SULFATE DE PROTOXYDE DE FER
Il se nomme aussi proto-sulfate de fer, sulfate de fer et vitriol vert. Il est sous forme de cristaux d'un vert-bleuâtre; sa saveur est stiptique; il rougit les couleurs bleues végétales et contient 7 atomes d'eau de cristallisation. Sa formule chimique est FeO, SO3 + 7 HO, ce qui lui donne pour équivalent le nombre 139. Ce sel est insoluble dans l'alcool, et dans l'acide sulfurique qui lui enlève son eau de cristallisation et le précipite à l'état de poudre blanche anhydre ou à l'état de FeO, SO. Il s'effleurit lentement à l'air; à l'air humide il se rouille en absorbant de l'oxygène. Si on le chauffe, il fond dans son eau de cristallisation. A + de 120 degrés, il perd 6 équivalents d'eau, mais il conserve 1 équivalent qui lui reste jusqu'à + 280 degrés. A une température beaucoup plus élevée, l'acide sulfurique est éliminé, et il ne reste plus que l'oxyde de fer changé en peroxyde, parce que l'acide sulfurique se décompose partie en acide sulfureux, qui est dégagé par la chaleur, et partie en oxygène, qui est absorbé par le protoxyde de fer.
La solubilité du sulfate de fer varie suivant les températures. Ainsi, suivant Brandes et Firnhaber, 4 partie de sulfate de fer à la température de : Guide du 'photographe. 39
+ 10° exige 1.64 parties d'eau.
Les solutions de sulfate de fer sont légèrement colorées en vert. Sous Tinfluence^de l'air, elles se recouvrent d'une pellicule jaunâtre dont il se précipite continuellement une partie. Le protoxyde s'oxyde aux dépens de l'air et forme un sel basique insoluble. Dans cette réaction, 4 équivalents de sulfate de protoxyde donnent lieu à 1 équivalent de sesqui-oxyde de fer Fe203+3S03 et à 1 équivalent de sulfate d'oxyde basique FesO-t-SO3 qui exigent, pour se dissoudre, 2 équivalents d'acide sulfurique.
Le gaz chlore, lorsqu'on l'introduit dans une solution de proto-sulfate de fer, produit une oxydation analogue à celle déterminée par l'air ; dans ce cas, l'eau se décompose, et il reste dans la solution de l'acide chlorhydrique.
Le proto-sulfate de fer dissous dans l'eau est un désoxydant très-énergique ; mais sa force diminue lorsqu'il se trouve en présence d'un acide. Lorsqu'on en répand sur une étoffe de lin ou de coton, il en résulte promptement des taches brunes, parce que le contact de l'air fixe sur le tissu du peroxyde de fer. Ces taches résistent aux alcalis et au savon, mais ellei
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disparaissent bientôt lorsqu'elles sont traitées par le bi-oxalate de potasse.
On peut facilement préparer en petit le protoxyde de fer, et Fobtenir assez pur pour les usages de la photographie.
On verse dans 10 parties d'eau, 2 parties d'acide sulfurique, et on introduit dans le mélange de la limaille de fer en excès, on chauffe légèrement, et lorsque l'effervescence a cessé, on filtre le liquide et on le laisse cristalliser. On recueille les cristaux qu'on lave rapidement, on les fait sécher promptement et on les conserve dans des vases hermétiquement bouchés.
Le mot sucre est un nom générique qui embrasse un grand nombre de corps, distincts par leurs propriétés et par la différence de leurs compositions.
Le sucre de canne est composé de. . C^H^O11
Le sucre, en contact avec un ferment, se change facilement en alcool et en acide carbonique. La glucose possède à un haut degré une propriété analogue ; et du reste, il est démontré que les autres espèces de ; sucre ne peuvent subir la fermentation alcoolique, sans avoir été d'abord transformées en glucose; en effet : C«HuOi* = 4CO* + 2OH«0* + 2HO.
Le sucre de raisin cristallise mal; il prend une forme granuleuse et a une saveur moins douce que le sucre de canne. Ce sucre se trouve surtout en abondance dans le raisin et dans les figues, mais on
SUCRE
Le sucre de raisin ou glucose, Le sucre de lait
OH140" ClsH120i*
peut le produire artificiellement en faisant agir !
différents corps sur le sucre de canne, sur celui de lait, | sur le tissu ligneux, sur l'amidon et sur la gomme.
Le sucre de lait a été indiqué pour la première fois I
par Bartoletti sous le nom de manne ou nitrum seri I
ïadis (Encyclopédie hermético- dogmatique, Bolo- \
gne 1619). On l'extrait du sérum de lait; son goût J
est encore moins doux que celui du sucre de raisin ; J il a pour poids spécifique 1,54 ; il est soluble dans
2 parties d'eau bouillante et dans 6 parties d'eau | froide, mais insoluble dans l'alcool.
Le sucre de canne se distingue en ce qu'il cristal- I
' lise avec une grande facilité ; son poids spécifique est j d'environ 1,55; il est peu soluble dans l'alcool, mais
il fond dans environ le 1/3 de son poids d'eau froide, j
La table suivante que j'extrais de celle plus étendue de Niemann, fait connaître le poids des solutions I de sucre de canne plus ou moins concentrées.
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POIDS
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POIDS
pour 100.
spécifique.
pour 100.
spécifique.
VERRE. 46 i
Une espèce de sucre impur non cristallisable, mais qui peut servir au photographe, est la mélasse, qui s'obtient en raffinant le sucre. Une grande quantité de mélasse est employée dans la fabrication de l'alcool, on la fait fermenter et on la distille.
Pour convertir en alcool 100 kilogrammes de mélasse, on les étend avec 1000 kilogrammes d'eau et 3 kilogrammes de levure de bière : après 24 heures, la fermentation est arrivée à son maximum; au bout de 3 jours elle est terminée ; et Ton n'a plus qu'à, distiller pour obtenir environ 30 kilogrammes d'alcool.
VERRE
Le vecre n'est qu'un silicate de potasse, de chaux, de plomb, etc., comme on le voit dans la table suivante de Kane, reproduite dans l'excellent Traité de Brande.