CHAPITRE XVm
CIMETIKRES.
Jusqu'en 1790, on avait continué d'enterrer les morts dans les cimetières de Tinlérieur de Paris ; l'Assemblée constituante rendit une loi pour interdire ces inhumations, et ordonna que trois enclos de cimetières seraient établis hors des barrières : le premier, situé au nord, fut affecté aux premier, deuxième, troisième et quatrième arrondissements; le second, à l'est, aux cinquième, sixième, septième et huitième arrondissements ; le troisième, au sud, aux neuvième, dixième, onzième et douzième arrondissements. En 1804, Napoléon renouvela la défense d'enterrer dans les églises, et ordonna que quatre cimetières seraient établis hors de Tcnceinte de la capitale. Ces cimetières furent alors, au nord de Paris, ceux de Montmartre et du Père-Lachaise ou de Mont-Louis, et au sud, ceux de Van*girard et de Sainte-Catherine. Ces deux derniers ont été fermés, l'un en 1815, et l'autre en 1824. On a ouvert en place le cimetière du Mont-Parnasse. L'annexion de la banlieue a donné à Paris douze cimetières secondaires, dont huit seulement, depuis 1860, servent aux sépultures.
Nous ne nous occuperons que des trois principaux cimetières actuels : celui du Nord ou de Montmartre, ceîni de l'Est ou du Père-Lachaise et celui du Midi ou du Mont- Parnasse ; nous consacrerons ensuite quelques lignes* à l'ancien cimetière de Picpus.