‹ Guillaume Raynal, historien du Canada; étude critiqueChapitre 13 sur 68 · Edit. 1783, Neuchâtel et Genève, t. I, liv. I, pp · texte numérisé non relu

Edit. 1783, Neuchâtel et Genève, t. I, liv. I, pp

ments intéressants de ces correspondants, de ces informateurs dont parlent ses biographes.

Du récit détaillé qu'il donne des deux sièges de Louisbourg et du retour offensif des Français sur Québec, en 1760^ on peut encore inférer qu'il aura été en rapport avec quelques-uns des officiers de la glorieuse armée de Montcalm et de Levis. Mais des hommes auxquels il n'a pas demandé leur témoignage, des témoins qu'il n'était pourtant pas nécessaire d'aller chercher sous la ligne et sous le pôle, ce sont les Canadiens. Il ne manquait pourtant point en France, et même à Paris, de ces Français d'Amérique qui avaient tout abandonné pour rester Français. Que Raynal en eût interrogé quelques-uns et cela lui évitait de juger si mal les ancêtres de la nation canadienne-française.

Raynal ne nous cite point ses sources. Il n'a point de notes justificatives au bas de ses pages, point d'appendice bibliographique à la fin de son livre. On trouve pourtant, sans trop de peine, où il a été puiser cette science dont il fait étalage.

Avant tout il a tiré parti de Charlevoix. Ce Charlevoix il le rencontrait partout. Avant de consacrer six volumes à l'histoire et à la description du Canada et de la Louisiane, le savant jésuite avait déjà donné une Histoire du Japon, une Histoire de Saint-Domingue. Il termine sa carrière par une Histoire du Paraguay. Tous ces ouvrages avaient été publiés de 1713 à 1756, c'est-à-dire bien avant que Raynal ne se mît à l'œuvre.

On peut relever dans Raynal un certain nombre de passages où il a certainement mis à contribution VHistoire et Description générale de la Nouvelle- France. Et c'est ainsi que lorsqu'il donne des détails sur la charte octroyée aux Cent Associés ^, il semble bien qu'il ne se soit pas reporté au texte

1. Édit. 1783, Neuchâtel et Genève, t. VU, liv. XVI, pp. 285-289 et 298-300.

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