèsdifficile de rapporter à tel muscle de l'œil ou à son anta*goniste la déviation observée dans l'organe visuel qui cause le strabisme. Yoilà la cause de cette qb'ffïeulié : c'est; que, si l'un des muscles de l'œil vient à être anervié (para~lysé ) , évidemment le globe oculaire sera porté en sens?
inverse du côté du muscle antagoniste resté sain. Ainsi, dans ce cas, l'œil sera dévié du côté sain. S'il arrive au contraire que l'un des muscles droits de l'œil soit contracture, le globe oculaire sera porté dans le sens de la partie malade. La même chose peut être dite de la lésion simultanée de deux muscles agissans pour porter l'œil dans une direction moyenne : en haut et en dehors, en haut et en dedans , par exemple, etc. Mais ces difficultés ne sont pas les seules qui se présentent dans l'étude des circonstances anatomiques qui causent le strabisme. Car si les muscles peuvent être primitivement malades, les nerfs qui y portent l'influence nerveuse sont aussi susceptibles de l'être, témoins les faits mentionnés par M. Gavarra, et un cas observé dans ma clinique à l'Hôiel-Dieu. » ( Piorry. )