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FIXATION DE L'ÉPREUVE NÉGATIVE

lement sa première intensité, mais elle devient encore beaucoup pins vigoureuse, parce qu'alors la sulfuration s'étend aussi au mercure.

L'ammoniaque étendue produit un effet analogue, quand le dessin a été soumis d'abord au perchlorure 2e mercure. Dans cette circonstance il semble, comme le dit M. Hardwich,que le chlorure de mercure s est changé en oxyde noir de mercure.

2° Posées directes et positives stéréoscopiques.

Le perchlorure de mercure offre encore un moyen de transformer l'éprenve négative sur albumine en une épreuve négative d'une finesse admirable.

On traite l'épreuve obtenue avec une solution étendue de perchlorure de mercure, et lorsque l'image aura blanchi uniformément, on la lave à l'eau et on la traite avec une solution d'hyposulfite de soude a 4 pour cent ou même à 16 pour cent. On la kve de nouveau avec soin et on la fait sécher.

L'épreuve ainsi traitée, est positive par reflexion, mais elle est négative par transparence, c est-a-dire qu'elle peut servir de négative pour le tirage des positives , et en même temps de positive lorsqn on 1 encadre avec une toile cir^e noire en contact avec 1 albumine.

Pour les vues stéréoscopiques, rien n est comparable comme effet aux épreuves positives obtenues sur verre albuminé. L'albumine se prépare à peu près de la même manière que pour les épreuves négatives, mais l'impression est produite d'une maniere indi-

recto, c'est-à-dire en faisant passer la lumière à traver une épreuve négative, comme si l'en voulait obteij

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gative,aumoyen d'une disposition particulière de Z «trament. L'image est ensuite développée et fixée à peu près comme une négative ordinaire, mais on ne peut pas dans ce cas recourir au perchlorure de mercure pour rendre l'image positive, lorsqu'elle est fiS au stéréoscope. En effet, le perchlorure rendrait lî mage positive par réflexion seulement, tandis que dans le stéréoscope l'image albuminée doit être 2 servee par transparence.

vraït ^ en recou-

vrant1 imago avec une lame de verre dépoli que l'on asceti en collant des bandes de papie/à cheval sur ses bords et sur ceux de l'épreuve.

3° Fixage par le bromure de potassium.

H y a des opérateurs qui, au lieu d'hvposulfite se servent encore de bromure de potassium, pour fixer les épreuves sur albumine; ils prétendent que son usage est plus avantageux; que les blancs de l'ima-e conservent une teinte brune, qui met obstacle au palsage trop facile de la lumière, et permet d'obtenir une positive plus harmonieuse, plus moelleuse dans la succession de ses teintes.

Gela est très-vrai pour les cas où l'opérateur a laissé noircir l'image d'une manière exagérée, et quand elle accuse des teintes trop heurtées; mais dans la pra-

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ique ordinaire, on peut, avec Thyposulfite, obtenir la hême harmonie de teintes, sans avoir à regretter lans la suite la destruction lente de l'image, comme :ela arrive souvent aux épreuves fixées par le brônure de potassium.

4° Moyen de noircir le ciel des négatives.

Les négatives qui représentent la vue d'un paysage, l'un monument, etc., doivent présenter un ciel trèsmtense et impénétrable à la lumière, afin que, dans Le tirage de l'épreuve positive, le blanc du ciel ne trienne pas sensiblement coloré.

Mais ce résultat désirable ne peut avoir lieu, ni ïuand l'objet à reproduire est très-éclairé, ni quand le ciel occupe une place trop éloignée du centre du sujet. Cela vient de ce que, dans le premier cas, les payons bleus du ciel ne sont pas beaucoup plus actifs que les rayons lumineux réfléchis par l'objet, et dans le second les rayons extrêmes étant toujours plus faibles, il en résulte que le ciel ne vient pas assez intense, comparativement aux autres noirs de la négative, pour former des blancs purs dans la production de l'épreuve positive.

On peut éviter dans beaucoup de cas les conséquences de ce fâcheux effet, en appliquant sur le ciel de la négative obtenue une couche de noir d'ivoire en pastille. Le noir d'ivoire en tablette ne pourrait pas servir à cet usage , il ferait fendiller l'albumine, parce | qu'il est préparé avec de la gomme qui le rend dur et fragile, tandis que le noir d'ivoire en pastille ren- Guide du Photographe, 12-

ferme de la gomme et du sucre qui lui communi quentplusde mollesse et d'élasticité. On devra en ap pliquer sur l'albumine une couche mince et uniforme, parce que si elle était plus épaisse,, elle pourrait, et séchant, faire crevasser l'albumine, lorsqu'on expose le verre au soleil pour tirer une positive.

L'encre de Chine, délayée dans l'eau, donne d'aussi bons résultats que le noir d'ivoire en pastille.

5° Précautions à prendre pour conserver les négatives.

Les négatives bien réussies sont très-précieuses, et on doit les conserver dans une boîte spéciale, à rainures pour les préserver des accidents qui amèneraient facilement leur destruction. Il n'est pas néces. If saire de recouvrir l'image albuminée, d'un vernis K pour la rendre plus solide, comme on le fait pour n les épreuves sur collodion, car l'albumine est assez solide par elle-même. Cependant ce moyen ne serait pas a dédaigner, parce qu'il aiderait à empêcher l'épreuve de se tacher au contact du nitrate d'argent qui peut quelquefois se rencontrer en trop grande proportion sur le papier positif, ou bien encore au contact des doigts de l'opérateur, lorsqu'il vient de toucher des solutions d'hyposubîte. Le vernis employé devrait être très-mince pour ne pas nuire à l'image; on le choisirait préférablement de nature résineuse, parce que les vernis à la gomme et à la gélatine ne peuvent supporter l'humidité sans courir le risque de rester adhérents au papier positif, pendant la reproduction de 1 image.

PRODUCTION DE L'ÉPREUVE POSITIVE

Pour sensibiliser le papier positif, il ne faut pas nu ;rand nombre de liquides. Une solution de chlorure le sodium et une autre de nitrate d'argent suffisent ?our déterminer sur le papier la formation d'un chlorure d'argent sensible à la lumière.

1° Solution de chlorure de sodium.

Dans 100 parties d'eau, faites dissoudre 8 parties de chlorure de sodium. Filtrez et conservez pour l'usage dans un flacon bien bouché.

L'eau ordinaire et le sel de cuisine sont presque toujours assez purs pour assurer la réussite de l'opération. Cependant, lorsque le sel attire trop fortement l'humidité de l'air et qu'il se montre trop coloré en brun, on ne doit pas s'en servir avant de l'avoir épuré par une cristallisation répétée. Il arrive beaucoup plus rarement que l'eau soit assez impure pour compromettre l'opération.

2° Solution de nitrate d'argent.

Dans 100 parties d'eau, faites dissoudre 16 parties de nitrate d'argent fondu, filtrez, et renfermez la dissolution dans une bouteille de verre brun.

L'eau ordinaire et le nitrate obtenu de l'argent de monnaie sont d'ordinaire suffisamment purs. Cependant le nitrate provenant de l'argent de coupelle est beaucoup plus pur que celui qui provient de l'argent monnayé, et il doit, sans contredit, être préféré. Dans le cas où l'eau ordinaire serait trop chargée de chlorures, on devra employer l'eau distillée ou tout au moins l'eau de pluie; sans cela, on perdrait une quantité d'argent d'une valeur plus grande que ceUe de l'eau distillée. Dans le voisinage des Alpes, généralement l'eau commune est assez bonne et assez pure pour qu'on puisse se dispenser de la distiller ou de prendre la peine de recueillir l'eau de pluie.

OBSERVATIONS

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