‹ Guillaume Tell (volume 2)Chapitre 3 sur 8 · LE SACRISTAIN · texte numérisé non relu

LE SACRISTAIN

Qu'y a-t-il ?

LE CURÉ

Pourquoi mets-tu la main sur cet homme?

GUILLAUME ÏELL 79

FRIESSHARDT.

C'est un ennemi de l'empereur, un traître.

TELL, le secouant rudement.

Moi, un traître ?

LE CURÉ

Tu te trompes, ami. C'est Tell, un homme d'honneur, un bon citoyen.

WALTER, aperçoit Furst et court à lui.

Au secours, grand-père! on fait violence à mon père.

FRIESSHARDT.

En prison, marche !

WALTHER FURST, accourant.

Arrêtez, je suis sa caution. Au nom de

Dieu, qu'est-il arrivé ? (Melchthal et Stauffacher entrent.)

FRIESSHART.

Il méprise l'autorité suprême du gouverneur, il ne veut pas la reconnaître.

STAUFFACHER

Tell se serait-il conduit ainsi ?

MELCHTHAL.

Tu mens, coquin!

LEUTHOLD.

Il n'a pas salué ce chapeau.

WALTHER FURST

Et pour cela, il faut qu'il aille en prison ?... Mes amis, recevez ma caution et laissez-le libre.

FRIESSHARDT.

Garde ta caution pour toi, nous faisons notre charge. Allons, qu'on l'emmène ! -

GUILLAUME TELL 8i

MELGHTHAL.

C'est une violence révoltante. Souffrironsnous que sous nos yeux on l'enlève?

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