‹ Guillaume Raynal, historien du CanadaChapitre 58 sur 62 · QttnABi). La France littèrnire, t. Vil, pp · texte numérisé non relu

QttnABi). La France littèrnire, t. Vil, pp

2. Art. Raynal. par D. R. R. Bioijraplne universelle, t, XXV, p. 266.

?). Sur les vingt-deux éditions relevées dans la Bibliographie dix-huit sont publiées de 1770 à 17vSn. v

l'a démontré ^ a fait siennes les doctrines politiques de l'/fwtoire des deux Indes. Il concourt devant l'Académie de Lyon sur une question posée par le philosophe-, et si, malgré l'affirmation du Mémorial de Sainte- Hélène, il ne remporte pas le prix^, il n'en parvient pas moins à entrer en relations avec celui qu'il considère comme son maître. 11 lui dédie ses lettres sur la Corse ^. Il se fait admettre â ses déjeuners scientifiques ^ Bonaparte n'a jamais cessé complètement d'être le disciple de Raynal. Lorsque le Premier Consul exige de la cour de Madrid la restitution de la Louisiane, n'est-ce pas, avant tout, parce qu'il a connu par Vllistoire philosophique ce que valait la grande colonie que Choiseul a livrée à l'Espagne?

Qu'un grand nombre des lecteurs de Raynal le suivent aussi docilement que Napoléon Bonaparte, voilà qui n'est pas douteux. Du brillant écrivain ils n'apprennent pas seulement à détester la superstition et la tyrannie. Ils acceptent, en même temps, ses théories, ses jugements sur la politique coloniale. Ils se laissent convaincre par lui que, s'il faut, à tout prix, recouvrer le Mississipi, il est sage de renoncer au Saint-Laui'ent. Il n'y a aucune témérité, aucune injustice à attribuer à Guillaume Raynal une part de responsabilité dans cet abandon définitif du Canada qui est consommé au traité de Versailles.

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