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XIX. — > Autres églises catholiques

Outre les églises et chapelles dont nous venons de parler, il en existe encore un assez grand nombre d'autres, parmi esquelles nous allons mentionner les plus intéressantes.

Saint-Ambroisb, rue Popincourt, boulevard Voltaire (du Prince-Eugène), XI« arrondissement. Vaste église, de style roman, achevée il y a peu de temps et due à M. BaUu.

Saint-Antoine, rue de Charenton, XII* arrondissement. Bâtie en 1701. Annexe de l'hospice des Quinze- Vingts.

L'Assomption, à l'angle des rues Saint-Honoré et de Luxembourg, !•' arrondissement. Bâtie en 1670. Sert d'annexé, pour les catéchismes, à la paroisse de la Madeleine.

Saint-Denis du Saint-Sagrem^t, rue de Turenne»

Ill« arrondissement. Bâtie en 1684 et reconstruite en 1828, elle a un fronton dans le style grec, soutenu par quatre colonnes formant un péristyle. L'intérieur est à trois nefs. On y trouve une toile d'Eugène Delacroix.

Sainte-Elisabeth, rue du Temple, III« arrondissement. Bâtie de 1618 à 1620, par Marie de Médicis, inaugurée en 1646 et agrandie en 1829. Portail décoré de pilastres doriques et ioniques avec statues*

Saint-Eugène, rue Sainte-Cécile, près du faubourg Poissonnière, IX« arrondissement. Terminée en 1855. Style du treizième siècle. Toute l'ornementation est en fonte de fer. Vitraux peints.

Saint-François-Xavier, boulevard des Invalides, et avenue de Breteuil, VII* arrondissement. Église spacieuse, qui s'achève en ce moment. Deux tours en pierre surmontent la façade du boulevard des Invalides. L'ensemble de l'église rappelle le style gréco-romain.

Saint-François-Xavier des Missions étrangères, rue du Bac, 120, VIl« arrondissement. Église bâtie en 1683. Renferme une chapelle souterraine.

Saint-Germain-des-Prés, rue Bonaparte et place Saint- Germain-des-Prés, VI* arrondissement. Elle passe pour la plus ancienne, ou du moins une des plus anciennes de Paris. Elle fut fondée par Childebert, fils de Clovis, en l'an 556. Pillée par les Normands à trois reprises, en 846, 853 et 886, elle fut reconstruite quelque temps après, puis encore en 990 ; puis réparée en 1163, 1227, 1359, 1503 et 1644. Dégradée durant la Révolution par une fabrique de salpêtre, elle fut restaurée sous Charles X et Louis-Philippe ; c'est le plus beau spécimen de l'architecture romane que nous possédions à Paris. On y voit de belles fresques d'Hippolyte Flandrin. Elle contient les sépultures de Descartes et de Boileau.

Saint-Jacqubs du Haut-Pas, rue Saint-Jacques, V« arrondissement. Date de 1638. Style italien. Elle renferme les tombeaux de Cassini et de l'abbé Cochin.

Saint-Jacqubs-bt-Saint-Gristophb, place de la Mairie,

à la Villette, XIX« arrondissement. Bâtie en 1844. Style mélangé.

Saint-Jean-Baptiste de Belleyille, rue de Belleville, (anciennement rue de Paris), XIX» arrondissement. Cette église, située au sommet de la montagne de l'ancien Belleville, où elle domine un magnifique panorama, a été commencée en 1854 et consacrée en 1859. Les travaux, confiés d'abord à M. Lassus, qui mourut en 1857, furent terminés par M. Truchy. C'est à M. Perrey qu'on doit la remarquable ornementation en pierre et en bois qui décore cet édifice, construit dans le style ogival du treizième siècle. La façade, avec ses trois portails et ses deux flèches élancées, est tout à fait charmante. ,

Saint-Lambert de Yaugirard, place de l'église, à Vaugirard, XV« arrondissement. Construite de 1848 à 1853, dans le style roman. L'église est précédée d'un porche que surmonte une tour flanquée de tourillons. Crypte sous l'édifice.

Saint-Laurent, boulevard Magenta et rue du Faubourg- Saint-Martin, X® arrondissement. Elle était autrefois une abbaye dont il est fait mention dans Grégoire de Tours. L'église fut érigée en paroisse en 1280, sous le règne de Philippe Auguste, rebâtie en 1429, et presque entièrement reconstruite en 1595 ; le portail, élevé en 1622, fut démoli lors de la construction du boulevard Magenta et remplacé par un portail gothique surmonté d'une flèche. L'édifice offre un plan régulier, une nef et deux collatéraux environnés de chapelles. Dans l'angle du chœur et du transept s'élève une tour carrée à fenêtres ogivales. La corniche qui couronne les murs extérieurs est richement travaillée. Le chœur a été décoré par Blondel. L'autel par Lepeintre. On remarque parmi les tableaux le Martyr de Saint-Laurent, par Greuze.

Sain-Leu-Saint-Gilles, rue Saint-Denis et boulevard Sébastopol, !•' arrondissement. Bâtie en 1235 et réparée en 1320, elle est devenue paroissiale en 1611, et à été entièrement restaurée en 1727. Elle renferme de belles peintures. Elle a sous le chœur un caveau qui ne manque pas

d*élégance. Elle renferme comme curiosités des autels qu'on a découverts en J7H, sous le chœur de Notre-Dame de Paris, et qui avaient été élevés à Jupiter, par les Parisiens, sous le règne de Tibère. Le boulevard Sébastopol a nécessité par son percement le rétrécissement du chevet de Téglise Saint-Leu.

Saint- Louis-d'Antin, rue Caumartin, IX* arrondissement. Elle renferme un tableau de Gassier, représentant Louis IX visitant les pestiférés.

Saint-Louis-en-l'Ilb, rue Saint-Louis, dans Tile Saint- Louis, XP arrondissement, érigée en 1623. Joli petit édifice, heureusement disposé, et contenant un tableau du célèbre Mignard.

Sainte-Marguerite, rue Saint-Bernard, XI® arrondissement, date de 1625; agrandie en 1712. Son principal ornement est la Descente de croix de Lorrain.

Saint-Médard, rue Mouffetard, V« arrondissement, date de 1561. Le moraliste Nicole et le jurisconsulte Patru y sont inhumés. C'est dans^on cimetière, aujourd'hui converti en jardin, que les convulsionnaires se réunissaient et se livraient, sur le tombeau du diacre Paris, à des scènes auxquelles l'autorité mit un terme en fermant le cimetière. Sous la Révolution, les théophilanthropes firent un moment de Saint-Médard le temple du travail.

Saint-Merri, rue Saint-Martin, IV* arrondissement. Elle remonte à l'an 1 200 ; elle fut rebâtie, sous François I*', en style gothique. Elle est entourée d'une ceinture de chapelles, et contient de beaux tableaux de célèbres peintres, entre autres la Sainte-Viergey de Vanloo.

Saint-Nicolas-des -Champs, rue Saint-Martin, III* arrondissement. Elle date de l'an 1184; elle s'agrandit de siècle en siècle, et est aujourd'hui, avec ses cinq nefs, une des plus vastes de Paris. Son intérieur fut décoré peu de temps avant la révolution de 1789. L'ouverture de la rue de Turbigo a mis en évidence un portail dont les sculptures sont fort belles.

Saint-Nigolas-du-Chardonnbt, rue Saint-Victor et bou-

levard Saint-Germain, V® arrondissement. Elle remonte à Fan 1230; ce ne fut longtemps qu'une chapelle, qui fit place à une véritable église, en 1656. Elle est riche en tableaux estimés.

Notre-Dahe-des-Blangs-Manteaux, rue des Blancs- Manteaux, IV*' arrondissement. Construite en 1687. Jusqu'à ces derniers temps, elle manquait de portail ; on lui en a fût un, en utilisant celui d'une ancienne église, celles des Barnabites, démolie dans la Cité.

Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, rue de la Lune, II* arrondissement. Date de 1624. Son portail est lourd : elle a trois nefs qui sont toutes voûtées. Une très-belle grisaille d'Abel de Pujol décore le chœur derrière le maitreautel.

Notre -Dame-db-Clignancourt, rue du Mont-Cenis anciennement Petite-rue-St-Denis), à Montmartre, XVIII* arrondissement.Grande église moderne, commencé en 1859, par M. Lequeux : cette église, due à M. Vaudremer, est une des mieux réussies de celles construites dans ces dernières années; longueur 99 mètres, largeur 20 mètres (33 au transept; , hauteur 14 mètres 80.

Notre-Dame-db-la-Croix, rue JuUen-Lacroix, à BelleviUe-Ménilmontant, XX* arrondissement. Église spacieuse, iion encore terminée. Style roman. Très-heureux assemblage du fer et de la maçonnerie dans la construction des voûtes.

Saint-Paul-Saint-Louis, rue Saint-Antoine, IV* arrondissement. Bâtie en 1627. Offre un beau portail placé audessus d'un perron et élevé de 48 mètres. Elle est en forme de croix romaine, avec un dôme sur pendentif au milieu de la croisée.

Les Petits-Pères ou Notre-Damb-des- Victoires, place des Petits-Pères, II* arrondissement. Elle date de 1629. Elle doit son premier nom aux moines Augustins, dits Petits- Pères, et le nom de Notre-Damç des Victoires au souvenir de la prise de la Rochelle sur les protestants. Son portail, commencé en 1759, est composé des ordres ionique et

corinthien. Elle n'a point de bas-côtés, mais sa nef est accompagnée de six chapelles. Elle renferme des tableaux de Carie Vanloo, une statue de saint Augustin par Pigalle, et le tombeau de LuUi par Cotton.

Saint-Philippe-du-Roule, rue du Faubourg-Saint-Honoré, VIII* arrondissement. Commencée en 4769, sur les plans de l'architecte Chalgrin, elle a été terminée en 1785. Elle a un beau portique composé de quatre colonnes d'ordre dorique avec fronton triangulaire. A l'intérieur, elle a trois nefs séparées par des colonnes d'ordre ionique. Elle a tUé décorée de peintures à fresque, dont quelques-unes, celles de la coupole et de l'hémicycle, par exemple, sont dignes d'être visitées.

Saint-Pierre de Chaillot, rue de Chaillot, XVP arrondissement. Église gothique du onzième siècle.

Saint-Pierre du Gros-Caillou, rue Saint-Dominique, VII® arrondissement. Construite en 1822, elle est d'une belle simplicité, et possède un portail de quatre colonnes d'ordre toscan.

Saint-Pierre de Montrouge, à l'intersection de la chaussée du Maine et de l'avenue d'Orléans, XIV* arrondissement. Cette égUse présente une grande simplicité extérieure. Une tour en pierre formant porche se silhouette énergiquement sur la nef et le transept, et, jointe au simple ordonnancement architectural, produit le meilleur effet.

L'intérieur offre 3 nefs, séparées par une colonnade en granit, un ciborium et une application de la charpente à la décoration.

Saint-Sé VERIN, rue Saint-Séverin, V* arrondissement. Elle remonte à 1347, et a été restaurée en 1849. Elle a un joli portail gothique, qu'on a embelli en y transportant les sculptures de Saint-Pierre-aux-Rœufs, vieille église de la cité. Coupole élégante.

L'église de la Sorbonne, place Sorbonne, V* arrondissement, est surmontée d'un dôme remarquable, qui date de 1635. Des pendentifs de la coupole ont été peints par

Philippe de Champaigne ; mais le chef-d'œuvre de Tintérieur, c'est le tombeau de Richelieu, sculpté par Girardon. L'église de la Sorbonne a, sur la cour de la Sorbonne, un portail composé de 10 colonnes corinthiennes et une autre façade sur la place de la Sorbonne.

Saint-Thomas-dAquin , place Saint-Thomas -d'Aquin , VII« arrondissement. Elle a été commencée en 1083 et n'a été terminée qu'en 1779. Son portique est très-maigre. Elle a un beau tableau de Guillemot, un saint Thomas apaisant la tempête, de Ary Scheffer, quelques bonnes sculptures et des peintures murales.

Le Val-deGrace, rue Saint-Jacques, V« arrondissement. Cette église, attenante à l'hôpital du même nom, date de 1645. Louis XIV en posa la première pierre. Commencée d'après les dessins de Mansard, par Lemercier, elle fut continuée et achevée par Lemuet, Leduc et Duval. Le dôme est en compartiments circulaires. La voûte est peinte sur pierre par Mignard, et on la considère comme une des plus belles fresques de France. Le Val-de-Grâce possède le dôme le plus gracieux de Paris.

Saint-Vincent-de-Paul, place La Fayette, X« arron. dissement. La première pierre a été posée en 1824. Ce monument est d'une forme assez élégante. Sa façade, style grec, est flanquée de deux tours de 40 mètres de hauteur, à quatre faces, partagées en étages et ornées de pilastres. Des rampes donnent accès au portique de la façade. Remarquables fresques d'Hyppolite Flandrin. Les boiseries des stalles représentent des saints choisis parmi les patrons de la famille d'Orléans.

Outre les éghses que nous venons de citer, Paris possède encore de nombreuses chapelles et quelques églises en construction. Parmi les premières, nous citerons : la chapelle des Pères Jésuites,rue de Sèvres ; des Mékitaristes,rue de Cherche-Midi; des Pères de l'Oratoire, rue du Regard ; des Capucins, rue delà Santé ; des Dames Saint-Joseph, rue Saint-Joseph; des Dames de Sion, rue Notre-Dame-des- Champs, etc. Comme églises en construction : Notre-

Dame-des-Champs, boulevard de Montparnasse, confiée à M. Génain ; Saint-François-Xavier, boulevard des Invalides» déjà mentionné ; Saint-Maur, rue Saint-Maur.

ZX. — Temples protestants.

L'ORAToraE, rue Saint-Honoré, I*' arrondissement. Vaste église, bâtie en 1621 pour les prêtres de l'Oratoire. Entrée, d'un style grec assez imposant. Service tous les dimanches à onze heures et demie en français, et à trois heures pour l'église bresbytérienne d'Ecosse.

Le Temple Sainte-Marie ou de la VisitATioN, rue Saint-Antoine, IV« arrondissement. Bâti en 4632, sur les dessins de Mansard. Service en français, le dimanche, à onze heures et demie et en allemand à trois heures.

Le temple de Pentemont, rue de Grenelle-Saint-Germain, Vie arrondissement. Service, le dimanche, à onze heures et demie.

Le temple luthérien ou l'église protestante des Carmes, rue des Billettes, IV« arrondissement. Bâti en 1745. Service, le dimanche, à midi en français, à deux heures en allemand.

Le temple évangélique de la Rédemption, rue Chau chat, IX« arrondissement. Ouvert depuis 1843. Service, en français, le dimanche, à onze heures et demi.

Le temple anglican ou l'église épiscopale, rue d'Aguesseau, faubourg Saint^onoré, VIII« arrondissement. Bâti en 1833 et richement décoré. L'orgue est derrière l'autel, où officie l'évêque. Il y a une belle galerie pour l'ambassadeur. Service en anglais.

La chapelle Marbeuf, avenue Marbeuf, aux Champs- Elysées. VHP arrondissement. Chapelle ogivale. Culte anglican. Service en anglais.

ZXI. — Eglise russe.

L^Église russe» destinée à Tambassade russe et aux Russes présents à Paris, est située rue Daru, ancienne rue de la Croix-du-Roule, quartier des Champs-Elysées, VII1« arrondissement. Elle a été achevée en 1861. La profusion des dorures à Fintérieur et au dehors , Toriginalité de l'architecture tout orientale, en font un des m<^numents les plus curieux de Paris. Crypte sous l'église. • ,

XXn. — Synagogue israélite.

La synagogue Israélite, rue Notre-Dame-de-Nazareth, III® arrondissement, offre un mélange du style oriental et du style byzantin. Elle a été construite en 1852 d'après les plans de M. Thierry et sur les fonds de M. de Rothschild. Le service a lieu le samedi, le matin à sept heures et demie, et le soir une heure avant le coucher du soleil.

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