‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 47 sur 115 · I. Chartier^x, 1. p · texte numérisé non relu

I. Chartier^x, 1. p

Il» ■ Et de ce fait le tint longuement depuis [Compiègne], et ce du conscn- 1 tement du roy Charles* non ubstant que ledit conncstable festst depuis Iplolscur» diligences de le ravoir.» Atonstreiet, t, IV» p, 374,

7. L*ii tenre de rcmissiou donnait naturcUcment à entendre que Pierre de iRintx avait •uccombô d'une « pestilence d'épidémie *; cette version officielle [se tn>uvc danîfk lierry^ édition GodctVoy, p. 40?.

Cette lettre de rétnission a été publiée en partie par Quichcrat, Procès, [ t V, p, Jyi-tyî. Elle ne se trouve pas dans les registres de Chancellerie,

C'est ainsi que Guillaume de Flavy, après avoir senti la corde si près de son cou, se riait du connétable et laissa mourir dans un caveau un maréchal de France ^

mais dans le registre U446, fol. 82, P. J. lxvii. Cette lettre, transcrite dans une sorte de Cartulaire de Parlement, portait en effet atteinte aux privilèges de la Cour, et, par une note marginale on voit que le procureur du roi fit opposition. Guillaume de Flavy payait d'ailleurs généreusement son abolition puisqu'il prétait au roi 20 000 écus et son artillerie pendant le siège de Pontoise. (Arch. nat., X«* 24, P. J. lxxi.)

La jouissance de cette lettre paraît en effet n'avoir été que temporaire, puisque dès le 25 juin 1444 (Arch. nat., X^* 24), François de Rieux poursuivait Guillaume de Flavy. Le 9 septembre 1609, un arrêt sur cette affaire était rendu par le Parlement contre Jeanne de Flavy, petite nièce de Guillaume. (Arch. nat., X«» 65 et P. J. cviii.)

I. L'application du droit de marque et les séquestrations furent assez fréquentes au quinzième siècle.

Pour ne citer que des faits bien connus, le comte de Clermont détint plusieurs mois Martin Gouge ; le comte d'Armagnac séquestra le maréchal de Séverac; Pierre de Giac enleva le vieux conseiller Robert Le Maçon, dont Charles VII paya la rançon, et fut à son tour jeté à l'eau sur les ordres de Georges de la Trémoille, qui épousa sa femme ; la Chronique Martinienne, édition Vérard (Bibl. nat.. Réserve G 254, fol. cclxxx et cclxxxi), raconte la prise d'Offémont à Clermont en Bauvaisis, par La Hire,en 1434: celui-ci le détint en prison, tout rongé de vermine, jusqu'au payement intégral de la somme de 14 000 salus d'or. En 1437, La Hire était enlevé par Offémont, à Beauvais, tandis qu'il jouait à la paume, et mis à rançon. Tel est le cadre dans lequel il convient de situer la séquestration d'un maréchal de France par un capitaine de Compiègne.

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