WALTHER FURST ET MELCHTHAL
A la vie et à la mort.
(Ils se prennent les mains et les tiennent serrées pendant un assez long moment.)
SOLO ET TRIO {ad libitum).
Solo.
La nuit, à nos desseins propice,
Nous entoure déjà d’une ombre protectrice.
Tu vas voir dans ces lieux que Gessler croit soumis Surgir de tous côtés de généreux amis:
Ils comprendront tes larmes.
Au soc de la charrue ils empruntent des armes, Pour conquérir un digne sort:
Ou l’indépendance ou la mort.
Trio.
Embrasons-nous d’un saint délire.
La liberté pour nous conspire.
Mon (Ton) père nous inspire.
Vengeons-le, ne le pleurons plus.
Pour son pays quand on expire Ce beau destin semble nous dire:
A vous les palmes du martyre,
A vous le bonheur des élus.
(Tiré de l'opéra de Guillaume Tell de Rossini.)
nd MELCHTHAL.
O mon vieux père, tes yeux ne pourront plus voir le jour de la liberté, mais tu l’entendras retentir. Quand d’une Alpe à l’autre des signaux de feu s’allumeront, que les forteresses des tyrans tomberont, alors les Suisses accourront à ta cabane porter à ton oreille ces heureuses nouvelles, et la nuit qui Le t couvre tes yeux sera un instant dissipée. ch