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PARC D£ MON

Le parc de Monceaux était fermier général Grimon de la en i778 à Philippe d'Orléans. A devint parc national. Devenu pro il y a peu d'années, il a été con y remarque la Naumachie, Ces alimenté par une rivière et entou

d'ordre composite. On y voit aussi une grotte artificielle tapissée à l'intérieur de stalactites et de plantes agrestes et grimpantes. Il est entouré d'une grille reliant les unes aux autres les quatre entrées du parc. L'une de ces entrées se trouve rue de Courcelles, vis-à-vis de l'avenue de la Reine-Hortense qui conduit à la place de l'Étoile. Une seconde entrée, à l'opposé de celle-ci, donne sur le boulevard Malesherbes ; une troisième, rue de Valois. La quatrième, que représente la gravure ci-dessous, est située sur le boulevard de Courcelles. Celle-ci est double et les deux portes en sont séparées par une rotonde servant d'habitation aux gardiens.

PARC DE MOMTSOCRIS.

On a commencé de créer à Montsouris, sur la rive

gauche de la Biêvre, dans la XIV* arrondissement, un parc de plus de quinze hectares, dans lequel viennent se croiser le chemin de fer de Sceaux et le chemin de fer de ceinture.

Kulrée du parc de Monceaux sur le boulevard de Gourcelles.

Le terrain sec et aride de Montsouris verra couler Teau à torrent dans les lits qu'on y creuse. Le chemin de fer de Sceaux a ouvert un débarcadère à rentrée du parc sur le boulevard Jourdan et des avenues nouvelles rayonnent de toutes parts. Le palais du Barde de Tunis, qu'on a vu au champ de Mars en 1867, a été transporté et réédifié sur Tune des élévations du parc, au milieu des nouvelles plantations. Ce palais est un spécimen des plus curieux du style mauresque. Il se compose d'un corps de bâtiment carré,

terminé par une terrasse et surmonté d'une coupole sûp^ portant une flèche élancée. Le portique de la façade principale est formé de huit colonnes : une balustrade en Imm» découpé l'entoure, et Ton y accède par un escalier flarictlté de lions accroupis.

BOIS DE BOLLOCîïE ET JARDIN d'aCCLIMàTATHW.

Le bois de Boulogne cornu fortifications qui le bordeaiC Fouest, depuis Boulogne juj au sud, il est entouré d'un deux magnifiques boule va une forêt plus vaste qui vray.

Il a possédé jadis deux cl

Le plus vieux de ces chat strttit par François I®»*, qui sa captivité. Sous ce nom de maison de campagne et un remarque le chêne de Frai en dehors du bois de

boulevarl du Nord et un ei^.

jardins. Cet espace est Saint-James, qui dépend de la commune de Neuilly.

Le second des anciens châteaux du bois de Boulogne csl le château de Bagatelle. 11 a été reconstruit par le comie d'Artois, et il est entouré par le parc de Bagatelle, où Ton remarque une machine hydraulique renfermée dans on tîlégant pavillon.

L'abbaye de Longchamps s'élevait autrefois non loin de Bagatelle et de Madrid. Elle avait été fondée par Isabelle, sœur de saint Louis. Il ne reste plus de l'abbaye que deux tours et le pignon d'une grange.

Au sud de cette ancienne abbaye se trouve l'hipi^odromé <le Longchamps, avec d'élégantes tribunes pouvant conlenif 5,000 spectateurs.

Tout près et au sud-est de Tancienne abbaye, en face de la route qui conduit à la porte de Suresnes, se trouve la grande cascade, ayant 14 mètres de hauteur sur 60 de largeur. Elle est alimentée par la mare de Longchaml)s, parsemé d'îlots, et oà se jette la rivière de Longchamps.

Deux lacs ont été creusés au bois de Boulogne, dans la

Cascade du bois de Boulogne.

partie orientale de ce bois, non loin de la porte Dauphine, où Ton arrive par l'avenue du Général-Uhrich (avenue de l'Impératrice ;. Le lac inférieur ail hectares de superficie et contient deux îles reliées entre elles par un pont. Dans la plus grande de ces îles se trouve ce qu'on appelle le Chalet des Iles, qui est tout à la fois un café restaurant et une salle de bal et de concert. On se rend au chalet au moyen de bateaux-omnibus fort élégants qui, dans la belle saison, font le trajet de quinze minutes en quinze minutes. Le lac supérieur a trois hectar es de s uper», licitv W csî <'"nii!î'^ pir la buttr» Mortemart.

Au centre du bois de Boulogne est le Pré-Catelan. C'est un enclos réservé et affermé par la Ville. On y trouve café, bals, parterres de fleurs, de gazons et de feuillage, etc. II se nomme ainsi parce qu'il est dans le voisinage d'une croix érigée à la place où le troubadour Arnauld de Gâte» lan fut assassiné par Tescorte d'honneur que lui avait donnée le roi Philippe le Bel.

Le bois de Boulogne comprend dans son enceinte le Jardin d'acclimatation. Le prix d'entrée est de 1 fr. par personne pour le jardin et les serres, et de 3 francs par voiture. Le dimanche, on peut payer séparément 50 centimes pour visiter le jardin et 50 centimes pour visiter les serres. Le but de la création de ce jardin est d'acclimater, multiplier et répandre toutes les espèces animales ou végétales qui sont introduites en France et paraissent dignes d'intérêt par leur utilité ou leur agrément. On y voit du côté droit ou du nord la magnanerie (vers à soie), la grande volière, la poulerie ; au centre, les écuries des grands mammifères ; du côté gauche ou sud du jardin, un rucher, un jardin pour les plantes nouvellement introduites, et V aquarium où se font les expériences de pisciculture et qui contient quatre lacs ou réservoirs pour les animaux d'eau douce, et dix autres pour les animaux d'eau marine. Près de l'entrée est la grande serre ou jardin d'hiver.

Le manque de vivres et de combustibles pendant le siège de Paris (août 1870 — janvier 1871) a forcé à dépeupler le Jardin d'acclimatation et à pratiquer des coupes dans le bois de Boulogne; mais dans peu de temps, tout sera réparé.

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