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V. — Hospices et maisons de retraite et de secours

De ces établissements, les uns appartiennent à T État et sont administrés sous Tautorité directe du ministre do r intérieur; d'autres dépendent de l'administration de l'assistance publique ; enfin, quelques-uns sont des fondations particulières. ^

Appartiennent à l'État l'hospice des Quinze -Vingts et la maison de Gharenton.

Hospice des Quinze- Vingts, rue de Gharenton, 38. — Fondé par Saint-Louis, en 1260 pour 300 ou 15-20 pauvres aveugles, reçoit les pensionnaires dont la cécité absolue et l'indigence ont été constatées et qui ont au moins 40 ans d'âge ; les choix se font parmi les aveugles de tous les départements. En outre, l'hospice secourt 1,550 aveugles externes qui doivent être âgés d'au moins 21 ans. L'entrée de cet établissement n'est accordée qu'aux personnes qui y ont des parents.

Maison de Gharenton, à Saint-Maurice, près Gharenton. — Get établissement est affecté aux aliénés des deux

sexes. Il y a trois classes de pensions : i,500 francs, 1,200 francs et 900 francs. Il y a en outre un nombre limité de bourses et de demi-bourses payées sur les fonds de l'État, et qui sont à la disposition du ministre de Tintérieur. — Les malades sont reçus tous les jours à toute heure. Les parents sont admis à les voir le dimanche et le jeudi, de midi à 4 heures.

Venons actuellement aux établissements qui dépendent de l'administration de l'assistance publique.

Hospice de la vieillesse (hommes), à Bicétre. — Affecté au traitement des aliénés et aux infirmes ou septuagénaires. — 1871 infirmes ou septuagénaires et 856 aliénés.

— On y est admis tous les jours ; mais pour voir les aliénés, il faut une permission spéciale du directeur. — Puits immense, eiifermé dans le bâtiment.

Hospice de la vieillesse (femmes), à la Salpétrière, boulevard de l'Hôpital, 47. —3,081 indigentes, 1,341 aliénées.

— Entrée le dimanche et le jeudi, de une à trois heures pour les aliénées et de midi et demi à quatre heures pour les indigentes.

Hospice des incurables (hommes et femmes), rue du CIosde-rHospice,à Ivry. — 2,000 lits. — Affecté aux indigents sexagénaires ou infirmes. — On y est admis tous les jours.

— Cet hospice est tout récemment construit. U se compose de six grands corps de bâtiments, élevés de deux étages au-dessus du rez-de-chaussée et séparés par de spacieuses cours qu'on a transformées en jardins. Tous les perfectionnements de la science hospitalière ont été réahsés dans cet édifice.

Hospice des enfants assistés, rue d'Enfer ,78. — 609 lits.

— Destiné à la réception, à l'allaitement et au placement à la campagne des enfants abandonnés. — Fermé au public.

Maison de retraite de La Rochefoucauld, au Pctit- Montrouge, avenue d'Orléans, 15. — 246 lits. — Affectée aux anciens employés des hospices et aux personnes des

lieux sexes qui peuvent payer une pension ou une somme déterminée. *

Maison de retraite des ménagiss, à Issy. — 1,383 lits. — Epoux en ménage pouvant payer la somme fixée pour Tadmission, ayant au moins 60 ans, et dont les âges réunis s'élèvent au moins à 130 ans. — Veufs et veuves ayant au moins 60 ans.

Hospice Devillas, à Issy. — 80 lits. — Vieillards infinnes des deux sexes, âgés de 70 ans au moins, et pris pour quatre cinquièmes parmi les indigents secourus par les bureaux de bienfaisance de Paris, et un cinquième parmi ceux du culte protestant.

Hospice Saint-Michel, à Saint-Mandé. — Fondé par Boulard. — 12 lits pour septuagénaires.

Hospice de la Reconnaissance, à Garches — Fondé par Brezin, fondeur mécanicien. — 316 lits pour sexagénaires ayant été ouvriers fondeurs-mécaniciens ou ouvriers en fer de professions spécialement désignées par le fondateur.

Institution Sainte- Perine, rue de la Municipalité prolongée (Auteuil). — 296 lits. — Personnes des deux sexes âgées de 60 ans au moins et payant une pension annuelle ou une somme fixe à leur admission.

Maison Chardon-Lagache, rue de la Municipalité (Auteuil). — 120 lits. — Personnes des deux sexes âgées de 60 ans au moins et pouvant payer une pension de 300 francs.

Tels sont les hospices et maisons de retraite qui dépendent de Tadministration de Tassistance publique ; il nous reste à dire un mot de quelques fondations particulières. Asile de la Providence, rue des Martyrs, 77. — Maison de retraite pour les vieillards, reconnue en 1817, par ordonnance royale, comme établissement d'utilité publique. Soixante vieillards des deux sexes y sont logés, nourris, blanchis et soignés en cas de maladie. Seize des places sont gratuites, deux sont à la nomination des fondateurs et de leurs familles, et quatorze sont à la nomination du ministre de Tintérieur ; les autres sont à pension au prix

de 600 francs. Une société dite de la Providence, en nommant à ces places, contribue au payement des pensions pour 100, 200, 300, 400 et même 500 francs. L'asile est administré gratuitement par un administrateur en chet nommé par le ministre.

Maison Eugène-Napoléon, faubourg Saint-Antoine, 254. — En 1858, la commission municipale ayant voté i^ne

Maison Eugène-Napoléon.

somme de 600,000 francs pour achats de diaments à l'impératrice Eugénie, Sa Majesté exprima le désir que les fonds fussent affectés à une œuvre de bienfaisance. Telle est l'origine de la Maison Eugène-Napoléon, destinée à l'éducation de trois cents jeunes filles pauvres, sous la direction des sœurs de Saint- Vincent-de-Paul, à qui rétablissement fut remis le !«' janvier 1857. Les enfants y

sont admises dès Tâge de huit ans et y restent jusqu'à vingt et un ans. Les bâtiments, construits sur les plans de M. Hittorff, se composent d'un vaste corps de logis et de pavillons séparés par des jardins. La chapelle, surmontée d'un dôme, est décorée d'une fresque de Darrivas : l'impératrice y est représentée en parure de noces, offrant à la Sainte Vierge son collier de diamants.*

Etablisseiœnts des Petites-Soeurs des pauvres, rue Notre- Dame-'des-Champs, 45 ; rue de Philippe-de-Girard, 13; rue Saint-Jacques, 277; rue Beccaria, 10; avenue de Breteuil, 62. — Ce sont des maisons de secours pour les vieillards pauvres. — Les sœurs des pauvres, quoique n'ayant d'autres ressources que la charité privée, n'en rendent pas moins, grâce à leur dévouement, des services considérables.

Institution Saint-Nicolas, rue de Vaugirard, 92, avec succursale à Issy, Grande-Rue, 70. — Pour les orphelins du sexe nj^sculin. — Dirrigée par les frères des écoles chrétiennes.

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