‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 32 sur 115 · Arch. du Nord, B 1943, P. J. xl · texte numérisé non relu

Arch. du Nord, B 1943, P. J. xl

7. Arch. du Nord, B 1491/126 B 1141/128. P. J. xlii et xliii. — Ces faits durent être connus à Paris et expliquent ce curieux témoignage du Journal du Bourgeois de Paris, p. 256. « Et vraiment encore passa juillet que de lui n'estoit nouvelle, fors qu'il avoit grant foison de Picquars, qui des le moys d'avril avoient mis le siège devant Compigne, maiâ encore qu'il n'y avoicnt rien fait, au moys d'aoust. Et vraiment iij« Anglois faisoient [plus] en armes que v» Picquars, et si n'estoit nuls plus fors larrons et mocqueurs de gens»; la Chronique anonyme (fr., 23oi8, fol. 5o3, r«, P. J. xxxiii) insiste sur l'absence de chevaux, renvoyés par les seigneurs fortunés cf. Introduction, p. xh. Nous avons enfin sur ces désertions le très important témoignage de Philippe le Bon lui-même; Arras, 9 novembre 1430, lettre du duc à Henri VI. « Veu que journellement, par deflFault d'icelluy paiement mes gens se departoient... parquoy par faulte de gens Ten n'a peu enclorre la ville, ainsi qu'il appartenoit. Et aussi, ledit beau cousin de Hontenton, ne povoit, comme il disoit, par faulte de paiement, plus entretenir ses gens... lesquelles choses venues à ma congnoissance m'ont esté et sont si desplaisans que plus n'en peuent. » (Stevenson, Letters and Papers illutrativeojthe Wars ofthe English in France, vol. II, part, ri, p. i56).

8. Chronique anonyme^ fr., 23oi8, fol. 5oo, vo, P. J. xxxiii.

en toute hâte à Lille pour s'occuper de la succession de son cousin germain. Il confiait son armée à Jean de Luxembourg*, qui venait de ravager tout le Valois^.

Jean de Luxembourg fit commencer la construction de deux petites bastilles autour de Compiègne, du côté de Noyon. L'une fut occupée par Gui de Roye et Aubelet de Folleville, l'autre par un routier du Boulonnais, Canart, et des arbalétriers de Gênes et du Portugal^ : puis Jean de Luxembourg gagnait l'autre rive, à la fin du mois d'août*. Aumois de septembre, un pont de bateaux était en effetjeté sur l'Oise : les Bourguignons passèrent la rivière^ On s'aperçut alors qu'il n'était pas possible avec les forces des assiégeants d'investir complètement la ville, « veu le grant tour » ®; on décida donc la construction d'une grande bastille du côté de la forêt, qui devait couper toutes les communications vers le sud et rendre impossible tout ravitaillement ^. Cette bastille, gardée parles seigneurs de Créqui et Florimont de Brimeu, ne fut jamais achevée. Elle se trouvait devant la porte de Pierrefonds, à un trait et demi d'arc des murailles de Compiègne et reçut une forte garnison de trois cents combattants ^. Cependant à Compiègne la famine se faisait sentir et la situation devenait de jour en jour critique*.

Des messages de Compiègne au comte de Vendôme le tenaient au courant de cette situation et le suppliaient de lui venir en aide. Le comte de Vendôme avait réuni deux mille hommes

1. Livre des trahisons de France, p. 202, et Chronique anonyme (fr., 23oi8, fol. 5oo, v% P. J. xxxiii).

2. Chronique anonyme (fr., 23oi8, fol. 5oi, r«, P. J. xxxiii).

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