SCENE II
MATHILDE?, seule. Elle paratts'elre separee a d6S-
sein da gros de la cliasse.
lis s'eloignent enfin... J'aicru le roconnaftre;
Mon coeur n'a point trompe mesyeux; II a suivi raes pas; il est pres de ces lieux.
Je tremble !... s'il allait paraitre !
Quel est ce sentiment profond, mys'erieux , £ont je nourris l'ardeur, que je cheris peut-etre? Arnold! Arnold! est-cebien toi, Simple habitant de ces campagnes , L'espoir, l'orgueil de tes montagnes, Qui charmts ma pensee et causes mon effroi? Ah ! que je puisse au moins Tavouer a moi-nieme ! Melcthal, c'est foi que j'aime; Sans loi j'aurais perdu le jour, Et ma reconnaissance excuse mon amour.