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CAMPÊCHE

C'est un bois de teinture très-connu, que l'on trouve chez tous les droguistes. Les teinturiers 1 emploient pour produire une couleur d'un bleu faux, du noir et une quantité d'autres couleurs composées. En le taisant bouillir dans l'eau, il abandonne sa matière colorante, qui est très-sensible aux réactifs chimiques. On devrait employer du papier teint avec le campeche plutôt qu'avec le tournesol, parce que le premier est plus solide et ne se dissout pas dans les liquides

qu'on essaie. Voici la manière de préparer un papi* de campêche :

Mettez 6 grammes de bi-chromate de potasse dai un mélange chaud de 4 grammes d'acide sulfuriqu et 12 grammes^d'eau. Ajoutez ensuite, à petites dose* un melange composé de 4 grammes d'acide sulfuri que et 4 grammes d'alcool, traitez le liquide obteni avec 24 grammes d'acétate de plomb dissous dans ui peu d'eau ; filtrez et étendez avec de l'eau de manière à obtenir 1 litre de liquide, qui sera une solutior a acétate d'oxyde de chrome.

Introduisez dans ce bain du papier blanc d'impression, et au bout de douze heures plongez ce papier dans une décoction chaude de bois de campêche, faite avec 1000 grammes d'eau et 10 grammes de campêche. Le papier prendra une teinte bleue agréable et sera très-convenable pour déterminer les plus petites quantités d'acide contenues dans les différents liquides. Il pourra également servir à doser les alcalis, pourvu qu'on ait eu la précaution de le faire tourner préalablement au rouge bien franc, en le plongeant pendant quelque temps dans une eau légèrement acidulée.

La matière colorante du campêche a des propriétés désoxydantes très-énergiques. Ainsi que je l'ai déjà fait remarquer, employée concurremment avec le nitrate d'argent, elle peut servir à développer l'image latente produite par la lumière sur une couche d'albumine.

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